• Jeudi 7 février (suite)

    Nous reprendrons la route vers l’Est. C’est une route très empruntée par les camions qui font Dakar / Bamako. Elle est donc abîmée et de nombreux camions sont en pannes !

    Ce soir le bivouac sera difficile à trouver, nous sommes dans un passage montagneux. Mais bon, nous nous installerons quand même, malgré quelques maisons alentours. Après la visite de quelques voisins hommes, nous serons bien.

     

    Vendredi 8 février

    Depuis quelques jours le ciel est un peu voilé à cause de l’harmattan. C’est bien dommage !

    Avant de démarrer, un peu de bricolage : les vis d’un placard se sont devisées. Pas étonnant, pauvre petit camion avec toutes ces vibrations dues à la mauvaise route et parfois sur la piste à la tôle ondulée !

    Les kilomètres défilent … nous nous retrouverons à Nioro (60 km de la frontière avec la Mauritanie) en milieu d’après-midi. J’en profiterai pour aller au marché faire quelques achats ; puis, plein de carburant.

    Nous prendrons alors la décision d’aller passer la nuit à la frontière de façon à faire les démarches administratives de sortie et d’entrée, de bonne heure.

     

    Samedi 9 février

    Nous serons à la frontière malienne à 8h5. Comme d’habitude : gendarmerie, douane, police.

    Puis nous serons à la frontière mauritanienne à 8h 45. Il y a beaucoup de monde. Sans doute les passagers de plusieurs bus (entrants et sortants).

    Pour nous, d’abord, faire faire le visa biométrique d’entrée (55€).

    Puis passage à la police (un peu plus long), achat d’une « assurance » pour le véhicule, changer les Fcfa qui me restent et filer à la douane pour l’importation temporaire du véhicule. Il est 9h40, le chef de brigade n’est pas là, il faut patienter il va venir ... En fait, il n’arrivera qu’à 10h25 en s’excusant de nous avoir fait attendre, mais c’est le weekend ! Je lui ai donc demandé de bien vouloir nous excuser de le faire travailler un weekend. Mais tout ça, dans une bonne entente !

    Nous avons attendu, mais nous n’avons rien payé !

    Dernier contrôle par la gendarmerie et c’est bientôt l’heure du repas de midi. Nous nous installerons bien sûr sous un bel épineux comme nous les aimons bien !

    Nous poursuivrons alors la route vers Ayoun El Atrous : elle est en travaux. Bientôt elle sera parfaite !

    Arrivés à l'entrée de la ville, contrôle de gendarmerie, normal. Mais voilà, nous étions attendus, le gendarme nous a expliqué que nous avions mis beaucoup de temps pour parcourir cette distance. Il commençait à se demander ce qui avait bien pu nous arriver. Le poste avait été averti par Gogui que nous arrivions et nous avons mis 2h de plus que ce qu'il faut : normal, nous nous sommes arrêtés pour manger ! Tout ça pour dire que nous sommes bien surveillés !

    Pour le bivouac du soir, nous apercevrons des rochers au loin. Et si nous y allions ?

    C’est parti. Nous prendrons une petite piste et au fur et à mesure, nous découvrirons un magnifique site : des rochers, des baobabs chacals fanés (dommage) et des grands baobabs… C’est beau. Nous ferons le tour de l’ensemble et nous nous installerons de l’autre côté, de manière à ne pas être vus de la route mais aussi un peu à l’abri du vent. Ce n’était pas sans compter que nous nous retrouverons non loin d’une autre piste où passent des charrettes, une voiture et des troupeaux. Pas grave, nous sommes très bien.

     

    Dimanche 10 février

    Cette fois-ci nous sommes plein ouest. Depuis Tintane, la route est un véritable billard vers 10h nous serons à Kiffa.

    Pour le repas de midi, nous serons après Kam toujours avec des rochers et du sable, sous un épineux. Nous verrons même passer un chamelier sur son dromadaire.

    Plus loin après la passe de Djoûk il y a une intersection avec un contrôle. Nous ne connaissons pas ce nouveau goudron à gauche. Le gendarme nous explique qu’il descend à Barkevewol et qu’il continue jusqu’à Mbout puis Kaédi.

    Pour nous, ce sera donc l’occasion de refaire ce parcours (mais avec l’autorisation du chef de brigade) sur du goudron alors que nous l’avions fait en 2010 avec Coco et Michel sous escorte de gendarmerie.

    C’est parti pour 80km de route parfaite dans le désert (pas d’habitations, pas d’animaux, rien …) jusqu’à Barkéwol. Nous y serons vers 15h30. Il y a bien des maisons mais personne dans les rues, même pas de contrôle !

    Nous continuons le goudron qui sillonne la ville, puis … plus rien, de la piste ! Ce n’était pas ce qui était annoncé ! Nous repartirons donc à la recherche de la gendarmerie pour avoir des explications : donc, effectivement, il n’y pas plus de goudron, il faut prendre la piste… mais avant il faudra quand même laisser une fameuse fiche de renseignements dont les Mauritaniens sont friands !

    Sur les trois logiciels de navigations que j’ai, pas un seul n’indique de piste. On fera donc comme souvent … à l’instinct, en suivant des traces et en essayant quand même de garder un cap. Comme d’habitude, il faudra à chaque village traversé, demander quelle est la bonne piste.

    18h arrêt bivouac sur piste bien sûr. Il y a toujours du monde qui circule dans le désert. Alors qu'il fait nuit, que le camion est éclairé car nous mangeons, nous aurons la visite d’un véhicule passant sur la piste voisine pour nous demander si tout va bien et si nous n’avons besoin de rien : c’est rassurant !

     

    Lundi 11 février

    Nous reprendrons la piste en suivant les consignes : « toujours tout droit » et dans environs 40 km  on trouvera le goudron … A part que le « toujours tout droit » n’est pas évident bien sûr, il y a des villages à traverser, ainsi que des oueds (à sec) à franchir.

    Vers 10h nous nous retrouverons au milieu de jardins, de canaux d’irrigation, et oui, nous sommes tout près du barrage du côté de Mbout. Et là … le goudron !

    Nous nous dirigerons alors vers Kaédi. Quelques kilomètres plus loin, un gendarme nous arrête ??? Nous sommes passés sur la piste à un contrôle (que nous n’avons pas vu), sans nous arrêter. Ils ont donc téléphoné à un autre gendarme pour nous intercepter. Après explications, excuses, signalement par téléphone au poste de contrôle et remise de fiche, nous avons pu reprendre notre route.

    Dans l’après-midi nous serons à Bogué. Nous irons faire un tour au bord du fleuve. C’est très animé, sans doute pas mal de passages plus ou moins légaux de pirogues entre le Sénégal de l’autre côté du fleuve et la Mauritanie. Nous irons voir plus loin si on peut s’approcher de l’eau, mais dommage, tout le long il y a une digue, seulement un petit passage, juste pour avoir une vue du fleuve.

    Nous repartirons donc sur la route d’Aleg pour le bivouac du soir. Difficile de trouver un espace libre, il y a de nombreuses habitations.

    En nous éloignant de la route, nous serons bien, loin de tout le monde.

     

    Mardi 12 février

    Avant de repartir, je prendrai ma casquette de coiffeur pour couper les cheveux de Jacques. Il n’en a pas beaucoup, mais ils ont poussé depuis 2 mois !

    A Aleg, nous rejoindrons la route de l’Espoir et … ses trous ! Certaines parties sont en travaux, mais d’autres sont vraiment dangereuses ! Nous roulerons doucement.

    Vers 16h nous serons à Nouakchott et sa circulation démente où tout le monde fait n’importe quoi. Mais papy aime bien ce jeu !

    Nous irons alors au port faire quelques achats : poissons, gambas, langoustes. Il y a bien longtemps que nous n’en avions pas mangé !

    Nous filerons ensuite à l’auberge Menata : pas terrible, mais très bien située pour faire toutes ses courses sans bouger le camion. Renseignements pris, le propriétaire a cette fois ci bien payé ses impôts !!!

    Nous y trouverons un fourgon Iveco 4x4 italien plus récent que le notre (de 2009). Nous discuterons alors du véhicule et de voyages avec une personne qui parle parfaitement le français.

     

    Mercredi 13 février

    Profitant des commodités, ce sera journée lessive, ménage, courses, mise à jour du blog et repos …

    Nous allons nous poser quelques jours avant d’entamer la grande remontée …

    Il faut aussi que je fasse faire des photocopies des fiches de renseignements ! j'en ai donné 50 depuis la frontière avec le Mali  et je n'en ai plus !

     

    Jeudi 14 février

    Saint Valentin : nous mangerons deux belles langoustes pour l'occasion.

    Depuis Nouakchott le retour

    En principe nous devrions reprendre la route demain dans la matinée ...

    A+ pour la suite de nos aventures ...

     


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  • Samedi 2 février suite

    Tous les pleins faits, nous envisageons de prendre donc la piste de Youkounkoun pour rejoindre le Sénégal. Mais avant, nous nous informons des formalités à faire avant de nous aventurer sur la piste.

    Nous passons à la police : le commandant nous reçoit et nous dit qu’il faudra faire tamponner les visas à Youkounkoun ; puis à la douane : le chef remplit le carnet ATA. C’est parfait, nous sommes en règle.

    Nous serons à Youkounkoun juste à midi pour être reçu par la police et faire tamponner les passeports.

    Nous mangerons sous les manguiers tout proche du commissariat.

    C’est alors que nous chercherons la piste pour aller à Mitiou : pas facile à trouver. Ce sera une personne âgée du coin qui saura nous indiquer la bonne piste.

    C’est parti, d’abord piste avec beaucoup de sable, donc 4 roues motrices, puis nous sillonnerons à travers des petits hameaux. Ne pas perdre la direction plein Nord.

    1h après nous serons à une barrière : c’est la frontière, contrôle des papiers, nous sommes en règle, tout va bien. Il nous reste à franchir le marigot que nous n’avions pas osé pendre à l’aller.

    1° courte et nous sommes partis … tout se passe pour le mieux …  Nous voilà de l’autre côté. Brave petit camion, il passe partout, bravo au chauffeur !

    Nous avons une pensée pour Jean Pierre qui à l’aller aurait bien aimé essayer de passer avec le « Dindon » !

    Nous poursuivrons alors la piste pour arriver à Oubadji afin de faire tamponner nos passeports à la police pour l’entrée au Sénégal.

    Ce ne sera qu’à la douane de Salémata que nous prendrons un passavant pour 10 jours (2500 Fcfa) pour le véhicule.

    Il est 17h30, nous avançons un peu sur la piste vers Kédougou pour le bivouac quand nous entendons de grands cris ???? Nous nous arrêtons ???? Ce sont des singes … encore mieux, ce sont des chimpanzés !!! Difficiles à voir, ils sont dans les arbres et agitent les branches. Jacques pourra faire quelques photos de loin !

    C’est l’heure du bivouac, nous nous poserons dans les environs…

    C’est le 2 février, la Chandeleur. Je ferai donc des crêpes accompagnées de la bouteille de cidre offerte à l’aller par Monsieur Guttierrez : Merci Monsieur.

    La journée aura été riche en événements !

     

    Dimanche 3 février

    Nous serons réveillés par de nouveaux cris de singes, mais nous ne les verrons pas !

    Puis reprise de la piste … Nous serons à Kédougou et le goudron à 10h15.

    Maintenant direction plein Est vers le Mali. C’est toujours du goudron, mais par endroit en bien mauvais état ! Nous y retrouvons beaucoup de camions qui eux aussi vont au Mali.

    C’est dimanche, nous avançons lentement et déciderons de nous poser pour le reste de la journée.

    Il ne reste que 50 km, nous ne passerons la frontière que demain matin.

    L’après-midi pendant que Papy fait la sieste, je prépare la mise à jour du blog.

    Puis un peu plus tard, nous nous mettrons à faire un peu de mécanique. Voilà plusieurs jours que le frein à main nous joue des tours : tantôt il fonctionne, tantôt il ne fonctionne plus. Un mécanicien l’a bien bidouillé à Koundara, mais c’est toujours pareil. Alors nous nous mettons à l’œuvre, sous le camion, Papy démonte le tendeur. Il est complètement grippé, impossible de le régler. C’est alors que passent deux jeunes garçons sur une moto. Mais elle a une roue à plat ! Nous leur proposons donc de regonfler la roue. Elle est légèrement percée mais « réparée » avec un élastique confectionné avec de la chambre à air : à l’africaine ! Nous voilà alors partis à discuter : ils ne comprennent pas trop pourquoi nous sommes là … surtout que c’est dangereux (il y a des bêtes … des serpents …) et il fait froid la nuit ! Ils nous voient entrain de faire de la mécanique, l’idée nous vient de leur demander s’ils ne connaissent pas quelqu’un pour nous dégripper le tendeur. Le grand se propose d’aller au village, il connaît un mécanicien. Il laisse le plus le jeune et le voilà parti … Très vite il revient avec le tendeur décoincé : parfait. Pendant ce temps le plus jeune nous avait ramassé du bois pour faire du feu ce soir ! Nous leur donnons un petit billet pour les remercier. Et chose étrange, c’est la première fois que l’on nous dit : « Mais c’est trop !! » Non, non, pour nous tout service mérite récompense ! Tout le monde est dépanné et content …

    Nous remonterons alors la pièce et règlerons le frein à main. Tout va bien maintenant. Bonne journée

     

    Lundi 4 février

    Nous reprendrons la route vers la frontière : route à trous et beaucoup de camions …

    Nous serons à la frontière à Moussala à 9h30 pour la sortie du Sénégal. Tout va très vite de ce côté.

    Puis nous franchirons le pont et nous nous retrouverons à Mahinamine au Mali.

    Donc, tampon sur les passeports à la police, passage à la gendarmerie et douane qui est toujours compliquée dans ce pays. Il faut aller plus loin faire faire le passavant ( 5000 Fcfa) puis revenir à la police pour le faire tamponner. Cela fait faire de nombreux va et vient. Mais bon, à 11h tout est terminé.

    Grande question, par où allons-nous remonter ? Le temps est grisâtre à cause de l’ harmattan. La dernière fois que nous avions fait la piste le long de la frontière, c’était pareil, dommage on ne peut pas profiter du paysage. Nous changerons donc d’objectif. Nous remonterons par la piste qui passe par Manantali puis Bafoulabé et nous nous arrêterons passer quelques jours aux chutes de Gouina que nous connaissons bien. 

    Les kilomètres défilent tranquillement sur le goudron, à moment donné nous roulerons même avec des hérons garde-bœufs !

    Le soir nous serons sur la piste après Tambaga pour notre premier bivouac au Mali : sous un arbre, en bordure d’un champ, avec de vaches … les voisins viendront nous rendre visite, mais ne parlent pas français, difficile de se comprendre. On utilisera le langage « des signes » !!!!

     

    Mardi 5 février

    Nous reprendrons la piste, lentement mais sûrement … Elle n’est pas très bonne avec tantôt du goudron, tantôt des trous, tantôt de la tôle ondulée … nous ménagerons notre monture …

    Nous serons au barrage de Manantali en début d’après-midi. Agréable surprise : nous sommes maintenant sur le goudron jusqu’à Mahina.

    Pas de changement, nous franchissons le fleuve en passant comme d’habitude sur le pont de chemin de fer (mais sans payer), puis nous irons jusqu’à Bafoulabé où nous prendrons le bac pour Tintilla ce qui nous permettra de remonter jusqu’à Kayes par le goudron.

    Dans la soirée nous recevrons un message d’un copain qui nous informe que l’on ne peut plus aller aux chutes de Gouina. Mauvaise nouvelle pour nous. Il va falloir changer notre fusil d’épaule.

    Demain sera un autre jour …

     

    Mercredi 6 février

    Nous nous dirigerons donc vers Kayes … Nous passons un pont sur le fleuve, c’est alors que nous chercherons un passage pour nous approcher de l’eau.

    Non loin de là, à Takoutala, depuis la route nous apercevrons des rochers sur l’eau et un petit rapide. Par bonheur, nous trouverons un passage pour descendre au bord de l’eau. Il y a une sorte de plage, des rochers et tout près des petites chutes. C’est parfait, comme aux chutes de Gouina, nous nous y installerons, y passerons la journée et même la nuit …

    J’en profiterai pour faire une grosse lessive et le ménage du camion.

    Dans l’après-midi je préparerai la mise à jour du blog pour le jour où nous aurons de la connexion.

    Journée relax avec de nombreuses visites : des voisins, défilé des animaux venant boire, beaucoup d’oiseaux.

     

    Jeudi 7 février

    Nous voulons en avoir le cœur net. Nous essayons de prendre la piste pour aller aux chutes de Gouina. Bidons au milieu de la piste et interpellation d’un gendarme : nous ne pouvons pas passer sans l’autorisation du Colonel de gendarmerie de Kayes. Dommage !

    Nous filerons donc à Kayes pour vérifier les informations : c’est exact. Puis nous diverses courses, les pleins de carburant et d’eau, avant de reprendre la route.

    Pour le repas de midi nous serons au pied d’un baobab. Nous y passerons une partie de l’après-midi afin de mettre le blog à jour.

    A+ pour la suite du voyage …

    Merci à tous ceux qui nous envoient des petits messages et auxquels nous ne pouvons pas répondre.


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  • Vendredi 25 janvier

    La journée commence bien : avant de démarrer 3 singes passent dans notre champ de vision !

    La traversée des villes est difficile du fait du grand nombre de camions et des voitures qui stationnent n’importe comment !

    En fin de matinée nous arriverons au site du Voile de la Mariée. C’est propre, il y  fait frais, nous sommes à l’ombre : parfait pour y passer le reste de la journée et même la nuit.

    Il y a d’énormes bambous, l’eau y coule très claire et en fin de journée on voit les singes.

    Bonne journée tranquille. Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, nous n’avons pas vu de moustiques, mais nous avions mis les moustiquaires à toutes les portières.

     

    Samedi 26 janvier

    Nous apprendrons ce matin que Patrick va mieux et qu’en définitive tout le monde a repris la route vendredi matin. Si le hasard veut bien, nous pourrons peut-être les retrouver pour terminer la boucle en Guinée … Inch Allh

    Une journée plus difficile s’annonce car nous allons nous rapprocher de la capitale. Ce qui est dommage c’est que le paysage est agréable mais la route étant en très mauvais état avec de nombreux camions en panne ou renversés  le chauffeur ne peut pas en profiter.

    A 14 nous serons aux portes de Conakry, que faire ? Nous avons rendez-vous à l’ambassade du Mali lundi matin. La décision est prise, nous allons rentrer dans Conakry et nous diriger vers l’ambassade, on avisera sur place.

    Nous y serons à 16h30. Il y a une grande plage et de l’autre côté le quartier des ambassades, la cour Suprême,  avec un supermarché. J’irai y faire des courses et nous resterons stationner dans ce quartier bien gardé pour y passer le weekend.

     

    Dimanche 27 janvier

    Personne ne travaille en fin de semaine, ce sera très calme. Nous aurons l’occasion de discuter avec les passants. Nous changerons plusieurs fois de place, soit pour être plus droit, plus au soleil ou plus à l’ombre.

    Attention le soir, il y a de nombreux moustiques et en ville il fait très chaud. De plus au bord de l’océan l’atmosphère est très humide, on dégouline du matin au soir.

    Pour prendre le frais, le soir, nous irons prendre une bière fraîche à la plage juste à côté où il y a un bar qui diffuse de la musique. C’est ma foi, bien agréable !

    De retour au camion, pour la nuit, en plus des moustiquaires, nous rajouterons le ventilateur !

     

    Lundi 28 janvier

    Nous serons à 8h15 à l’ambassade du Mali tout à côté, pour y déposer notre dossier afin d’obtenir nos visas : 2 photos, imprimé à remplir et 86 000Fg soit environ 8,5€ pour 1 mois 1 entrée. Nous les aurons à 14h comme prévu.

    Aussitôt nos passeports en poche, nous reprendrons la route. Nous sortirons de cette énorme ville à 16h30.

    Une heure plus tard, nous prendrons une petite piste pour y trouver un bivouac. Nous dégoterons une place où nous ne verrons personne et n’entendrons que le chant des oiseaux !

     

    Mardi 29 janvier

    Nous suivons la côte, ce serait dommage de ne pas voir l’eau !

    Nous commencerons aujourd’hui par le tour du lac de Koba. Tout d’abord, nous irons voir à l’Auberge du lac, puis nous irons un peu plus loin, tout près du bord où se trouve une ancienne ferme habitée par quelques personnes. C’est midi, nous allons nous poser. Après  avoir discuté avec elles, nous ferons laver le camion par les hommes et la dame nous lavera le linge. Tout ceci moyennant finance, ce qui améliorera leur ordinaire.

    Une fois le linge sec, nous continuerons le tour du lac. Nous tomberons par hasard, sur une superbe résidence : Tout ceci appartient à la famille de l’ancien président Lasana Conté. Il y est enterré et il avait fait construire cette maison pour sa retraite, mais il décèdera avant et n’en profitera pas. Il y a quand même des personnes qui gardent tous les bâtiments.

    Nous irons un peu plus loin passer la nuit dans la palmeraie.

     

    Mercredi 30 janvier

    Nous quitterons le lac pour nous rapprocher de l’Océan.

    Nous prendrons une petite piste toute défoncée par les pluies et nous arriverons au bout, à un village où il y a de la circulation. Il y a sans doute une autre piste plus accessible !

    Mais même là, impossible de s’approcher de l’eau, il y a des marécages ! Nous trouverons une autre piste pour suivre la côte.

    Nous arriverons à Sobané. Nous découvrirons enfin une petite plage où nous pourrons mettre les pieds dans l’eau : quel bonheur ! mais il y a du monde … nous irons plus loin pour essayer de trouver un coin plus calme.

    Nous tomberons sur le village touristique de Sobané. Il n’y a que les gardiens. On ne peut pas y rester dormir dans le camion. On fera quand même le plein d’eau en indemnisant le gardien pour l’essence nécessaire au groupe qui remplit le château d’’eau.

    Après plusieurs aller/retour, nous finirons par nous poser tout près de ce village, dans la brousse.

     

    Jeudi 31 janvier

    Nous continuerons cette piste qui nous mènera à la célèbre plage Bel Air. D’ailleurs on ne peut pas la voir, car elle est la propriété privée de l’hôtel qui s’y trouve.

    Nous y apprendrons que 3 camions français (2 Mercedes Westfalia dits les Dindons et un Trafic)  en sont partis ce matin. Ils ne sont pas très loin. Peut-être les rattraperons-nous sur la piste (200 km) à venir …

    Nous arriverons donc à la dernière ville Boké sur le goudron : plein de carburant et quelques courses. C’est alors que je descends du camion pour demander des renseignements lorsque surgit un policer fort désagréable. Sans rien nous expliquer il nous confisque les papiers du véhicule et nous demande de le suivre jusqu’au bureau. Nous nous exécutons sans rien dire. Sur le parcours la moto du policer tombe en panne !!!! qu’a-t-il fait ? et bien, il a emprunté la moto d’une autre personne pour nous conduire jusqu’au commissariat. Il remet les papiers au chef. Nous sommes invités à entrer dans son bureau cossu. Après avoir examiné les papiers, il nous dit : « vous êtes libres ». Nous ne saurons jamais pourquoi, le policier nous a interpelés. Puis, nous discuterons donc de notre séjour et de l’Afrique. Il nous fournira même un guide pour aller faire nos courses. Merci Monsieur le Commandant.

    Nous entamerons alors la piste … et quelle piste, avec de nombreux trous et de nombreux cailloux. Nous irons lentement pour ménager notre monture.

    Renseignements pris, nous savons que les trois camions sont devant, mais ils vont plus vite et une fois de plus le hasard n’a pas été avec nous, nous ne les reverrons pas aujourd’hui ! Peut-être demain ?

    Arrêt bivouac à 18h tout proche de quelques maisons. Jacques ira faire la demande d’usage : pas de problème, nous pouvons passer la nuit ici. Les hommes viendront ensuite nous saluer au camion.

     

    Vendredi 1 février

    Il reste encore plus de 130 km de piste ! et elle est toujours aussi mauvaise !

    A un contrôle, nous savons que les camions français sont passés la veille et que la piste devant est bien meilleure. On verra bien, en tout cas on l’espère !

    Mais nous sommes forts déçus car il y a toujours autant de trous et de cailloux !

    A 15h30, nous arriverons à Gaoual où se trouve le goudron : ouffff petit camion et le chauffeur vont pouvoir souffler.

    Ce soir, bivouac au calme et dodo de bonne heure !

    La nuit portant conseil, nous verrons demain comment nous allons poursuivre notre voyage.

     

    Samedi 2 février

    Nous déciderons donc de quitter la Guinée par une petite piste en direction du Sénégal pat Mitiou, puis Kédougou.

    Il va donc falloir faire les formalités avant de sortir de Koundara.

    Nous y ferons les pleins de gazole et d’eau. Nous ferons également une halte chez un mécanicien pour décoincer la frein à main.

    Puis direction plein Est par la piste qui mène à Youkounkoun.

    Les 2 Dindons et le Trafic sont passés ici, hier après-midi. Nos chemins se séparent, nous ne les reverrons pas : ce que nous pensions être une parenthèse fût en définitive une vraie séparation avant le fin du voyage. Dommage, nous aurions aimé quand même passer une dernière soirée ensemble. le hasard en a voulu autrement ! Nous leur souhaitons une bonne santé et une bonne remontée .... Merci pour le moment que nous avons partagé avec eux.

    Nous allons  poursuivre notre voyage à l'inspiration .... 


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  • Lundi 21 janvier (suite)

    Dans la soirée, nous avons reçu un message des « Marioles », ils sont à une quarantaine de kilomètres d’ici. Après concertation avec les copains, nous déciderons de les quitter provisoirement pour aller retrouver nos « petits protégés » !!!!

     

    Mardi 22 janvier

    Changement de configuration : Patrick n’est vraiment pas bien, il faut qu’il aille à l’hôpital. Didier et Sylvie l’y conduiront.

    Quant à nous, nous partirons à la rencontre des « petits jeunes ». Nous les retrouverons à Pita à midi comme convenu.

    Ce sont les retrouvailles …

    Nous passerons alors la fin de journée avec eux : repas de midi au bord de la route, puis bivouac dans un coin reculé. En fait, nous nous installerons à côté d’un élevage de poules pondeuses.

    Après discussion avec le propriétaire, nous achèterons une poule que nous ferons cuire sur un feu de bois !

    Grand moment de convivialité où chacun racontera ses différentes expériences du voyage jusqu’à ce jour. Nous aurons droit en prime à un superbe lever de lune !

    Nous apprendrons dans la soirée, que notre copain Patrick a en fait, une crise de Palu. Il n’est vraiment pas bien.

    Mais le froid tombera très vite, et nous partirons rapidement nous mettre au chaud sous la couette.

     

    Mercredi 23 janvier

    La nuit fût fraîche, encore ce matin nous devons mettre les pulls !

    Mais très vite avec le soleil, la température augmente.

    Tranquillement chacun vaque à ses occupations : les « Marioles » devront faire un peu de mécanique. Gentiment,  Anatole, nous proposera son échelle et ses services pour nous nettoyer les panneaux solaires, les lanterneaux et le pare-brise. C’est beau l’agilité de la jeunesse ! Encore grand Merci.

    Depuis le départ de notre voyage nous sommes en contact avec Jean-Michel et Line. Ils sont eux aussi dans le secteur. Ils remontent de Kindia et se dirigent vers le Mali. Nos trajets vont se croiser … Rendez-vous à Mamou dans les environs de midi.

    Entre temps, arrivés à Mamou, nous rattraperons 3 autres équipages français que nous connaissons : J L A, Philippe et Michelle et un autre coéquipier. Ils partent en Côte d’Ivoire. Juste un petit coucou avant la séparation de nos routes.

    A 13h, nous retrouverons Jean-Michel et Line. C’est alors que nous chercherons un petit coin pour le repas  tous ensemble. Tout le monde se connaît et une fois de plus, raconte sa propre expérience des pistes et rencontres guinéennes …

    Pour passer la fin de la journée nous changerons de lieu. Nous trouverons un  grand plateau pour nous installer pour la nuit. Nous aurons la visite de personnes rentrant à leur village tout proche. Tout le monde est souriant et accueillant. Pas de problème.

    Soirée très agréable avec échanges enrichissants entre générations et diverses expériences du voyage.

     

    Jeudi 24 janvier

    Nos routes divergent : les « Marioles » se dirigent vers la Côte d’Ivoire, Jean-Michel et Line vont vers le Mali et nous … nous avons décidé d’aller à Conakry pour y faire faire un visa pour le Mali. Et oui, changement de programme, nous remonterons par le Mali et la route de l’Espoir de la Mauritanie ! Par contre, nous ne savons pas encore par où nous rentrerons au Mali : par la Guinée ou par Le Sénégal ? C’est encore à l’état de la réflexion ... nous avons jusqu’au 15 février pour sortir de la Guinée.

    L’état de santé de Patrick s’améliore. Peut-être retrouverons-nous les copains après notre passage à Conakry ???? Inch Allah

    Pour le moment, nous avons trouvé un coin tranquille où nous nous sommes installés pour midi. Nous y sommes tellement bien, que nous allons y rester pour la fin de la journée et même la nuit.

    A+ tard pour la suite du voyage ……


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  • Lundi 14 janvier

    La décision est prise, nous repartons aujourd’hui de Toubacouta en direction de Tambacounda.

    Passage obligé par Kaolac pour retirer de l’argent et faire des courses pour la poursuite du voyage (en particulier bière, vin, apéritifs, que l’on ne trouve pas partout !)

    Les kilomètres défilent, en fin d’après-midi,  nous arriverons au campement de Wassadou au bord du fleuve Gambie après avoir fait 403 km. Nous profiterons ainsi d’une bonne bière bien fraîche au bord du fleuve pour voir et entendre les hippopotames ainsi que les singes.

    Nous terminerons la journée par un bon couscous au restaurant du campement.

     

    Mardi 15 janvier

    Nous ne sommes pas pressés. Nous serons aux premières loges pour voir les singes jouer autour de nous. Puis départ vers 11h direction Kédougou.

    Nous savons qu’il y a une cinquantaine de kilomètres en travaux !!!! donc beaucoup de poussière !!!!

    Les travaux passés, nous nous arrêterons alors à Kédougou pour boire une bonne Gazelle bien fraîche et peut-être avoir de la wifi. En Afrique la wifi est aléatoire et souvent à faible débit, ici c’est très faible . Nous repartirons alors vers Salémata. Là aussi la piste est en travaux. Nous bivouaquerons en cours de route.

    Bonne soirée tranquilles sous un magnifique ciel étoilé.

     

    Mercredi 16 janvier

    Avant de repartir Patrick (mécanicien) et Jacques feront un peu de mécanique : refixer le réservoir d’huile de direction et trouver une solution pour faire tenir la durite de l’intercooler.

    Après 1 ½ de piste nous arriverons à la mission catholique de Salémata où les autres personnes du groupe connaissent le Père Marcel. C’est aujourd’hui sa fête !!!! Nous lui ferons la surprise. Mais dommage, il doit repartir dans l’après-midi à Dakar. Nous passerons quand même un bon moment en sa compagnie, et nous ferons la connaissance d’un nouveau père Gérard nouvellement ordonné. Il recevra les consignes du père Marcel pour s’occuper de nous et  passer la soirée avec nous.

    Ce sera encore un très bon moment de convivialité.

     

    Jeudi 17 janvier

    Nous partirons en reconnaissance avec un jeune du coin, pour voir si nous pouvons passer en Guinée par Mittiou.

    Déjà pour y aller, la piste n’est pas commode surtout pour les 2 Mercedes qui sont bas de caisse.

    Arrivés au passage à gué fatidique, nous étudierons la situation. Effectivement il y a de l’eau, mais c’est surtout la sortie avec de grosses marches et la remontée qui est raide et mouillée par les roues des fourgons.

    Nous regarderons passer les motos, puis un 4x4. Cela semblerait possible, mais nous ne voulons pas courir le risque de casser un véhicule.

    Nous resterons quand même la journée là, au bord de l’eau à l’ombre en compagnie des lavandières et des enfants du village tout proche.

    Il va falloir maintenant prendre une décision pour le passage en Guinée. Là, ce n’est pas possible pour le groupe. Nous irons nous renseigner à l’entrée du Parc du Niokolo Koba. De couper par le parc, nous ferait gagner du temps, des kilomètres mais surtout nous éviterait la zone de 50 km de travaux.

    Mais là aussi, piste difficile, les gardes nous la déconseillent. Il se fait tard. Nous bivouaquerons à l’entrée du parc. La nuit portant conseil, nous verrons demain pour la suite.

     

    Vendredi 18 janvier

    Donc, nous reviendrons à Salémata, passerons à kédougou faire quelques courses et nous nous arrêterons au campement Keur Anik situé juste avant la zone de travaux.

    Le campement se trouve lui aussi au bord du fleuve Gambie. Nous y passerons une agréable fin de journée.

    Après discussion, nous déciderons de partir de bonne heure le lendemain matin afin de ne pas trop souffrir de la chaleur et de la poussière.

     

    Samedi 19janvier

    Grosse journée en perspective :

    -       50 kilomètres de travaux, mais récompensés à la sortir par un arrêt au bord de la route au milieu de la forêt en compagnie de petits singes, ma foi très téméraires : il y en a même qui sont montés dans un camion, et d’autres sur la galerie d’un autre !!!!

    -       Passage par Tambacounda pour direction la frontière avec la Guinée. Nous y serons à 14h. C’est l’heure de la pause, la douane ne sera ouverte qu’à 15h. Mais qu’elle ne fut pas notre surprise quand nous nous rendrons compte que les véhicules que nous avions vus passer pendant le repas, faisaient partie du raid Trans-Baobab de Globe Trotter, ils sont 40 équipages. C’est alors un peu la bousculade pour savoir qui va passer devant les autres.

    En définitive, à 15h, tout se passe bien, chacun passe à son tour. Nous aurons terminé toutes les formalités de sortie du Sénégal et d’entrée en Guinée à 16h50. Y compris la signature du carnet ATA à Sambailo.

    Arrivés à Koundara, il faut trouver de la monnaie guinéenne, c’est samedi, ce n’est pas facile. Le distributeur ne donne pas beaucoup d’argent … Les banques sont fermées pour du change.

    Il faut aussi faire le plein de carburant. Certaines pompes sont vides …, mais bon en faisant quelques kilomètres de plus nous trouverons une station qui voudra bien nous vendre du gazole bien qu’il soit « réservé » au Raid !

    Nous nous dirigerons ensuite vers Youkounkoun pour le bivouac. Apéro bien sûr pour arroser notre passage en Guinée. La journée a été épuisante pour tout le monde, nous avons mérité une bonne nuit.

     

    Dimanche 20 janvier

    Nous irons donc jusqu’à Youkoundoun pour faire la photo mythique devant le panneau du village avant d’aller y faire un tour. Pas de chance, le marché est le mardi !

    Nous repasserons alors à Koundara avant de prendre la route pour Labé. Là aussi il y aura une cinquantaine de kilomètres de piste, donc de poussière …. Mais l’arrivée à Labé se termine bien par du goudron.

    Nous traversons une région très verte très vallonnée. Les maisons sont tout à fait différentes de celles que nous avions vues jusqu’alors. Nouveau pays, nouveaux paysages, nouvelles constructions et beaucoup de femmes voilées … même parfois avec le voile intégral.

    En arrivant à Labé, nous irons à l’hôtel Tata, recommandé par tous les voyageurs.

    Nous nous y installerons dans la cour et nous prendrons comme repas du soir la célèbre Pizza cuite au feu de bois. Il faut bien varier les menus !

     

    Lundi 21 janvier

    Journée repos : le matin, pour les hommes, ce sera un peu de mécanique, pour les femmes : ménage, lessive. L’après-midi, sieste ou repos pour tout le monde.

    Il faudra attendre ce soir pour étudier ce que nous ferons les jours à venir .....


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