• Dimanche 24 février

    Comme prévu, journée cool ! avec quand même la suite du ménage et de la lessive !

    Nous aurons la bonne surprise de voir arriver notre copain Philippe qui est entrain de monter un camping : Esprit Désert un peu avant Mahamid.

    Il vient de temps en temps au camping à Zagora, se changer les idées. Il tombe bien, nous sommes là. Nous passerons une bonne journée avec lui.

     

    Lundi 25 février

    Nous avons rendez-vous chez Ali pour le camion. Nous y serons à 9h. Ali arrivera vers 9h45 … Mais de suite le mécano que nous connaissons bien et qui a déjà travaillé plusieurs fois sur le camion, se met au travail.

    Nous resterons toute la journée au garage. Nous aurons l’occasion de converser avec plusieurs personnes venant eux aussi, faire faire des travaux chez Ali.

    Comme d’habitude, nous devrons revenir le lendemain pour payer … ce qui nous donnera l’occasion de tester si tout va bien. Et justement, le parallélisme a provoqué un déséquilibre dans la direction. Donc à revoir demain matin …

     

    Mardi 26 février

    Dès 9h nous serons de retour au garage. Ali vérifiera et le mécano effectuera un réglage bénéfique. Maintenant tout va bien, nous pouvons payer.

    Nous sommes en milieu de matinée, nous irons donc faire des courses au marché couvert.

    Après le repas de midi au camping, nous partirons à Mahamid au camping de Philippe : Esprit Désert. Nous aurons l’agréable surprise d’y trouver Monique et Michel en camping-car, qui étaient auparavant à La Palmeraie à Zagora.

    Nous passerons alors le reste de la journée tous ensemble. Une fois le soleil couché, il ne fait pas chaud. Nous mangerons dedans un tajine de chèvre offert par Philippe et pour se réchauffer, il fera un feu de bois ! Très agréable moment de convivialité et d’échanges. Merci Philippe.

     

    Mercredi 27 février

    Après les Au Revoir, nous reprendrons la route vers Zagora puis direction Agadir …

    A midi nous mangerons dans la palmeraie à la sortie de Zagora, puis Agdz, Tazenakht, Taliouine …

    A 18h nous aurons passé Aoulouz. A un carrefour, nous voyons à droite une route qui va vers un lac de barrage puis le lac d’Ifni. C’est parti … On trouve rapidement une pinède qui longe le lac du barrage. On s’y engouffre. Nous avons une très belle vue sur le lac, mais il y a beaucoup de vent. On se retirera un peu plus dans le bois pour se mettre à l’abri. Nous y serons bien, mais … comme souvent dans les endroits où tout le monde peu aller le week-end, il y a beaucoup de déchets éparpillés dans la nature … dommage !

    Nous y passerons quand même une très bonne nuit.

     

    Jeudi 28 février

    Avant de reprendre la route nous étudions le parcours pour aller jusqu’à Essaouira. Nous avons de nombreuses possibilités. Nous opterons pour un parcours « découverte ».

    D’abord, Nous admirons la paysage entre Aoulouz et Taroudant : nombreux vergers d’agrumes.

    Puis, nous emprunterons un morceau de route nationale entre Agadir et Chichaoua. A midi, nous nous retrouverons à nouveau, proches d’un autre barrage : celui d’Abdelmoumen : belle vue pour le repas.

    Nous changerons alors d’itinéraire pour nous rapprocher de la côte. Nous passerons par une toute petite route très peu fréquentée mais très très sinueuse, qui passe par la montagne. Le spectacle est à couper le souffle : c’est magnifique !

    Nous rejoindrons alors la route côtière un peu plus haut qu’Immouzer en passant encore par un nouveau barrage !

    Nous serons à Essaouira vers 17h30. Il n’y a personne pour nous ouvrir la maison. Nous irons donc nous installer pas très loin, dans les bois de Ghazoua.

    A 19h le téléphone sonne : c’est Josyane, la sœur de Jacques. Ils sont de retour à la maison et nous invitent à les retrouver. Aussitôt dit, aussitôt fait ; nous rangeons tout et nous voilà partis à Bouzama dans la famille.

    Inutile de vous dire que nous avons beaucoup de choses à nous raconter : ce sera notre première soirée de retrouvailles en famille.

     

    Vendredi 1 mars

    Comme prévu, nous ferons le tour des carrossiers disponibles. Nous opterons pour celui qui se trouve le plus près de la maison. Rendez-vous lundi matin.

     

    Nous serons alors très occupés tout le week-end à vider entièrement le camion. C’est fou, tout ce qu’il peut contenir !!!!

     

    Lundi matin, donc,  nous emmènerons le camion chez le carrossier. Il a, paraît il, 3 semaines de travail. Heureusement que nous sommes hébergés !

     

    Mardi, agréable surprise, nous recevrons un sms de Jean-Michel et Line (des copains que nous avons déjà rencontrés en Guinée avec les Marioles Trotters). Ils sont dans la région.   On se donne rendez-vous mercredi pour passer un moment ensemble.

    Effectivement, nous nous retrouverons dans la matinée, visiterons le port d’Essaouira et mangerons ensemble à midi. Nous avons tous, beaucoup de choses à raconter. Le temps passera vite avec nos diverses aventures de voyage… En fin d’après-midi, chacun partira dans sa direction en se promettant de se revoir de retour en France … Inch Allah !

     

    Voilà, nous sommes encore là, pour plusieurs jours, mais vous pouvez constater qu’il se passe toujours quelque chose !

    En attendant, nous profitons aussi du soleil …

    Demain sera un autre jour A+


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  • Mardi 19 février (suite)

    Après un bref passage au centre ville de Dakhla pour mettre le blog à jour, nous filerons plein Nord. Malgré un fort vent de face, le soir nous serons à la plage d’Aouziwel ( Boujdour) pour y passer la nuit comme souvent.

    Nous nous approcherons le plus possible de l’eau pour avoir une belle vue du coucher de soleil sur l’Océan, nous ne verrons toujours pas le fameux « rayon vert » !

     

    Mercredi 20 février

    Nous poursuivrons notre remontée.

    A midi nous nous arrêterons, toujours en bordure d’océan à Tarouma (proche de Laayoune). Là aussi, belle vue sur l’océan et ses vagues qui viennent s’éclater sur les rochers tout près.

    Comme à chaque arrêt en bordure d’océan, nous aurons la visite de la marine royale qui nous demandera une fiche de renseignements : nous sommes bien surveillés ! Les militaires ne souhaitent pas que l’on reste trop longtemps : seulement le temps du repas !

    Nous reprendrons alors la route … Nous sommes dans les temps, nous allons pouvoir aller bivouaquer au bord de la lagune de Naïla. Nous avons le point GPS de Gérard.

    Pas facile de trouver l’entrée de la piste. D’  ailleurs nous ne prendrons pas la bonne. Nous serons obligés de contourner de petites dunettes et nous serons alors sur un grand plateau caillouteux. Il y a de nombreuses pistes. Pas une ne va vraiment vers le point que nous avons. On arrivera alors en haut d’une falaise au bord de la lagune, mais pas au bon endroit. On suivra alors la falaise, mais à moment donné la piste est en dévers dans le sable et le bord est proche … Une position que nous n’aimons pas du tout. Nous ferons alors marche arrière puis demi tour, pour repartir vers le haut du plateau et là … Nous voyons une piste en contre bas, qui va bien à une pointe avec un cairn : c’est là !!! Nous sommes sauvés ! Il y a même un autre véhicule stationné.

    Une fois en bas, nous chercherons le point exact indiqué par Gérard, véritable chasse au trésor. Mais nous nous installerons tout au bout à côté du cairn, nous y avons une très belle vue. Là aussi, beau coucher de soleil !

     

    Jeudi 21 février

    Nous repartirons par la bonne piste, il suffisait de trouver son point de départ et après de garder la bonne direction, car il y a de nombreuses pistes dans tous les sens !

    Aux « 3 stations » nous ferons un dernier plein de carburant détaxé : 7, 84 dh quand même !

    Avant de bifurquer ver Zagora à l’Est, nous ferons quelques courses au Marjane de Guelmim.

    Le soir, nous bivouaquerons sur une piste entre Assa et Foum El Hisn. Il y a de beaux arbres, comme on aime, mais ils sont dans l’oued à sec bien sûr. Nous serons raisonnables et resterons un peu plus haut : on ne sait jamais qu’il pleuve quelque part !

     

    Vendredi 22 février

    Direction Zagora, il reste 440 km. Tout en roulant tranquillement à 80 km/h, nous y serons à 17h30.

    Petite visite chez Ali avec la liste des travaux. Nous avons rendez-vous lundi matin.

    Nous irons donc nous installer au camping la Palmeraie que nous aimons bien.

    Il y a beaucoup de monde. Tant mieux pour le propriétaire !

    Nous serons obligés de nous mettre dans un petit coin, mais demain plusieurs camping-cars partent. On verra alors à ce moment là pour changer de place !

     

    Samedi 23 février

    Effectivement, de nombreux véhicules sortent. Nous n’avons que l’embarras du choix !  

    C’est fait, nous sommes définitivement posés pour au moins 3 jours.

    Au programme comme d’habitude, ménage, lessive, mise à jour du blog et repos pour le chauffeur !

    A+ pour la suite ...


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  • Vendredi  15 février

    Après une dernière vérification de l’huile moteur (ok), le plein d’eau et le plein de gasoil, direction plein Nord, vers la frontière avec le Maroc.

    La route n’est pas passionnante, les kilomètres défilent, et il y a beaucoup de vent.

    Nous prendrons le temps de nous poser pour le repas de midi et profiter encore du désert, nous nous installerons dehors avec le store …

    Un peu plus loin, nous jouerons au bon samaritain. Un Mauritanien avec des militaires est ensablé avec sa Peugeot. Nous nous proposons alors pour le tirer, mais pas de crochet derrière … Nous essayerons  donc de l’aider en le poussant à la main, nous sommes 4 à pousser ! Il s’avèrera qu’il est aussi en panne de gasoil. Nous véhiculerons le chauffeur avec son bidon jusqu’à ce qu’il trouve du carburant (pas facile). Pendant ce temps, ses collègues lui feront la piste pour sortir.

    Vers 18h nous serons à Boulanouar, pas loin de la frontière ni de notre coin bivouac. Il est de moins en moins fréquenté (c’est très bien). Nous nous installerons pour la nuit.

    Depuis 2 jours je suis en correspondance sur Messenger avec Joëlle et son mari. Ils sont avec deux autres couples en camping car. Elle  suit depuis longtemps notre blog, et  ils viennent pour la première fois en Mauritanie. Ils sont  arrivés juste cet après-midi à Nouadhibou et ont besoin de quelques conseils. Plutôt que de continuer à converser par l’intermédiaire d’un téléphone, nous prendrons la décision d’aller les retrouver le lendemain pour discuter de vive voix. Tout le monde est OK et ravi.

     

    Samedi 16 février

    Comme d’habitude, pour remonter de notre petit coin, nous dégonflerons les pneus de manière à ne pas se planter, c’est plus raisonnable ! Petit camion et le chauffeur sont parfaits.

    Nous ne sommes qu’à 32 kilomètres du cap Blanc où se trouvent les camping-cars.

    Nous y serons en début de matinée. Ce sont les présentations autour d’un café puis les discussions s’enchaîneront.

    A midi, ils nous inviteront à manger avec eux. Comme il y a beaucoup de vent, nous rentrerons à 8 dans un des camping-car !!!!.

    Ils souhaiteraient un guide pour aller au Banc d’Arguin, ça tombe bien, nous en connaissons un : Cheick. Nous lui téléphonerons donc et il viendra s’entretenir avec eux afin  de mettre au point leur projet. Tout semble s’organiser au mieux, tout le monde est content.

    Dans l’après-midi nous descendrons au bord de l’eau … il y a des huîtres ! J’en prendrai pour tout le monde pour le repas du soir. Là encore nous irons manger dans le troisième camping-car où la table semble un peu plus accessible pour 8 personnes. Nous passerons encore une très bonne soirée.

     

    Dimanche 17 février

    Nos nouveaux amis doivent aller en ville faire des courses et aller voir les phoques moines avec Cheick. Quant à nous, nous prendrons la direction de la frontière après les derniers Au revoir.

    Nous avons passé une excellente journée en leur compagnie, nous avons pu leur fournir quelques informations intéressantes et les remettre entre les mains d’un guide qui leur rendra de nombreux services.

    Pour nous, le passage frontière s’effectuera assez rapidement ; arrivés à 10 h côté mauritanien, nous sortirons de l’enclave marocaine après le scanner à 11h15 !!!

    Comme de l’autre côté, la route est monotone… Vers 15h30, nous déciderons de descendre au bord de l’Océan. Nous sommes avec la Marine Royale, nous sommes bien, nous resterons donc ici pour y passer la nuit.

    Petite balade sur la plage en plein vent … Ce soir nous serons bercés par le vent et le bruit des vagues, en plus nous sommes proches de la pleine lune !!!! beau spectacle !

     

    Lundi 18 février

    Tranquillement, nous reprendrons la route. A midi nous ferons une halte à Porto Rico. Il y a 3 camping-cars, mais nous trouverons une petite place qui nous permettra d’observer le spectacle de la mer et des oiseaux.

    Nous allons faire une première, plus loin, nous prendrons la direction d’Imlili pour aller voir la fameuse Sebka et ses trous d’eau. Comme toujours dans le désert, ce ne sera pas facile à trouver. Nous n’avons pas de points GPS et il y a de nombreuses pistes dans tous les sens. A force de « jardiner » nous tomberons enfin sur un campement puis la piste qui va dans la Sebka. Eurêka, nous avons enfin trouvé les fameux trous avec les poissons (tilapias) !!!! C’est très beau !

    Nous terminerons la journée à Dakhla. D’abord au marché : pas de langoustes et le poisson est cher, en effet il y a de la tempête en mer. J’en prendrai quand même un peu et ferai un complément de courses pour la remontée.

    Nous irons voir au camping où nous étions allés en janvier : il est devenu payant (30 dh par véhicule) mais 1 seule prise électrique (déjà prise et partagée par plusieurs personnes) pour tout le monde, 1 seul évier … enfin bref, nous préférerons aller en bivouac sauvage dans un creux du côté de la lagune.

    Ayant peur de nous faire déloger par les gendarmes, nous attendons un moment avant de nous installer. Mais personne ne viendra et nous serons bien.

     

    Mardi 19 février

    Tant que nous avons de la connexion, petite mise à jour du blog avant  de reprendre la route.

    A+ pour la suite


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  • Jeudi 7 février (suite)

    Nous reprendrons la route vers l’Est. C’est une route très empruntée par les camions qui font Dakar / Bamako. Elle est donc abîmée et de nombreux camions sont en pannes !

    Ce soir le bivouac sera difficile à trouver, nous sommes dans un passage montagneux. Mais bon, nous nous installerons quand même, malgré quelques maisons alentours. Après la visite de quelques voisins hommes, nous serons bien.

     

    Vendredi 8 février

    Depuis quelques jours le ciel est un peu voilé à cause de l’harmattan. C’est bien dommage !

    Avant de démarrer, un peu de bricolage : les vis d’un placard se sont dévissées. Pas étonnant, pauvre petit camion avec toutes ces vibrations dues à la mauvaise route et parfois sur la piste en " tôle ondulée" !

    Les kilomètres défilent … nous nous retrouverons à Nioro (60 km de la frontière avec la Mauritanie) en milieu d’après-midi. J’en profiterai pour aller au marché faire quelques achats ; puis, plein de carburant.

    Nous prendrons alors la décision d’aller passer la nuit à la frontière de façon à faire les démarches administratives de sortie et d’entrée, de bonne heure.

     

    Samedi 9 février

    Nous serons à la frontière malienne à 8h5. Comme d’habitude : gendarmerie, douane, police.

    Puis nous serons à la frontière mauritanienne à 8h 45. Il y a beaucoup de monde. Sans doute les passagers de plusieurs bus (entrants et sortants).

    Pour nous, d’abord, faire faire le visa biométrique d’entrée (55€).

    Puis passage à la police (un peu plus long), achat d’une « assurance » pour le véhicule, changer les Fcfa qui me restent et filer à la douane pour l’importation temporaire du véhicule. Il est 9h40, le chef de brigade n’est pas là, il faut patienter il va venir ... En fait, il n’arrivera qu’à 10h25 en s’excusant de nous avoir fait attendre, mais c’est le weekend ! Je lui ai donc demandé de bien vouloir nous excuser de le faire travailler un weekend. Mais tout ça, dans une bonne entente !

    Nous avons attendu, mais nous n’avons rien payé !

    Dernier contrôle par la gendarmerie et c’est bientôt l’heure du repas de midi. Nous nous installerons bien sûr sous un bel épineux comme nous les aimons bien !

    Nous poursuivrons alors la route vers Ayoun El Atrous : elle est en travaux. Bientôt elle sera parfaite !

    Arrivés à l'entrée de la ville, contrôle de gendarmerie, normal. Mais voilà, nous étions attendus, le gendarme nous a expliqué que nous avions mis beaucoup de temps pour parcourir cette distance. Il commençait à se demander ce qui avait bien pu nous arriver. Le poste avait été averti par Gogui que nous arrivions et nous avons mis 2h de plus que ce qu'il fallait : normal, nous nous sommes arrêtés pour manger ! Tout ça pour dire que nous sommes bien surveillés !

    Pour le bivouac du soir, nous apercevrons des rochers au loin. Et si nous y allions ?

    C’est parti. Nous prendrons une petite piste et au fur et à mesure, nous découvrirons un magnifique site : des rochers, des baobabs chacals fanés (dommage) et des grands baobabs… C’est beau. Nous ferons le tour de l’ensemble et nous nous installerons de l’autre côté, de manière à ne pas être vus de la route mais aussi un peu à l’abri du vent. Ce n’était pas sans compter que nous nous retrouverons non loin d’une autre piste où passent des charrettes, une voiture et des troupeaux. Pas grave, nous sommes très bien.

     

    Dimanche 10 février

    Cette fois-ci nous sommes plein ouest. Depuis Tintane, la route est un véritable billard, vers 10h nous serons à Kiffa.

    Pour le repas de midi, nous serons après Kam toujours avec des rochers et du sable, sous un épineux. Nous verrons même passer un chamelier sur son dromadaire.

    Plus loin après la passe de Djoûk il y a une intersection avec un contrôle. Nous ne connaissons pas ce nouveau goudron à gauche. Le gendarme nous explique qu’il descend à Barkevewol et qu’il continue jusqu’à Mbout puis Kaédi.

    Pour nous, ce sera donc l’occasion de refaire ce parcours (mais avec l’autorisation du chef de brigade) sur du goudron alors que nous l’avions fait en 2010 avec Coco et Michel sous escorte de gendarmerie.

    C’est parti pour 80km de route parfaite dans le désert (pas d’habitations, pas d’animaux, rien …) jusqu’à Barkéwol. Nous y serons vers 15h30. Il y a bien des maisons mais personne dans les rues, même pas de contrôle !

    Nous continuons le goudron qui sillonne la ville, puis … plus rien, de la piste ! Ce n’était pas ce qui était annoncé ! Nous repartirons donc à la recherche de la gendarmerie pour avoir des explications : donc, effectivement, il n’y pas plus de goudron, il faut prendre la piste… mais avant il faudra quand même laisser une fameuse fiche de renseignements dont les Mauritaniens sont friands !

    Sur les trois logiciels de navigation que j’ai, pas un seul n’indique de piste. On fera donc comme souvent … à l’instinct, en suivant des traces et en essayant quand même de garder un cap. Comme d’habitude, il faudra à chaque village traversé, demander quelle est la bonne piste.

    18h arrêt bivouac sur piste bien sûr. Il y a toujours du monde qui circule dans le désert. Alors qu'il fait nuit, que le camion est éclairé car nous mangeons, nous aurons la visite d’un véhicule passant sur la piste voisine pour nous demander si tout va bien et si nous n’avons besoin de rien : c’est rassurant !

     

    Lundi 11 février

    Nous reprendrons la piste en suivant les consignes : « toujours tout droit » et dans environ 40 km  on trouvera le goudron … A part que le « toujours tout droit » n’est pas évident bien sûr, il y a des villages à traverser, ainsi que des oueds (à sec) à franchir.

    Vers 10h nous nous retrouverons au milieu de jardins, de canaux d’irrigation, et oui, nous sommes tout près du barrage du côté de Mbout. Et là … le goudron !

    Nous nous dirigerons alors vers Kaédi. Quelques kilomètres plus loin, un gendarme nous arrête ??? Nous sommes passés sur la piste à un contrôle (que nous n’avons pas vu), sans nous arrêter. Ils ont donc téléphoné à un autre gendarme pour nous intercepter. Après explications, excuses, signalement par téléphone au poste de contrôle et remise de fiche, nous avons pu reprendre notre route.

    Dans l’après-midi nous serons à Bogué. Nous irons faire un tour au bord du fleuve. C’est très animé, sans doute pas mal de passages plus ou moins légaux de pirogues entre le Sénégal de l’autre côté du fleuve et la Mauritanie. Nous irons voir plus loin si on peut s’approcher de l’eau, mais dommage, tout le long il y a une digue, seulement un petit passage, juste pour avoir une vue du fleuve.

    Nous repartirons donc sur la route d’Aleg pour le bivouac du soir. Difficile de trouver un espace libre, il y a de nombreuses habitations.

    En nous éloignant de la route, nous serons bien, loin de tout le monde.

     

    Mardi 12 février

    Avant de repartir, je prendrai ma "casquette" de coiffeur pour couper les cheveux de Jacques. Il n’en a pas beaucoup, mais ils ont poussé depuis 2 mois !

    A Aleg, nous rejoindrons la route de l’Espoir et … ses trous ! Certaines parties sont en travaux, mais d’autres sont vraiment dangereuses ! Nous roulerons doucement.

    Vers 16h nous serons à Nouakchott et sa circulation démente où tout le monde fait n’importe quoi. Mais papy aime bien ce jeu !

    Nous irons alors au port faire quelques achats : poissons, gambas, langoustes. Il y a bien longtemps que nous n’en avions pas mangé !

    Nous filerons ensuite à l’auberge Menata : pas terrible, mais très bien située pour faire toutes ses courses sans bouger le camion. Renseignements pris, le propriétaire a cette fois ci bien payé ses impôts !!!

    Nous y trouverons un fourgon Iveco 4x4 italien plus récent que le notre (de 2009). Nous discuterons alors du véhicule et de voyages avec une personne qui parle parfaitement le français.

     

    Mercredi 13 février

    Profitant des commodités, ce sera journée lessive, ménage, courses, mise à jour du blog et repos …

    Nous allons nous poser quelques jours avant d’entamer la grande remontée …

    Il faut aussi que je fasse faire des photocopies des fiches de renseignements ! j'en ai donné 50 depuis la frontière avec le Mali  et je n'en ai plus !

     

    Jeudi 14 février

    Saint Valentin : nous mangerons deux belles langoustes pour l'occasion.

    Depuis Nouakchott le retour

    En principe nous devrions reprendre la route demain dans la matinée ...

    A+ pour la suite de nos aventures ...

     


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  • Samedi 2 février suite

    Tous les pleins faits, nous envisageons de prendre donc la piste de Youkounkoun pour rejoindre le Sénégal. Nous nous informons des formalités à faire avant de nous aventurer sur la piste.

    Nous passons à la police : le commandant nous reçoit et nous dit qu’il faudra faire les démarches à Youkounkoun ; puis à la douane : le chef remplit le carnet ATA. C’est parfait, nous sommes en règle.

    Nous serons à Youkounkoun juste à midi pour être reçu par la police et faire tamponner les passeports.

    Nous mangerons sous les manguiers proches du commissariat.

    C’est alors que nous chercherons la piste pour aller à Mitiou : pas facile à trouver. Ce sera une personne âgée du coin qui saura nous indiquer la bonne piste.

    C’est parti, d’abord piste avec beaucoup de sable, donc 4 roues motrices, puis nous traverserons des petits hameaux. Ne pas perdre la direction plein Nord.

    1h après nous serons à une barrière : c’est la frontière, contrôle des papiers, nous sommes en règle, tout va bien. Il nous reste à franchir le marigot que nous n’avions pas osé pendre à l’aller.

    1° courte et nous sommes partis … tout se passe pour le mieux …  Nous voilà de l’autre côté. Brave petit camion, il passe partout, bravo au chauffeur !

    Nous avons une pensée pour Jean Pierre qui, à l’aller, aurait bien aimé essayer de passer avec le « Dindon » !

    Nous poursuivrons alors la piste pour arriver à Oubadji afin de faire tamponner nos passeports à la police pour l’entrée au Sénégal.

    Ce ne sera qu’à la douane de Salémata que nous prendrons un passavant pour 10 jours (2500 Fcfa) pour le véhicule.

    Il est 17h30, nous avançons un peu sur la piste vers Kédougou pour le bivouac quand nous entendons de grands cris ???? Nous nous arrêtons ???? Ce sont des singes … encore mieux, ce sont des chimpanzés !!! Difficiles à voir, ils sont dans les arbres et agitent les branches. Jacques pourra faire quelques photos de loin !

    C’est l’heure du bivouac, nous nous poserons dans les environs…

    C’est le 2 février, la Chandeleur. Je ferai donc des crêpes accompagnées de la bouteille de cidre offerte à l’aller par Monsieur Guttierrez : Merci Monsieur.

    La journée aura été riche en événements !

     

    Dimanche 3 février

    Nous serons réveillés par de nouveaux cris de singes, mais nous ne les verrons pas !

    Puis reprise de la piste … Nous serons à Kédougou et le goudron à 10h15.

    Maintenant direction plein Est vers le Mali. C’est toujours du goudron, mais par endroit en bien mauvais état ! Nous y retrouvons beaucoup de camions qui eux aussi vont au Mali.

    C’est dimanche, nous avançons lentement et déciderons de nous poser pour le reste de la journée.

    Il ne reste que 50 km, nous ne passerons la frontière que demain matin.

    L’après-midi pendant que Papy fait la sieste, je prépare la mise à jour du blog.

    Puis un peu plus tard, nous nous mettrons à faire un peu de mécanique. Voilà plusieurs jours que le frein à main nous joue des tours : tantôt il fonctionne, tantôt il ne fonctionne plus. Un mécanicien l’a bien bidouillé à Koundara, mais c’est toujours pareil. Alors nous nous mettons à l’œuvre, sous le camion, Papy démonte le tendeur. Il est complètement grippé, impossible de le régler. C’est alors que passent deux jeunes garçons sur une moto. Mais elle a une roue à plat ! Nous leur proposons donc de regonfler la roue. Elle est légèrement percée mais « réparée » avec un élastique confectionné avec de la chambre à air : à l’africaine ! Nous voilà alors partis à discuter : ils ne comprennent pas trop pourquoi nous sommes là … surtout que c’est dangereux (il y a des bêtes … des serpents …) et il fait froid la nuit ! Ils nous voient entrain de faire de la mécanique, l’idée nous vient de leur demander s’ils ne connaissent pas quelqu’un pour nous dégripper le tendeur. Le grand se propose d’aller au village, il connaît un mécanicien. Il laisse le plus le jeune et le voilà parti … Très vite il revient avec le tendeur décoincé : parfait. Pendant ce temps le plus jeune nous avait ramassé du bois pour faire du feu ce soir ! Nous leur donnons un petit billet pour les remercier. Et chose étrange, c’est la première fois que l’on nous dit : « Mais c’est trop !! » Non, non, pour nous tout service mérite récompense ! Tout le monde est dépanné et content …

    Nous remonterons alors la pièce et réglerons le frein à main. Tout va bien maintenant. Bonne journée

     

    Lundi 4 février

    Nous reprendrons la route vers la frontière : route à trous et beaucoup de camions …

    Nous serons à la frontière à Moussala à 9h30 pour la sortie du Sénégal. Tout va très vite de ce côté.

    Puis nous franchirons le pont et nous nous retrouverons à Mahinamine au Mali.

    Donc, tampon sur les passeports à la police, passage à la gendarmerie et douane qui est toujours compliquée dans ce pays. Il faut aller plus loin faire faire le passavant ( 5000 Fcfa) puis revenir à la police pour le faire tamponner. Cela fait faire de nombreux va et vient. Mais bon, à 11h tout est terminé.

    Grande question, par où allons-nous remonter ? Le temps est grisâtre à cause de l’ harmattan. La dernière fois que nous avions fait la piste le long de la frontière, c’était pareil, dommage on ne peut pas profiter du paysage. Nous changerons donc d’objectif. Nous remonterons par la piste qui passe par Manantali puis Bafoulabé et nous nous arrêterons passer quelques jours aux chutes de Gouina que nous connaissons bien. 

    Les kilomètres défilent tranquillement sur le goudron, à moment donné nous roulerons même accompagnés de hérons garde-bœufs !

    Le soir nous serons sur la piste après Tambaga pour notre premier bivouac au Mali : sous un arbre, en bordure d’un champ, avec des vaches … les voisins viendront nous rendre visite, mais ne parlent pas français, difficile de se comprendre. On utilisera le langage « des signes » !!!!

     

    Mardi 5 février

    Nous reprendrons la piste, lentement mais sûrement … Elle n’est pas très bonne avec tantôt du goudron, tantôt des trous, tantôt de la tôle ondulée … nous ménagerons notre monture …

    Nous serons au barrage de Manantali en début d’après-midi. Agréable surprise : nous sommes maintenant sur le goudron jusqu’à Mahina.

    Pas de changement, nous franchissons le fleuve en passant comme d’habitude sur le pont de chemin de fer (mais sans payer), puis nous irons jusqu’à Bafoulabé où nous prendrons le bac pour Tintilla ce qui nous permettra de remonter jusqu’à Kayes par le goudron.

    Dans la soirée nous recevrons un message d’un copain qui nous informe que l’on ne peut plus aller aux chutes de Gouina. Mauvaise nouvelle pour nous. Il va falloir changer notre fusil d’épaule.

    Demain sera un autre jour …

     

    Mercredi 6 février

    Nous nous dirigerons donc vers Kayes … Nous passons un pont sur le fleuve, c’est alors que nous chercherons un passage pour nous approcher de l’eau.

    Non loin de là, à Takoutala, depuis la route nous apercevrons des rochers sur l’eau et un petit rapide. Par bonheur, nous trouverons un passage pour descendre au bord de l’eau. Il y a une sorte de plage, des rochers et tout près des petites chutes. C’est parfait, comme aux chutes de Gouina, nous nous y installerons, y passerons la journée et même la nuit …

    J’en profiterai pour faire une grosse lessive et le ménage du camion.

    Dans l’après-midi je préparerai la mise à jour du blog pour le jour où nous aurons de la connexion.

    Journée relax avec de nombreuses visites : des voisins, défilé des animaux venant boire, beaucoup d’oiseaux.

     

    Jeudi 7 février

    Nous voulons en avoir le cœur net. Nous essayons de prendre la piste pour aller aux chutes de Gouina. Bidons au milieu de la piste et interpellation d’un gendarme : nous ne pouvons pas passer sans l’autorisation du Colonel de gendarmerie de Kayes. Dommage !

    Nous filerons donc à Kayes pour vérifier les informations : c’est exact. Puis nous ferons diverses courses, les pleins de carburant et d’eau, avant de reprendre la route.

    Pour le repas de midi nous serons au pied d’un baobab. Nous y passerons une partie de l’après-midi afin de mettre le blog à jour.

    A+ pour la suite du voyage …

    Merci à tous ceux qui nous envoient des petits messages et auxquels nous ne pouvons pas répondre.


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