• Voyage 2011 au jour le jour

     

     C'est le départ ....

    La voiture a été révisée  ( la pauvre, il faut en prendre soin, elle a 21 ans et 550 000 km !!!!) ... nous avons amélioré notre confort en se fabriquant des "toilettes" (lunette WC sur un pliant), la voiture est presque chargée, tout devrait être fin prêt cet après midi !

    Comme d'habitude, nous nous arrêterons à Dax ce soir pour dire au revoir à la Maman de Jacques, puis direction le sud .... le soleil .... Cette année pas d'itinéraire précis, tout se fera en fonction des rencontres .... de la météo .... et des évènements géopolitiques .....

     

    Mercredi 19 janvier 2011

    17h30 : Le chargement de la voiture est terminé. Après les dernières vérifications, et prévenir les voisins, c’est le DEPART.

    Première halte : dire au revoir à mamie Paulette.

    Deuxième halte : plein de carburant.

    Dernière halte de la journée : 19h45, nous sommes chez mamie Dax (la maman de Jacques). Nous y passerons la nuit.

     

    Jeudi 20 janvier

    Il fait froid : -4° !!!!

    Après les derniers « au revoir » et bien sûr les éternelles recommandations : « Soyez prudents ! », c’est le grand départ vers le sud  ……….

    Arrivés en Espagne, nous raterons la sortie pour Vitoria par la N1, nous continuerons donc par l’autoroute (péage à  Vitoria : 10,34€ !!!). A ne pas renouveler !

    Il y a du vent, nous nous arrêterons dans un station et prendrons rapidement un repas froid à l’arrière de la voiture.

    Dans l’après-midi nous rencontrerons sur la route un Iveco Massif avec une cellule. Nous nous ferons des signes et nous arrêterons pour discuter un peu.

    Ce sont Franck et Brigitte (Franck4x4 sur le net) qui partent au Sénégal. 

    Ils n’ont pas de carnet ATA, à notre connaissance, ils ne pourront pas passer …. Ils verront sur place. De toute façon nous nous reverrons à Rabat lundi matin pour les visas mauritaniens.

     

     

     

    Peu après Valladolid, nous nous arrêterons pour la nuit : nous sommes au même endroit que l’année dernière !!!

     

     

     

     

    Installation, petit repas rapide avec soupe chaude car il fait froid !!! puis au lit de bonne heure !

     

     

     

     

     

     

     

    Vendredi 21 janvier

    A 7h45, il fait –3° !!!

    Le rangement sera vite fait, et nous prendrons le petit déjeuner plus loin dans une cafétéria.

    Nous sommes partis chercher le soleil, nous l’avons ; nous sommes partis chercher la chaleur, il faudra encore attendre ……….

    Nous avons tellement eu froid, que nous prendrons le repas de midi dans une cafétéria à Mérida et le soir un hôtel à 56 km d’Algeciras. Bonne douche chaude, bonne nuit au chaud !

     

    Samedi 22 janvier

    Il y a énormément de vent !

    Nous prendrons les billets pour la traversée Algéciras/Ceuta chez Monsieur Guttierez, et comme prévu, nous avons payé 180€ aller/retour en billet open. En plus nous aurons un petit cadeau : un cake et une bouteille de cidre. Merci Monsieur Guttierez ! Là nous apprenons que la mer est très mauvaise : pas de traversée vers Tanger, tout le monde passe par Ceuta et pas de bateau rapide non plus. Tout le monde montera sur un gros bateau affrété pour la circonstance. Nous y serons donc très nombreux avec beaucoup de camping-cars.  Effectivement la mer est mauvaise, le bateau avance lentement (2h de traversée) et de nombreuses personnes sont malades !!!!

    Nous serons au port à 14h30 et ne descendrons du bateau (presque les derniers) qu’à 15h !!!

    Cash Diplo est fermé, nous ne pourrons pas faire nos courses comme d’habitude, pas grave …

    Par contre bien sûr, il y a beaucoup de monde à la frontière, il nous faudra 1h15 pour passer !!

    A 17h nous nous arrêterons pour la nuit. Nous retournerons dans « notre » bois d’eucalyptus.

    Il faudra trouver un coin à l’abri du vent !!! mais il ne fait pas froid.

    Petite contrariété dans la nuit : la pluie !

    Nous n’avons même plus le soleil que l’on était venu chercher !

     

    Dimanche 23 janvier

    Heureusement, la pluie s’est calmée nous permettant ainsi de déjeuner, faire la toilette et ranger tranquillement avant le départ pour Rabat.

    Nous y serons à 11h30 après avoir essuyé quelques averses. Comme d’habitude, nous nous installerons pour le repas de midi dans la forêt de Maamora. Il y a beaucoup de monde, même un semblant de kermesse !!!

    Encore une fois, pendant le repas nous aurons quelques gouttes de pluie !!

    L’après-midi, nous irons repérer le stationnement dans la rue de l’ambassade de Mauritanie : effectivement, c’est interdit de stationner ! Prendre ses précautions demain !

    Puis, nous irons faire quelques courses à Marjane (qui est ouvert aujourd’hui !) et nous reviendrons dans la forêt pour installer le bivouac de la nuit. Pendant que Jacques fait un petit tour dans les bois, je prépare la mise à jour du blog.

    Nous irons au lit tôt.

     

    Lundi 24 janvier

    Nous serons debout de bonne heure pour être à l'ambassade de Mauritanie à 9h.

    Il pleut …. Jacques mettra 1h pour remettre les papiers. Il y a beaucoup de monde même des voitures du Budapest Bamako ce qui veut dire que la route de l'espoir en Mauritanie sera très bien surveillée !

    Nous n'aurons les visas que demain à 14h !!! Que faire avec cette pluie  ??????

    Pour le moment j'en suis à mon 2° cyber ! je crois que c'est le bon pour mettre le blog à jour.

    Après le mise à jour du blog, nous retournerons dans la forêt de Maamora pour attendre demain 14h la remise des passeports avec les visas mauritaniens.

    Nous ferons une première halte pour le repas de midi avec l'auvent car il pleut !

    L’après-midi, Jacques fera la sieste, je m’occuperai en faisant des mots fléchés et des grilles de Sudoku avec quelques apparitions du soleil.

    Pour le nuit, nous nous installerons un peu plus loin, pour être plus discrets.

    Là aussi nous mettrons l'auvent, heureusement avec les côtés car durant toute la soirée, nous essuierons de nombreux orages !!!!

     

     

     

     

    Mardi 25 janvier

    Il ne pleut plus : ouffff . Nous aurons même du soleil, ce qui permettra de faire tout sécher avant de ranger !

    Nous serons à 13h30 à l’ambassade pour récupérer les passeports. Nous ne les aurons qu’à 15h.

    Maintenant, nous avons rendez-vous à Casablanca avec Mohamed (enseignant  marocain reçu à Bordeaux au mois d’octobre lors du jumelage SUM Casablanca / ASL33). Mohamed a tout organisé pour que nous passions un agréable séjour dans sa ville : Réservation d’une chambre dans le centre d’accueil de la SUM, repas au restaurant avec le secrétaire général de la SUM et Mohamed 1 (il se reconnaîtra !). Tous les 5 nous avons passé une très bonne soirée avec des discussions très intéressantes et enrichissantes sur le Maroc.

     

    Mercredi 26 janvier

    Après un petit déjeuner avec Mohamed 2, la visite du bureau national de la SUM, nous reprendrons la route direction Essaouira chez la sœur de Jacques.  A la sortie de Casablanca, nous nous arrêterons pour faire une photo,

    et là nous rencontrerons Pifou61 que nous avions vu à Saint Lambert lors du rassemblement de la série6.

    Bien sûr nous discuterons un moment et ferons une dernière photo.

    Il fait beau !!!! mais très vite sur la route nous trouverons le vent et la pluie : une véritable tempête !

    Nous arriverons à Essaouira dans l’après-midi, toujours sous la tempête !

    Ce seront les retrouvailles avec la famille. Nous avons un toit pour attendre le retour du soleil !

     

    Jeudi 27 janvier

    Journée tranquille chez Josy et Hubert. Il pleut mais nous sommes au sec !

    Nous en profiterons pour mettre le blog à jour et attendre patiemment le retour du beau temps pour poursuivre notre route.

     

    Vendredi 28 janvier

    Après avoir regardé la météo sur Internet, il ne va y avoir que 2 à 3 jours de beau temps. Nous partirons donc ce matin pour aller au plus vite dans le sud.

    En fait, nous aurons de la pluie jusqu’à Agadir où enfin nous pourrons avoir quelques rayons de soleil pour manger à midi.

    Le soir nous bivouaquerons à la plage de Lagzira (nous avons nos petites habitudes !).

    Pour se protéger du vent nous installerons l'auvent et les côtés. Mais pendant le repas le vent tourne … tant pis !

     

    Samedi 29 janvier

    A 7h du matin il fait soleil et 12° :

     

     

    nous mettons enfin les tee-shirts !

     

     

     

     

     

    A midi nous serons à TanTan pour manger en plein soleil où nous avons chaud !!! On ne va pas se plaindre, nous sommes venus pour ça ! Nous n’avons plus d’eau dans les réservoirs, nous retournerons donc en ville et ferons 4 stations services ….. vainement, personne ne veut nous donner de l’eau ! Nous serons obligés d’aller au camping d’El Ouatia où  nous sommes allés l’année dernière. Et là, avec difficulté, nous pourrons enfin faire le plein du réservoir. En fait il ne devait pas être vide mais seulement la pompe désamorcée car nous n’en avons pas mis beaucoup !

    Le soir, bivouac au Camp Bédouin. Et oui, le camping a été vendu à des Marocains : Luc et Harifa. Le prix est passé de 30dh par personne à 35dh et les prestations ne sont pas celles de Luc et Martine !

    Bref, nous mettrons ici aussi le auvent et les côtés. Heureusement car très vite il tombera quelques gouttes de pluie ! En effet, nous roulons assez vite dans la journée mais les nuages nous rattrapent le soir ! En plus le vent change souvent de direction !

     

    Dimanche 30 janvier

    Après avoir tout replié, nous reprendrons la route direction Laâyoune (où il bruine légèrement) et où nous commençons à distribuer des fiches de renseignements.

    A midi nous serons à la plage d’Aouziwlet (quelques kilomètres au sud de Boujdour) et là, premier conflit avec les gendarmes qui ne veulent pas que l’on descende même pour manger alors que les Marocains descendent ! Il paraît qu’il y a de la boue et que l’on risque de s’enliser ! Nous insistons un peu et nous avons l’autorisation pour une heure ! Arrivés en bas, il y avait plusieurs voitures, un fourgon, des tentes marocaines  ….. !

    Comme promis, après le repas, nous remonterons et là un nouveau gendarme nous interpellera en nous demandant depuis quand nous étions en bas. La communication ne doit pas bien passer entre gendarmes ! Lui, nous explique qu’il y a un étranger qui a eu sa voiture emportée par la mer. Les étrangers n’ont donc plus droit de descendre. Que faut-il en conclure ? Les Marocains seraient-il plus malins que les étrangers dans ce genre de situation?

    Bref, nous poursuivrons notre route sous le soleil  et serons au camping de Dakhla pour le soir. Le camping est rempli de camping-cars, mais nous trouverons une petite place entre 2 caravanes abandonnées…Comme d’habitude, il y a beaucoup de vent.

    Dans la nuit l’orage grondera, mais il ne pleuvra pas, ouffff !

     

    Lundi 31 janvier

    Le ciel est très couvert, pas de pluie, 18° et toujours énormément de vent.

    Nous ferons une pause comme prévu : lessive, préparation de la mise à jour du blog.

    Nous monterons quand même le auvent et les côtés pour se protéger du vent, mais ce n’est pas facile tout vole dans tous les sens !

    Jacques s’occupera avec des jeunes qui ont un problème mécanique sur leur Patrol, puis ira discuter (comme d’habitude) avec d’autres jeunes descendant avec 3 fourgons ….

    La journée sera tranquille avec le soleil …..

     

    Mardi 1°  février

    Nous irons en ville : vidange de la voiture, diverses courses le  matin ….. mais avant il aura fallu démonter le auvent avec les côtés : folklorique avec le vent !

    Même folklore au retour pour tout remonter !

    L'après-midi Jacques restera au camping pour faire la sieste et bricoler sur la voiture.

    Moi, j'irai en ville pour mettre à jour le blog : à l'aller, un camping-car me prendra en stop pour m'emmener en ville et je ferai le retour en taxi !

    Le soir, le vent est tellement violent et frais, que nous squatterons la caravane abandonnée à côté de nous. Pour le repas et le petit déjeuner c'est parfait : au chaud et pas de vent !

    Par contre nous n'abandonnerons pas notre véhicule pour passer une bonne nuit dans notre bon lit ! Nous y sommes bien.

    Départ prévu demain matin ........

     

    Mercredi 2 février

    C’est le jour du départ pour la Mauritanie. Grand rangement …… le moteur tourne à 10h.

    Sur la route nous trouverons beaucoup de vent chargé de sable, nous serons donc obligés parfois d’allumer les codes. Impossible de s’arrêter à midi pour manger ! Nous déciderons de continuer jusqu’à Barbas où nous arriverons vers 13h15 pour prendre un poulet-frites, un coca et un café. En repartant nous croisons un 4x4 avec cellule du 33 : ce sont des personnes d’Andernos que nous connaissons. Nous faisons donc une petite causette car ils remontent d’Afrique de l’Ouest. Nous avons donc des nouvelles fraîches.

    Après avoir fait le plein de carburant nous reprendrons la route et en définitive passerons les 2 frontières (marocaine et mauritanienne) en 1h45 ! un record. C’est une expérience à renouveler, on passe plus vite l’après-midi que le matin de bonne heure. Les démarches sont toujours les mêmes, il n’y a qu’à la frontière mauritanienne où une personne veut nous faire payer une taxe communale de 1€ (Nouadhibou où nous n’allons pas). Jamais nous n’avions dû payer une telle taxe. Jacques refuse et doit aller voir le chef de la douane. Il lui signifie donc que ce n’est pas obligatoire : nous ne payerons donc pas.

    Pas de fouille particulière.

    Toutes les formalités passées, nous déciderons d’aller dormir au camping de Bou Lanouar. Nous y trouverons une dizaine de camping-cars français qui font un séjour en Mauritanie avec l’organisation Mauritanie Aventure.

    Nous nous installerons au camping comme l’an dernier à côté des sanitaires et de la cuisine où nous dînerons et prendrons le petit déjeuner. Au moins, nous sommes à l’abri du vent. Il y a l’électricité, qui se coupe de temps en temps ce qui nous oblige à installer notre propre lumière. Nous y sommes bien, et surtout bien gardés car il y a des gendarmes qui dorment dans la case à côté. Ils nous demanderont d’ailleurs une fiche !

     

    Jeudi 3 février

    Il fait frais au réveil ! 9° !!!!

    Après le rangement habituel, nous reprendrons la route à 9h en même temps que les camping-cars que nous nous empresserons de dépasser car ils ne roulent pas vite et sont escortés par la gendarmerie. La route est dégradée à plusieurs endroits, il faut faire attention, de plus, il y a toujours le vent de sable !

    A midi, nous nous arrêterons brièvement pour prendre un petit encas (sandwiches jambon-beurre) et reprendrons la route pour Nouakchott où nous serons à 14h15.

     

                                                                                                                        

     

     

    Pas de surveillance particulière sur la route : seulement 6 fiches ! Au fait, les gendarmes ont maintenant des caravanes (de la même couleur que leur voiture) ! un peu plus de confort pour eux surtout par vent de sable !

    A Nouakchott, la circulation n’a pas changé : des voitures dans tous les sens ….. surtout aux intersections … A 14h25 nous serons chez Olivia à Jeloua. Elle arrivera très vite, nous pourrons nous installer comme d’habitude puis discuter ………. C’est pratique ici, il y a internet en wifi. Je vais donc pourvoir vous donner des nouvelles régulièrement, le temps que nous resterons là …….

     

    Vendredi 4 février

    Ici tout est fermé, donc journée tranquille de repos.

     

     

    L'après-midi nous irons quand même jusqu'à l'auberge Menata à pied voir s'il y a des connaissances. L'auberge a beaucoup changé et grandi mais il n'y a que trois véhicules et pas de Français ! Le tourisme est en baisse actuellement.

    Samedi 5 février

    En début d'après-midi nous irons chez le mécano d'Olivia (Thierry, un Français sympa, point GPS : 18° 06,27N ; 16° 00,30W ) pour un bruit que nous avons à la roue arrière. Nous pensions que c'étaient les freins mais non : un boulon parti à la barre stabilisatrice et un rivet qui a sauté sur une bride qui tient les lames arrières. Tout ceci sera très vite réparé par lui pour le boulon et un soudeur à côté pour la bride, le tout pour 5€ !

    Nous irons ensuite dans le secteur des marchands de pièces détachées et là nous trouverons les caches pour les feux arrières (2,68€ pièce) le feu arrière gauche complet (9,38€). Vu le prix des pièces nous demandons pour info le prix d'un disque d'embrayage : 53€, un pare-brise : 67€ ........ intéressant au cas où .........

    Dans la lancée, nous demanderons un mécanisme de serrure pour le haillon arrière. Il semblerait qu'il en existe d'occasion. Un Mauritanien part à la recherche de l'objet précieux. Un moment après il revient : il faut se déplacer avec le véhicule. Pour nous guider, nous lui proposons de monter devant à côté de moi (M.F) (pas d'autre place) et là .... le voilà qui gesticule dans tous les sens (il ne parle pas français) et tourne autour de la voiture, nous montrant même la galerie, puis finit par rester du côté chauffeur ???????? Nous finirons par comprendre qu'il ne veut pas s'asseoir à côté d'une femme !!!!! Je (M.F) prendrai donc le volant, Jacques se mettra au milieu et notre "guide" à côté à droite !!!! Que certaines personnes sont vraiment obtuses !!!! Je fais donc mes premiers pas de conduite dans Nouakchott (pas triste !) mais bon, je passe partout sans toucher !!!! Tout ça, pour en définitive voir plusieurs personnes sans trouver la bonne pièce. Mais nous aurons, une fois de plus, découvert quelque chose d'insolite : les relations hommes/femmes en Mauritanie sont très compliquées !!! On en apprend à tous les voyages et à tout âge ! les voyages sont enrichissants !

     

    Dimanche 6 février

    Les magasins et les administrations vont être ouvertes, nous allons pourvoir faire nos démarches .....

    Nous achèterons également des unités pour le Thuraya (téléphone satellite) moins chères ici qu'en France.

     

    Lundi 7 février

    Nous terminerons nos démarches, ferons quelques courses pour la suite du voyage.

    En définitive pendant notre séjour à Nouakchott, nous avons pris notre visa pour le Mali, le visa pour le retour en Mauritanie et l’assurance pour la CEDEAO.

     

    Mardi 8 février

    Départ en direction de l’est,

    par la route de l’Espoir.

    Comme prévu, nous distribuerons de nombreuses fiches de renseignements. Cette année ce qui est très important pour eux : Marque du véhicule, n° d’immatriculation, n° de châssis, et la nationalité. Pour l’instant, la route n’est pas trop mauvaise, il fait beau et la température augmente ….. Tout va bien, petit repas à midi dans les dunes

    puis reprise de la route …….

    Dans la journée nous aurons donné 14 fiches.

    Le soir, nous bivouaquerons dans une zone de pâturages : nombreux troupeaux et quelques tentes aux alentours. Nous ne sommes plus en ville ….. nous reprenons nos marques …. Nous sommes bien. Nous verrons les premiers corbeaux noirs et blancs , un calao …. Nous nous rapprochons du Mali ……

    Le ciel deviendra menaçant, nous aurons quelques gouttes, puis plus rien ……

     

    Mercredi 9 février

    Le ciel est légèrement couvert. Nous poursuivrons notre route vers l’est.

    En fin de matinée nous serons à Kiffa. C’est là que les choses vont se compliquer : tout d’abord, la route est en réfection, il faut rouler sur la piste pendant 15km. La suite ……. Un chaussée complètement défoncée, il faut faire du gymkhana entre les trous et parfois sortir de la route ……. A moment donné il y aura un joli rocher sur la gauche, jamais nous ne sommes allés le voir.

    C’est décidé, nous irons y manger au pied, toujours plus près, jusqu’au moment où nous nous planterons dans le sable.

    Comme d’habitude dans de telles circonstances, nous craboterons, passerons les 4 roues motrices : marche avant …. marche arrière …. Impossible de s’en sortir, Jacques passera les « courtes », mais la voiture ne réagira pas normalement ????? On creusera, poussera, mettra les tapis et ……….. pas de résultat, nous sommes toujours planté. Jacques ne trouvera pas ça normal, passera sous la voiture et grand moment de mécanique….en plein soleil !!!! Il découvrira que la commande du levier des courtes est défaite. Il faudra aller plus loin dans les investigations. En fait, c’est la goupille de la biellette qui est partie. A la main, il enclenchera le bon rapport et ainsi nous pourrons sortir de notre trou pour aller plus loin sur un sol plus dur et plat.

    C’est alors, qu’avec un crochet de sandow Jacques fabriquera la pièce, la mettra en place, remontera tout le mécanisme : nous sommes sauvés.

    Vive Papy le mécano bidouilleur !

     

    Pendant ce temps, entre 2 passages de clés de 12 ou 13, plates ou à douille, je préparerai le repas.

     

     

     

    Il est 14h, nous pouvons enfin nous restaurer ! Nous avons eu le temps d’admirer ces rochers !

    Maintenant, il faut reprendre la « route ». Nous progresserons lentement vers Tintane que nous ne pourrons pas atteindre avant la nuit. Nous aurons vu quand même sur la route 2 4x4 français revenant du Mali.

    Nouveau bivouac dans la brousse : personne devant, personne derrière, pas de piste, personne ne nous voit, nous bifurquons à gauche et nous enfonçons dans la brousse en nous faufilant entre les épineux.

    Nouvelle bonne soirée …..

     

    Jeudi 10 février

    Le soleil est encore timide !

    Encore quelques kilomètres de route défoncée et nous serons à Tintane. Après, la route s’améliore légèrement …… Nous passons Ayôun El Atrous et direction plein sud : le Mali n’est pas loin ! Encore quelques trous …….. Nous nous ferons doubler par une voiture immatriculée au Québec, mais les personnes sont noires !!!!

    Nous serons à la frontière Mauritanienne à 11h45 : poste de douane : il faudra quand même donner 3000 UM pour remettre le papier de circulation temporaire du véhicule déjà payé 10€ à l’entrée !!! Impossible d’avoir un reçu !!!!!

    Plus loin, gendarmerie, il faudra encore donner une fiche, puis, police, pour la sortie définitive.

    Depuis Nouakchott, nous aurons donné 33 fiches !

    Nous allons rentrer au Mali : Police : nous avons le visa pris à Nouakchott, il faudra donner ici aussi une fiche, puis Douane pour inscription sur un cahier, puis gendarmerie avec une dernière fiche !. Ce n’est pas terminé, il faudra aller à l’entrée de Nioro pour avoir l’autorisation temporaire de circulation du véhicule. Mais avant, nous prendrons le temps de manger !

     

    15h Douane à Nioro, cette année nous ne payerons que 5000 Fcfa (au lieu de 10000 les autres années !!!). Puis, faire tamponner ce même papier à la police. Là, ce n’est pas pareil : jusque là, nous avions évité de payer 5000 Fcfa pour le tampon, cette année, même après de longues discussions, impossible. C’est « soit-disant » pour éviter d’aller acheter en ville un timbre fiscal de 5000 Fcfa !!!! Cela n’empêche, que nous n’avons pas de reçu et ce n’est pas inscrit sur l’imprimé, que nous avons payé cette somme là, donc pas de recours possible !!!!!

    La chaleur est bien là : nous roulerons pour la première fois les vitres ouvertes !!!!

    Vers 18h, arrêt bivouac à une cinquantaine de kilomètres de Diéma. Cette fois encore nous serons dans une zone arborée avec de nombreux puits. Il y a un village Peul avec bien sûr de nombreux troupeaux. Dès notre arrêt sous un karité, les hommes du village tout proche viendront nous rendre visite. 

    Nous ne parlons pas la même langue, la communication sera difficile, mais avec les gestes …. et notre installation, ils comprendront que nous dormirons là cette nuit. 

    Le soleil se couche, tout le monde rentre au village et nous ….. sommes bien dans « notre » brousse retrouvée ….. Il fait chaud, nous dormirons les vitres ouvertes avec les moustiquaires aux portières …..

     

    Vendredi 11 février

    Nous serons réveillés par les coqs, les ânes, les tourterelles, les calaos ….. comme d’habitude ! C’est bien !

    Puis reprise de la route vers Bamako. Nous constaterons une fois de plus le changement de végétation : plus les mêmes arbres, il n’y presque plus d’épineux ; les oiseaux sont plus nombreux …….Nous commencerons à voir les faux kapokiers en fleurs !

    A 30 km de Didiénni, 3 jeunes avec une voiture sur le bas-côté nous font de grands gestes pour nous arrêter. Ils ne sont pas armés, la voiture est chargée de matériaux de maçonnerie : en bons samaritains, nous nous arrêtons. Ils sont en panne, ils ont passé la nuit là, et souhaitent que nous les remorquions jusqu’à la ville la plus proche (Didiénni : 30 km). Ils ont un câble métallique que nous accrochons à la boule derrière et c’est parti ……. Lentement mais sûrement. Il faudra faire attention aux animaux qui traversent la route : nous ne pouvons pas freiner instantanément ! Plus loin, ce seront les charrettes et les camions ! Plusieurs fois le câble cassera, mais nous arriverons enfin à destination. Nous laisserons donc « nos naufragés » en ville où se trouvent de nombreux mécanos.

    Nous poursuivrons notre route vers Bamako. Nous ne pourrons pas y être avant 12h30. Nous prendrons donc le temps de manger, et serons en ville vers 14h30. Nous tenterons notre chance à l’ambassade du Burkina pour avoir les visas, c’est trop tard, il faudra revenir lundi matin.

    Nous avions décidé d’aller à l’auberge Djamillia où devait nous attendre Mamadou (connu à Ménata à Nouakchott). Là, pas de Mamadou (reparti en Mauritanie) et notre véhicule trop haut ne rentre pas dans la cour ! Nous repartirons donc au Campement de Kangaba après avoir fait quelques courses au Super Market.

    Il fait très chaud ! Arrivés au campement, nous nous offrons une Flag ! puis, installation et douche !!!! Les locaux sont fermés à clé et ce sont d’autres Français qui les ont ! Nous irons donc dans un autre bâtiment, en plus, là, il y a de l’eau chaude ! C’est alors que reviennent les Français avec les clés. Ce seront les présentations : ils ont un fourgon Master neuf (du 49) et reviennent du Pays Dogon.

    Un autre 4x4 français (du 48) arrive.

    Nous mangerons à côté de la voiture, les autres mangeront au restaurant.

    La soirée se terminera par de longues discussions avec les personnes du 49. En fait, nous nous étions déjà rencontrés l’année dernière au restaurant du camping d’El Ouatia, avec Coco et Michel ! Le monde est petit ! Eux aussi voyagent seuls ………

    Au moment d’aller se coucher : plus d’eau aux sanitaires !!! La pompe vient de tomber en panne !

     

    Samedi 12 février

    Il fait beau, il fait encore bon ! Ce sera le parcours du combattant à travers le campement pour trouver un point d’eau …..de ci de là, on en trouve un peu …….. Une pompe de rechange doit arriver de Bamako !

    Il y a la wifi, je me décide donc à me connecter. Connexion faible à côté de la voiture, je vais alors à la réception où la connexion est très bonne mais ……. Impossible d’aller sur internet. Après renseignements, là aussi le réseau est en panne et doit être réparé dans la journée ……. Attendons patiemment avec une bière bien fraîche ……. Nous sommes en Afrique !!!!

    La pompe sera réparée dans l’après-midi et nous aurons enfin de l’eau vers 18h !!! Quant à internet, tout dépend d’Orange !!! c’est le week-end, donc pas de réparation avant lundi matin. Dans la soirée nous aurons un coup de téléphone de Mathieu et Anaïs de Cognac, avec les jeunes et leur camping-car. Ils reviennent du Bukina et sont dans les environs. Nous convenons donc de nous retrouver ici demain midi.

     

    Dimanche 13 février

    Matinée tranquille, petit rangement, vaisselle, encore lessive etc ……

    Nous prendrons l’apéritif (liqueur de roses maison + jus de baobab) offert par Gérald et Paula (personnes du 49 en fourgon) quand arrivent les jeunes. Ce sont les retrouvailles enfin en Afrique, et c’est reparti pour un nouvel apéro ……. La discussion dure, nous mangeons ensemble. Nous passerons la fin de la journée à se raconter nos diverses aventures de voyage.

    Vers 18h arriveront 2 gros camions Suisses, ils partent pour l’Afrique du Sud !

    La soirée avec les jeunes de Cognac sera très agréable et longue …….

     

     

    Lundi 14 février

    Faux départ du campement. Nous irons à Bamako pour faire la demande de visas pour le Burkina et mettre le blog à jour …….

    Après avoir mis le blog à jour, nous mangerons dans les environs de l’ambassade du Burkina.

    Ce sera alors la recherche d’un distributeur pour retirer de l’argent !!!!

     

     

    Galère la circulation dans Bamako !

     

     

     

    A 14h45 nous aurons nos visas et reviendrons au campement après avoir fait le plein de gasoil et quelques courses.

    De retour au campement, nous retrouvons nos amis de Cognac avec qui nous finirons la soirée autour d’une salade de papaye et jouerons au « 6 qui prend » (têtes de bœufs) ! C’est un nouveau jeu de cartes, intéressant. Il faudra un temps d’adaptation puis …….. tout ira bien.

     

    Mardi 15 février

    Départ du campement après avoir fait le plein d’eau. Nous irons au bord du barrage de Sélingué (nous ne connaissons pas). Nous aurons les recommandations des gendarmes : pas prendre de photos !

     

     

    Ce n’est pas grave, de toute façon nous irons plus loin au bord de l’eau pour le repas de midi.

     

     

     

    Après réflexion, nous poursuivrons la piste pour découvrir les bords de la très grande retenue d’eau. Nous regarderons la carte et déciderons de continuer dans cette direction pour rejoindre Sikasso sans faire demi-tour. De ce fait, nous nous offrirons une courte croisière de 30 minutes sur un bac !

     

    Nous serons seuls sur le bac, et aurons le temps d’admirer le paysage. De l’autre côté, la piste est en mauvais état …. On en a vu d’autres !!!! 

     

    Puis ……. Les choses se compliqueront un peu. Sur la carte nous devrions aller vers le sud et la piste part  plein ouest ….. Nous interpellerons alors un homme sur une moto. Notre intuition était le bonne, nous ne sommes pas sur la bonne piste. Il faudra faire ½ tour ! Au village précédent nous n’avions pas vu une piste partant sur la gauche. Le motard nous y attend et nous indique la bonne direction. Il se fait tard, c’est l’heure de chercher un bivouac. Nous nous arrêterons sous des manguiers à la sortie d’un village. Pas plutôt arrêtés, arriveront les hommes des cases voisines. Il suffira de leur expliquer que nous dormirons là ce soir.

     

    Comme d’habitude, ils ne comprendront pas que nous dormons dans la brousse : « C’est dangereux !!! » De ce fait, ils nous enverront les enseignants parlant mieux le français. Nous aurons droit aux mêmes recommandations avec la promesse d’aller faire un tour à l’école le lendemain matin.

     

    Mercredi 16 février

    Chose promise, chose due : A 8h nous serons à l’école, nous y sommes attendus. Les enfants arrivent lentement car certains viennent de loin. Cela nous laisse le temps de faire le tour des classes avec le directeur, puis de poursuivre la discussion avec les autres enseignants.

     

     

    Mais à 9h, nous les quitterons pour les laisser travailler ……. Hum ! hum !

     

     

     

     

    Nous reprendrons notre « piste » qui nous mènera au goudron et poursuivrons notre chemin vers Sikasso où nous serons dans l’après-midi. Comme l’an passé, nous passerons la nuit aux chutes de Farako quelques kilomètres avant la frontière avec le Burkina. Installation, douche, lessive et dodo avec concert des oiseaux et grenouilles …… Nous sommes bien !

     

     

     

          

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Jeudi 17 février

    Nous serons réveillés par les oiseaux ……… c’est mieux que le réveil ! Puis ce sera la passage des frontières : sortie du Mali, rentrée au Burkina. Pas de problème, nous avons tous les papiers et le visa pour le Burkina pris à Bamako (moins cher de moitié qu’à la frontière !)

    Nous devions retrouver Fafa et Bernard à Sindou, mais pris par des obligations, ils sont repartis ce matin, ils nous ont laissé un mot au campement. Peut-être nous retrouverons nous à Gaoua ….. Inch Allah !

    Nous passerons donc l’après-midi au campement, bien à l’ombre, sous les manguiers et au milieu des anacardiers.

     

          

     

     

     

     

     

     

     

    Le soleil tombant, nous irons prendre quelques photos des magnifiques rochers tout proches.

     

    Vendredi 18 février

    Direction Banfora pour mettre le blog à jour et rencontrer des personnes contactées sur Voyage Forum.

    Nous y serons très bien reçus et y passerons le reste de la journée. 

    Demain nous partirons vers Gaoua à la « poursuite » de Fafa et Bernard que nous souhaitons vivement rencontrer en Afrique !

    Comme prévu nous passerons la journée avec Michel et Sali à Banfora.

     

     

    L’après-midi nous irons au bord du lac Tengrela : bien agréable, un peu de fraîcheur autour d’une bière …. Pas très fraîche !!!!

    La soirée se terminera chez eux avec de nombreuses discussions …….

     

    Samedi 19 février

    Nous recevrons un message de Fafa et Bernard : ils seront à Bobo ce soir. C’est donc un changement de programme pour nous, au lieu d’aller vers Gaoua, nous irons directement à Bobo. Nous y serons en fin de matinée. On commencera à faire quelques courses puis nous rechercherons le lieu de rendez-vous prévu à 18h. Impossible de trouver, quelques approximations seulement ….

     

    Nous irons donc manger sous les anacardiers dans la banlieue de Bobo, à l’ombre ….

     

    Là, nous y verrons de nombreux enfants courir dans tous les sens pour ramasser les pommes avec leur noix de cajou.

     

     

    Ils ont payé un droit d’entrer au gardien, gardent les pommes et lui donnent les noix de cajou à la sortie. Tout le monde est satisfait ainsi.

     

     

     

     

     

    15h30 nouveau message de Fafa et Bernard : nouveau point de ralliement : campement le Pacha. Nous les y retrouverons vers 16h30 : nous voici enfin réunis en Afrique autour d’une bonne bière bien fraîche !!!

    Les discussions vont bon train au sujet de nos différentes expériences, nous échangerons nos bons plans ….si bien que nous passerons la soirée ensemble autour de la même table …….. très agréable soirée !

     

     

     

     

    Dimanche 20 février

    Nos chemins se séparent …. Eux, remontant vers le Mali et nous ??? Nous déciderons d’aller à Bomborokuy, « notre » village, qui ne se trouve pas très loin. Nous y serons dans l’après midi. 

    Tout le monde nous reconnaît, et pensait que nous ne viendrions pas car nous sommes en « retard » par rapport aux autres années ….. Notre ami Oumarou se mettra en quête de trouver la clé de la maison que nous utilisons chaque fois. Vers 17h, nous nous installerons : grand déballage !!!!

    Ce soir, nous sommes fatigués et contrairement à ce que tout le monde nous demande, il n’y aura pas cinéma. La nuit sera bruyante : 2 mariages au village !!!!

     

    Lundi 21 février

    Nous sommes un peu comme chez nous, posés pour quelques jours. Ce sera jour de lessive, plein d’eau, distribution des médicaments au dispensaire (Le Major nous fera une lettre de remerciement pour le médecin généreux donateur de Bordeaux) Chacun à leur tour les personnes du voisinage viendront nous rendre visite, la journée passera vite ! Il fait très chaud, nous ferons la sieste ……..

    Le soir, comme promis : cinéma.

    Tout le quartier est là et ravi.

    Nous avons repris nos habitudes !

     

     

     

    Mardi 22 février

    Journée repos, terminée par la célèbre séance de cinéma : il y a de plus en plus de monde. Ils sont maintenant très organisés, viennent avec leur siège (petit banc ou caillou) et nous aident au rangement.

     

    Mercredi 23 février

    C’est décidé, je vais chez la coiffeuse pour me faire faire des tresses !!! L’installation, contrairement à ce que m’avait annoncé la coiffeuse, n’est pas très confortable : une natte et un tissu posé sur le sol caillouteux !!!

    La séance durera 3 heures. Aïe mes fesses !!! Il faut souffrir pour être « belle » !!! Mais le résultat est satisfaisant : pourvu que la coiffure tienne !!!

     

    Pendant ce temps, Jacques ira acheter un jambon de cochon (3000 Fcfa !!!) et fera quelques travaux sur la voiture : nettoyer le filtre décanteur de gasoil et faire ressouder une fois de plus le pot d’échappement qui ne résiste pas à la tôle ondulée!

    L’après-midi, après la sieste Papy ira voir Oumarou avec

    un jouet en bois acheté en Espagne, pensant que ça intéresserait les enfants et qu’ils essayeraient d’en fabriquer mais ….. non, ils se contentent de jouer avec ! 1° flop.

    2° flop : Oumarou demande à Jacques comment il avait fait pour filmer les fourmis du film d’hier soir : 1001 pattes !!!! Il n’a donc pas compris que c’étaient des dessins !!! C’est difficile de trouver des films que cette population comprenne !

     

    Jeudi 24 février

    On ira faire le plein d’eau : grand moment ! Quand nous arrivons au robinet, il n’y a personne. Un gamin arrive. On veut prendre de l’eau, mais elle ne coule pas, le robinet est fermé à clé. Nous attendrons donc l’arrivée de la clé. Au bout d’un long moment, nous demanderons qui a la fameuse clé ? et ……… le gamin sort la clé de sa poche ! Pourquoi ne l’avait-il pas sortie avant ? Nous ne saurons jamais !

    De retour à la maison, nouvelle lessive et activités rituelles d’une journée tranquille en Afrique !

    Le soir, cinéma : Spirit l’étalon des plaines : Super, et là, tout le monde a compris ( ou en partie) et a participé activement par des cris, des encouragements et des applaudissements !

     

    Vendredi 25 février

    Jour du grand marché (tous les 5 jours). 

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
         
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Après avoir fait les courses, j’achèterai du tissu pour me faire faire un robe (pour avoir moins chaud l’après-midi !) et vêtements pour nos petits enfants (jupes pour les filles et chemises pour les garçons). Il faudra aller chez la couturière : choix du modèle (difficile d’expliquer ce que l’on veut) et prise des mesures. Rendez-vous demain à 14h. On verra bien !!!! Pour les petits-enfants j’irai chez un autre couturier : là, ce sera le problème de la taille. Nous prendrons alors les mesures sur des enfants présents dans la boutique !!!!!

    Nous  passerons la matinée au village et de retour à la maison …. Surprise : nous retirons comme d’habitude le cadenas mais le verrou est fermé. Nous n’avons pas de clé ! Nous sommes dehors ! Grand émoi dans le quartier. Après petite enquête, personne n’a vu personne rentrer dans la cour ! Oumarou est vexé ! L’infirmière (ancienne locataire) arrive avec un trousseau de clés, mais elle n’a pas la clé du verrou. Elle aussi est très en colère. Personne ne comprend qui a pu faire une telle chose ! En définitive, Jacques défoncera le fameux verrou avec la massette et burin ! Nous revoilà dans nos murs, rien n’a bougé dans la maison ! Après toutes ces aventures, la fin de la journée sera calme ….. terminée par la fameuse séance de cinéma.

     

    Samedi 26 février

    Les batteries du panneau solaire sont de plus en plus faibles ! On consomme plus d’électricité que le panneau solaire peut fournir et nous venons de passer plusieurs jours à l'ombre. Il faut dire que le frigo tourne beaucoup avec cette chaleur (42° l’après-midi) et les séances de cinéma consomment aussi pas mal d’électricité . Nous déciderons donc de faire tourner la voiture pour recharger les batteries. Pour cela : aller à Nouna (100 km aller et retour) et donc mettre le blog à jour …. Si internet fonctionne ! On verra bien !

    En fait, la préparation du blog à la maison sera plus longue que prévue et nous repousserons le déplacement à Nouna demain.

    Fin de journée : repos ! suivi du cinéma le soir.

     

    Dimanche 27 février

    C’est le jour J : Nous irons à Nouna. Arrivés à la ville, il n’y a pas  d’électricité, donc pas de connexion ! Donc pas de blog à jour, ni de nouvelles. Nous en profiterons malgré tout pour faire quelques courses au marché et serons de retour à Bomborokuy vers 11h30

    La fin de la journée se terminera dans le plus grand calme surtout avec 42° de température et la soirée se finira par la séance de cinéma traditionnelle que tout le monde attend !

     

    Lundi 28 février

    Nous persévérons et retournons à Nouna. Là, tout d ‘abord, on nous dira que ce n’est pas ici, il faut aller au cyber à la sortie de la ville. Là, pas de connexion avant le 9 mars ! Nous retournerons donc au centre où nous étions au début. Nous pouvons voir enfin un responsable qui me demande de ma connecter en Wifi,, mais je ne reçois pas le réseau. Me voilà donc installée sur 2 chaises (1 pour moi, l'autre pour l'ordinateur) dans un bureau avec mon ordi connecté avec un câble. Je vais pouvoir enfin vous donner des nouvelles mais ce sera restreint car la connexion est très lente !

    A midi nous serons de retour à la maison à Bomborokuy.

    Après la sieste, nous irons au CIAM (à 4km) : centre de la mission catholique de formation des jeunes filles où elles apprennent la couture, la cuisine, la culture d’un potager etc ….  Tout pour devenir une bonne mère de famille. Nous demanderons à la responsable si elle veut bien accepter que l’on fasse une séance de cinéma pour les jeunes qui y sont pensionnaires. Elle est bien sûr d’accord mais il faut aller demander l’autorisation au curé. Nous y allons aussitôt. Il est 17h, c’est l’heure de la messe, il faudra revenir dans 30 mn. Pendant ce temps nous prendrons tout notre matériel : pour le cinéma et notre repas du soir. Nous reviendrons voir le curé à 17h45. Il est lui aussi d’accord mais nous demande quand même quel genre de film nous allons passer !!!! Nous lui proposons Kirikou, il est alors tout à fait partant, il viendra même assister à la projection.

    Nous voilà parti vers le CIAM, mais par une autre piste …. On sera obligé de demander notre chemin à un gamin ! On s’installera à proximité du centre pour manger avant l’installation du matériel pour la séance tant attendue par toutes filles. Tout se passera pour le mieux. A la fin, nous aurons droit à de nombreux et grands « merci ».

    Le retour de nuit sera également folklorique : arrivés au village, nous nous perdrons un peu dans les maisons …. Mais bien sûr, nous retrouverons, après quelques détours, notre maison.

     

    Mardi 1° mars

    Journée tranquille où j’en profiterai quand même pour faire un peu de ménage dans la voiture : elle en a grand besoin avec toute la poussière de la piste qui rentre !!!!

    Le soir nous retrouverons tous nos spectateurs pour le cinéma …. dont ils ont été privé hier !

     

    Mercredi 2 mars

    Grande lessive avant le départ prévu demain.

    Jour de marché : nous ferons quelques courses mais …. Impossible de trouver des fruits !!! tant pis, nous nous vengerons sur les crèmes au caramel Mont Blanc !

    Dernière soirée au village : cinéma + feu d’artifice.

    Soirée un peu gâchée :

    -         par la visite impromptue du propriétaire de la maison qui veut que l’on paye le verrou détruit par Jacques l’autre jour parce qu’il avait été fermé en notre absence par ???? on ne sait qui ! Etant donné ce que nous lui donnons pour la location de la semaine depuis plusieurs années, nous estimons qu’il est largement payé !

    -         suivi de l’apparition du garde forestier (nouveau dans le village) au moment du feu d’artifice pour nous signifier que nous risquions mettre le feu !!! alors que nous sommes au milieu de la piste et que nous faisons ainsi depuis plusieurs années !!!

    -         dernier incident : Jacques s’apercevra que l’on nous a subtilisé les 2 sandows servant à tenir le poteau sur lequel était fixé une partie du feu d’artifice.

    Une soirée bien commencée …. Mais bien mal terminée. Nous sommes très contrariés ! Jacques pour se calmer, ira boire du « dolo » chez des voisins et reviendra plus serein !

     

    Jeudi 3 mars

    C’est donc le grand rangement !

    Tout les voisins viendront nous dire « Au Revoir » en espérant nous revoir l’année prochaine ….

    A 10h nous sommes prêts. Nous partirons par une nouvelle piste en direction du nord-est vers un barrage où, paraît-il, il y a des bêtes sauvages ! Nous y serons à midi : effectivement barrage il y a, de l’eau également, beaucoup de gens, un camp de chasse,  mais pas de bêtes sauvages en vue…. Pas grave, nous poursuivrons notre chemin vers Tougan, puis Yako.

    A 17h arrêt bivouac, où la douche sera bienfaitrice : nous avons eu très chaud et beaucoup de poussière !

    Le soir, il fera encore chaud, nous dormirons la voiture ouverte !!!!

     

    Vendredi 4 mars

    Reprise de la piste. A quelques kilomètres après Yako, nous verrons un panneau indiquant un barrage à 2 km. Nous irons. Là, nous verrons de nombreux potagers et …. 2 crocodiles !

    A la fin du barrage nous demanderons notre route car la carte est très approximative ! Parfait, nous sommes sur la piste où nous risquons trouver des orpailleurs ! En fait, nous trouverons une mine d’or, bien sûr très surveillée et nous ne verrons rien. Seulement plus loin, quelques orpailleurs sur le bord de la piste agitent des tamis … mais pas de trace d’or !

    Notre objectif étant Kaya, nous suivrons les différentes pistes nous en rapprochant.

    Comme d’habitude, à 17h arrêt bivouac. Nous avons de nombreuses personnes aux alentours, pas trop proches malgré tout , nous permettant avant tout de nous doucher !!!! que c’est agréable !!!

    Là encore la nuit sera chaude !!!!

     

    Samedi 5 mars

    Debout 6h et déjà 28° !!!!

    Encore un peu de piste avant d’arriver à Kaya et vers 11h

    nous serons à Ouaga sur le parking de l’hôtel Ok Inn (1 seul véhicule anglais). Nous prendrons le temps de nous installer au mieux ….. Là encore la douche sera la bien venue, mais là, l’eau n’est plus comptée : quel bonheur !!!

    En principe, ici il y a la wifi, je vais donc essayer de vous faire passer toutes ces nouvelles …..

    Ca marche !

    Bon, j'ai réussi à remettre tout en place dans les articles précédents.

    Il se fait tard, Jacques vient me chercher, il s'inquiète !

    Il faut préparer le repas !

    Dans la soirée nous irons rendre visite à nos voisins :

    - dans la tente à côté, une jeune américaine (29 ans) qui voyage seule, sac à dos, et qui vient en Afrique pour "ouvrir les yeux sur le monde et en particulier sur l'Afrique". Elle n'a qu'une tente et se débrouille très bien tout en étant très prudente ! 

     

     

    - Dans le Land Rover 4x4, ce sont 2 Anglais qui terminent le tour de l'Afrique (par l'Est). Ils n'ont pas eu de problème majeur et sont ravis.

     

    Dimanche 6 mars

    Encore debout à 6h et encore 28° !!!!

    Ce sera une journée grand repos.

    Hier j'ai fait faire la lessive par un homme de l'hôtel : merci à lui, j'ai économisé de l'eau, de la fatigue et lui ..... a gagné quelques sous !

    Comme il fait très chaud, nous profiterons de l'accès à la douche pour se rafraîchir souvent ! J'en profiterai pour défaire ma belle coiffure : 3h pour la réalisation et 1h pour la défaire !

     

     

     

    Comment vont-être mes cheveux ?

     

     

     

     

     

    mais après un bon shampoing, j'ai retrouvé ma tête initiale !

    Après-midi sous une paillote à côté de la piscine avec la wifi, ce qui me permettra de vous donner la suite des nouvelles.

     

    Lundi 7 mars

    Encore un jour de repos. Il fait toujours très chaud ! Heureusement que nous pouvons aller sous la douche autant de fois que nous le souhaitons ! Nous en abusons même !!!!

    Pendant que j'étais entrain de mettre le blog à jour, 2 nouveaux 4x4 sont arrivés : un Patrol polonais et un Land hollandais. Les Polonais finissent leur tour de l'Afrique (ils sont passés par l'est et remonte par l'ouest, alors que les Hollandais partent de l'ouest pour terminer par l'est !!!! Bonne chance à eux !

    Nous terminerons la soirée par de nouvelles discussions avec la jeune Américaine ....

    Dans la nuit, il tombera quelques gouttes de pluie ! le temps de tout rentrer et la pluie cessera !

     

    Mardi 8 mars

    A 6h30 il fait déjà 30° !!!

    Avant le départ : grand rangement, plein d'eau et dernière douche !!!

    Nous ferons quelques courses avant de reprendre notre périple vers l'est.

    A 16h nous serons à Tenkodogo. Nous ne verrons pas le peintre que nous voyons tous les ans, il est parti au Ghana chercher des pièces auto, par contre nous reverrons le tôlier et le mécano. Tout le monde se souvient des bons moments que nous avons passés ensemble en 2007 lors de notre accident.

    Après avoir fait une pause dans une buvette avec une bière bien fraîche, nous partirons à la recherche d'un bivouac pour la nuit. En définitive, nous serons entre une école et un hameau sous un néré avec ses pompons rouges. Nous sommes bien, les visites des voisins seront brèves.

     

    Mercredi 9 mars

    Nous poursuivrons la route en passant à travers de nombreuses rizières : tout est vert et bien irrigué.

    Dans les petits villages que nous traversons, il y a de l'animation : en fait, les écoles sont en grèves et les enfants avec leurs maîtres font des marches !!!! Nous serons alors arrêtés à Tiébélé où la manifestation est un peu plus importante. Nous ferons donc le tour du village en attendant que tout le monde se disperse.

     

     

    Nous continuerons vers Pö en passant par la montagne : petite piste tranquille, bien agréable.

    Il fait très chaud, nous nous arrêterons souvent pour boire ! Les flacons d'anthésite défilent !!!

    Ce soir encore la douche (sous un karité) sera la bienvenue, mais il y a beaucoup de moucherons qui perturbent notre sérénité ! La nuit tombée, ce sera le vrai bonheur : il fait bon, le ciel est étoilé ...

     

    Jeudi 10 mars

    Avant de repartir, comme tous les matins Jacques regonflera les 2 roues qui ont une crevaison lente.

    En passant à Léo, nous ferons quelques courses, puis repas au bord de la piste. Un vieux avec son vélo chargé de bois et son chien viendra s'asseoir à côté de nous, nous demandera à boire pour lui et son chien. Après avoir repris des forces, il poursuivra son chemin. 3 jeunes arriveront alors, mais eux seront plus présents, il faudra insister pour qu'ils partent un peu plus loin. Mais c'est tous les jours la même chose !

    Après être passés à Diébougou, nous arriverons en fin d'après-midi à Gaoua : pays Lobi. les habitations ne sont pas les mêmes, les gens boivent le dolo depuis la matin de bonne heure jusqu'au soir .... et chose nouvelle que j'ai remarquée : le linge sèche sur des fils ! d'habitude, il est posé à même le sol ou sur des arbustes.

    Après avoir bu une bière bien fraîche, nous prendrons la piste vers Banfora pour trouver un bivouac. Nous prendrons une piste annexe, mais déjà les gamins sont là et pénibles !!!! nous partirons plus loin et là nous nous poserons .... bien sûr à côté d'un arbre ! Nous déballerons toutes nos affaires (on s'étale un peu !) et ce sera la douche !!! Après Jacques, c'est mon tour, quand un homme arrive ! Jacques lui fait signe de partir. je pense que ça ne lui a pas plu car aussitôt, il a allumé un feu au pied d'un arbre. Papy voyant les flammes, se précipite mais l'homme (pas très courageux) s'est enfui très vite et Jacques a pu éteindre le feu ! Tout va bien maintenant et nous pourrons profiter d'une nouvelle bonne soirée.

     

    Vendredi 11 mars

    Regonflage des roues avant le départ vers Banfora.

    La piste n'est pas très bonne !!!! Le pot d'échappement ne supporte pas. Nous chercherons donc dans chaque village traversé, un forgeron pour nous faire une pièce de fixation solide mais ..... pas de forgeron pas même celui que nous connaissions (il y a déjà 5 ans !!!) à Tiéfora : il est dans une autre village !

    Nous attendrons donc Banfora.

    Là, nous trouverons un fabricant de portails métalliques qui nous fera une pièce fixée au châssis qui j'espère maintenant résistera à la tôle ondulée des pistes !

     

     

     

     

     

     

     

     

    Coup de téléphone à Michel et Saly : ils sont là, viennent nous rejoindre avec leurs amis et nous irons nous rafraîchir sous les arbres du côté des dômes. Pas possible d'aller sous les arbres en bas de la cascade sans payer 1000F par personne !! Là, il y a de l'air, il fait bon, nous sommes bien.

    Nous passerons donc la soirée et la nuit chez eux.

    Une fois encore dans la nuit, quelques gouttes de pluie !!!!! mais vraiment pas grand chose, juste pour rafraîchir !

     

    Samedi 12 mars

    Nous sommes encore chez Michel et Saly. Nous profitons de leur hospitalité pour faire un peu de lessive, mettre le blog à jour et Jacques ira chercher un tôlier pour essayer de faire réparer la serrure du hayon arrière qui a de plus en plus de mal à s'ouvrir ! Voilà c'est fait, la serrure fonctionne bien, on peut même fermer à clé !!!!

    Nous passerons l'après-midi à la piscine du Cascade Palace Hôtel. Quel bonheur ! l'eau est propre, bonne, tout pour être heureux ! Nous y rencontrerons Sylvain et Liane (2 Français installés maintenant à Banfora et font partie d’une association qui construit des écoles en brousse). Nous avions déjà discuté avec eux par l'intermédiaire d'internet. Nous serons invités à aller prendre l'apéritif chez eux le soir. Là aussi les discussions iront bon train ! Nouvelle très bonne soirée.

    De retour chez Michel et Saly, l'orage gronde ..... Dans la nuit il tombera une bonne averse. Pas grave, tout est à l'abri ! en plus l'air devient plus frais !!!! ça fait du bien !

     

    Dimanche 13 mars

    Ce matin on respire ! il ne fait que 22° !

    Après une petite visite de la maison en construction de Michel et Saly, Jacques se décidera à regarder de plus près la roue qui se dégonfle souvent. Il mettra donc la voiture sur le cric et injectera de la mousse dans le pneu pour boucher la fuite. Il faut maintenant faire tourner la roue (20km). Tout ceci se fera sur place, la voiture toujours sur le cric ! J'espère que maintenant le problème sera résolu.

    Demain nous reprendrons la route vers le Mali (il faut que l'on sorte avant le 16), puis ce sera la remontée lente ..... vers la France.

     

    Lundi 14 mars

    Nous quitterons donc Michel et Saly vers 10h puis ferons quelques courses avant de prendre la piste direction le nord ! Peu après Orodarat, nous mangerons dans une exploitation de manguiers : bien agréable pour l’ombre !

     

     

    Poursuite de notre chemin à travers de nombreux villages où il y a des marchés : difficile de se frayer un chemin, tout le monde est au milieu de la piste !

     

     

     

    Le soir, nous aurons quelques difficultés à nous trouver un bon bivouac : des maisons partout ou des bois impénétrables. Nous nous décidons et nous posons enfin : installation douche etc … Avant de se coucher nous préparerons le scénario orage car le ciel est menaçant comme tous ces jours-ci d’ailleurs (il paraît que ce sont «les pluies des mangues » !).

    Dans la nuit Jacques aura besoin de se lever et en marchant, a entendu un bruit de souffle (chiiiiiiii) venant de dessous la voiture ????? il mettra ses lunettes, prendra la lampe torche mais ….. rien ! Nous ne saurons jamais ce que c’était. Nous avons eu simplement une petite frayeur !

     

    Mardi 15 mars

    Nous avions bien fait de prévoir la pluie car dans la nuit il a fait orage : beaucoup d’éclairs, de bruit, mais peu de pluie. Au réveil tout est sec !

    Reprise de notre route vers le nord : On ne sait pas trop où, car nous n’avons rien vu, nous raterons un embranchement.

    De ce fait nous nous retrouverons sur une piste inondée par endroit

     

     

     

     

     

     

    et de plus en plus étroite pour se terminer par une piste à vélo !!!! 

     

    Nous demanderons notre chemin dans tous les villages, puis toutes les maisons, puis à toutes les personnes rencontrées. Nous sommes bien dans la bonne direction. A première vue, ils n’ont pas souvent vu de voiture sur cette piste ! Nous arriverons malgré tout à Faramana, ville frontière avec le Mali.

    A 12h30 nous aurons fini les formalités de sortie du Burkina et d’entrée au Mali (nous avions un visa double entrée pris à Nouakchott à l’aller). Il ne restera plus qu’à faire tamponner le laisser-passer pour la voiture (5000 Fcfa à la douane) par la police à Koutiala (91km). Nous prendrons donc le temps de manger avant.

    A 15h30 nous serons au commissariat de la dite ville. Comme d’habitude maintenant au Mali, Monsieur le policier prendra son rôle très au sérieux : viendra vérifier le numéro de la voiture, ne trouvera pas le contrôle technique sur la carte grise (il faudra qu’on lui montre), trouvera que Jacques ne marche pas droit (hi ! hi ! ) et voudra le faire souffler dans le ballon !!!! mais il refusera ! Tout cela pour demander ???? de l’argent : 2000 f cfa + 3000 Fcfa mais Jacques ne donnera que 2000 Fcfa ! On repartira avec les recommandations d’usage : attention !

    Le soir se terminera par un bivouac (sans visiteurs) sous un néré avec une bonne douche et un bon repos bien mérité.

     

    Mercredi 16 mars

    A chaque jour sa nouvelle aventure : Nous prendrons une piste direction toujours plein nord. A moment donné il faut traverser la rivière Bani. Sur la carte, il semblerait qu’il y ait un pont mais … arrivés au bord de la rivière, il faut prendre un bac pour faire 60 mètres.

    Nous nous présenterons au bac avec une autre voiture. Avant de monter, comme d’habitude, nous demanderons le prix : la personne de l’autre voiture nous annoncera : 10000 Fcfa !!! quelle surprise, c’est impossible de payer cette somme pour une si petite traversée. Nous refuserons de monter et reviendrons au village pour voir une autorité et demander le vrai tarif. A force de parler aux gens de notre mécontentement, le chef du village viendra nous voir et trouvera, lui aussi, cette somme excessive. Il ira voir le pilote du bac et après un débat houleux nous finirons par traverser pour 2500 Fcfa !!! On apprendra que la personne qui voulait monter avec nous au début, était le sous-préfet et que c’était lui qui avait fait le prix !!!!!

    Bien sûr nous avons remercié le chef du village de son intervention. Il était très mécontent de ce qui nous était arrivé.

     

     

     

     

     

     

     

    Il est midi passé, pour nous remettre de nos émotions, nous nous arrêterons plus loin pour manger.

    A 14h15, nous aurons retrouvé le goudron direction Bamako.

    Un peu avant la capitale, nous connaissons un bon coin pour le bivouac sous des anacardiers après avoir pris une piste dans une exploitation de manguiers.

    Comme d’habitude nous profiterons d’une très agréable soirée sous un ciel étoilé et le chant des oiseaux …. comme nous aimons ….

    Jacques en profitera pour faire griller des arachides avec le barbecue !

    Pas mal, mais il n'est pas tout à fait satisfait.

     

     

    Jeudi 17 mars

    Nous serons à Bamako vers 10h : nous ferons les courses d’usage avant de revenir au campement Kangaba pour y passer la journée. Là, nous y ferons la lessive, le plein d’eau, un peu de ménage, diverses bidouilles et mettrons le blog à jour.

    Demain nous poursuivrons notre lente remontée …..

     

    Vendredi 18 mars

    Nous quitterons le campement vers 10h et prendrons la direction de Sibi : région du Mali que nous ne connaissons pas. Le paysage est beau (Monts Manding) mais grisé par l’harmattan.

     

     

     

     

    Après Sibi et le repas,

    nous partirons sur les piste de la « ruée vers l’or » ! En effet, nos amis Michel et Coco ont découvert un village d’orpailleurs dans le secteur et nous ont donné le point GPS. C’est parti donc à la recherche de ce village !

    Petit à petit la piste se dégrade, nous traverserons plusieurs petits villages très sympathiques,

     

    nous verrons même un « semblant » de cascade mais l’eau est stagnante. Papy y mettra quand même les pieds : il fait chaud, il ne peut pas résister !

     

     

     

     

    A la sortie d’un village, nous nous arrêterons sous un manguier . Des enfants et un homme viendront nous voir pour savoir si tout va bien. C’est un instituteur du village. Nous aurons ainsi des explications sur un arbre dont le fruit ressemble à une semelle de chaussure, puis nous parlerons école bien sûr. Il a une classe à double cour (les 2 premières classes) avec 82 élèves !!!!!!! Quel courage et quel mérite !

    Nous repartirons quelques kilomètres plus loin pour le bivouac. Nous serons ainsi plus au calme et pourrons profiter pleinement de la brousse, des oiseaux, de la lune et des étoiles : nous sommes bien au milieu de la nature !

     

    Samedi 19 mars

    Nous ne sommes qu’à 16 km du point GPS et là les choses vont se compliquer ! Nous nous trouverons face à 3 pistes. Laquelle prendre ? Nous choisissons bien sûr celle qui va directement vers le point GPS. Elle est complètement défoncée. Pensant que nous nous sommes trompés, nous ferons demi-tour et prendrons celle de droite en espérant qu’elle virera vers la gauche …. Mais petit à petit celle-ci aussi est en très mauvais état et ne va pas du tout où nous voudrions aller. Après renseignements pris auprès de personnes rencontrées sur la piste, il s’avèrera qu’elle part directement vers le nord, vers Néguela. Tant pis, trop tard pour faire demi tour. Nous verrons plus tard. Plus nous avançons, plus la piste est défoncée,

    et devient trialisante : cailloux de latérite, marches, montées, descentes, passages de ruisseau (à sec bien sûr) etc … !!!!

    Nous irons très lentement pour ménager notre monture, traverserons des forêts de bambous 

    et trouverons le chemin très long !

     

     

     

    A midi nous serons  à 35 km du goudron. Encore plus de 2h d’enfer et cette fois ci dans la « farine » !

    15h25 oufff !!!! nous serons sur la route en direction de Kita. Quel bonheur, la voiture ne part plus dans tous les sens : la pauvre !

    16h25, nous nous arrêterons pour le bivouac : nous avons besoin de repos. Comme à chaque fois : nous commencerons par le ménage de notre espace de vie et ce soir, nous sortirons la « girafe » (cabine de douche).

    Quel bonheur après une si rude journée de pouvoir se décrasser et se relaxer ! Mais voilà, la journée n’est pas finie : au moment de vouloir prendre de l’eau du réservoir avec la pompe, l’interrupteur ne fonctionne plus. Voilà donc Papy entrain de bidouiller un interrupteur dans une veille boîte de pellicule photo (il ne faut rien jeter). ½ heure plus tard, je peux prendre de l’eau. Bravo Papy !

     

     

     

    Après un repas léger le sommeil arrivera vite : nous l’avons bien mérité !

     

    Dimanche 20 mars

    Grande discussion : que faisons nous ? Jacques émettra le souhait de passer à Kita et de poursuivre notre recherche du village d’orpailleurs par une autre piste. Nous repartirons donc sur Sirakoro. La piste est bien meilleure . Arrivés à Goro (89 km de Kita) nous demanderons notre chemin car il y a comme souvent plusieurs pistes … Nous ne sommes plus qu’à 24 km de notre point GPS ! Youpi ! Mais voilà, une fois encore la piste se dégrade fortement, devient plus étroite. Il semblerait qu’il ne passe que des vélos ou des motos, mais lentement et sûrement nous avancerons …. Nous n’atteindrons pas encore ce soir notre but. Bivouac dans la super la brousse !!!

     

    Lundi 21 mars

    Nous reprendrons notre piste « infernale » et enfin à 10h15

    nous découvrirons le fameux village

    et tomberons par hasard sur un homme entrain de peser quoi ???? de l’or !!! je n’en avais jamais vu de cette sorte.

     

     

     

     

     

         

     

     

    Nous demanderons alors où se trouvent les orpailleurs. Vous ne le croirez pas, c’est encore à 2km et pas de chance, aujourd’hui lundi est un jour férié, ils ne travaillent pas. Qu’à cela ne tienne, nous irons malgré tout sur le site où se trouvent les innombrables puits. C’est impressionnant, ils sont très profonds !

     

     

     

     

    Quel travail ! Mais il paraît qu’il y a ici beaucoup d’or !

     

     

    Une fois cette courte visite faite, nous poursuivrons notre chemin et terminerons le triangle commencé 2 jours plus tôt. Nous retrouverons ainsi la fameuse intersection de vendredi et y arriverons par la 3° piste que nous n’avions pas prise !

    Dans l’après-midi nous serons de retour à Sibi et bivouaquerons un peu après sur une piste rejoignant au sud Bankounara (près du fleuve Niger)

     

    Mardi 22 mars

    Retour donc à Bamako, nous avons pris toutes les piste qui remontent et comme elles sont très mauvaises, nous resterons sur le goudron pour aujourd’hui ! Tout se passe pour le mieux jusqu’au moment, où à la sortie de Bamako vers Kati (par la route qui suit la voie ferrée en bas) deux hommes en motos nous font signe de nous arrêter en nous montrant une carte de police. Ils sont en civil, nous stoppons sur le bas-côté. Une homme descend, nous remontre sa carte, nous demande les « documents » de la voiture et nous demande 60000Fcfa de contravention pour refus d’obtempérer à un ordre quelques kilomètres avant. Vous imaginez bien que nous sommes très surpris : où ? quand ? comment ? surtout que nous sommes très prudents connaissant la police africaine !!!! Nous refusons de payer cette somme là, surtout que nous n’avons aucune preuve du délit. Que faire ? Nous essayons de discuter. Nous aurons droit aux menaces de prison, de mise en fourrière du véhicule etc …Au bout de 20 minutes, nous essaierons alors de négocier à l’amiable : cela se terminera quand même en donnant 40€ + 10000 Fcfa !!!! cher payer pour une infraction imaginaire …..

    Nous voilà donc reparti en se posant toujours des questions. Grande intersection plus loin, en haut de Kati, la police à nouveau nous arrête ! Judicieusement, avant même que le policier nous demande quelque chose, Jacques racontera notre histoire survenue quelques kilomètres avant. C’est alors que nous apprendrons qu’en fait, c’étaient des faux policiers, qu’ils opèrent dans le secteur depuis 72 heures, ça fait trois fois que des personnes se plaignent ! Une fois de plus, et malgré notre expérience, nous nous sommes faits avoir ! Papy ne le digèrera que très mal. Plus loin, au contrôle de Kati, nous apprendrons également par un autre policier qu’ils connaissent le problème et en plus que les contraventions n’excèdent pas 20000Fcfa et encore il faut que ce soit très grave ! A bon entendeur salut !

    Après le péage, nous reprendrons nos esprits avec une bonne omelette !!! avant de poursuivre notre route vers Kita.

    Nous tournons en rond, mais avons décidé de remonter vers Kayes.

     

     

     

     

     

     

     

    Nous nous arrêterons pour le bivouac avant d’arriver en ville. Demain nous tâcherons de trouver un cyber pour vous donner des nouvelles et mettre le blog à jour.

     

    Mercredi 23 mars

    10h nous sommes à Kita dans un cyber mais ….. c’est très lent. Je vais quand même essayer de vous donner des nouvelles…. mais vous n'aurez pas les photos cette fois!

    Donc après la pénible séance de cyber à Kita, nous ferons des courses avant de prendre la piste pour plusieurs jours …… car nous avons décidé de repasser par les chutes de Gouina que nous n’avons pas refaites depuis 2004. Direction donc le nord-ouest. Bien sûr, à la sortie de la ville on nous demande de payer 1000 Fcfa, mais nous refuserons, il n’y a pas de raison : il y a 4 jours on n’avait rien payé, pourquoi cette fois-ci ?

    La piste sillonne des collines de rochers :

     

     

     

     

    le bivouac va être difficile !!! Finalement nous trouverons un gros arbre en bordure d’un champ où nous serons très bien. Au coucher du soleil, nous aurons le spectacle des oiseaux venant au sol picorer les graines restantes.

     

    Jeudi 24 mars

    Nous devenons des champions du pliage de la « girafe » !!! aujourd’hui, du premier coup !!!

    Plus loin sur la piste menant à Manantali, nous croiserons un fourgon Mercedes : ce sont des Français (du 31).

    Bien sûr, nous nous arrêterons, discuterons, et boirons une bière ensemble. Ils sont contents de leur voyage et vont au Bénin. Ils nous connaissent de par internet. Le monde est petit ! Depuis le temps que nous n’avions pas vu de voyageurs Français, ça fait plaisir !

    Peu après nous serons au barrage de Manantali, mais pas de coin agréable, calme, pour se poser. Nous poursuivrons donc notre chemin ….

    Nous serons obligés de nous arrêter souvent pour boire car il fait très chaud.

    La piste suit la rivière Bafing, nous trouverons donc de l’ombre sous les manguiers ….. comme souvent !

     

     

     

    Juste avant d’arriver à Mahina, le Bafing est accessible, nous nous empresserons d’y mettre les pieds dedans ! Quel plaisir !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Puis quelques mètres plus loin, nous nous poserons pour le bivouac …. Où ? …. Sous des manguiers ! Là aussi il y a de nombreux oiseaux …. Mais les mangues ne sont pas encore mûres ici ! Tant pis !

     

    Vendredi 25 mars

    Direction Mahina, mais à l’entrée nous raterons la piste qui traverse le fleuve. Ce ne sera que quelques kilomètres plus loin, que trouvant que nous n’allions pas dans la bonne direction, nous demanderons une fois de plus où se trouve la bonne piste. Il faudra, bien sûr, faire demi-tour et cette fois-ci, nous traverserons le fleuve sur le pont de la voie ferrée !!! c’est folklorique !

     

    Arrivés de l’autre côté, un homme nous stoppera pour nous demander de payer 5000 Fcfa. C’est tellement gros, que nous rions …. et lui aussi …. C’est bon, nous repartons ….

    Nous ferons quelques courses et le plein d’eau avant d’affronter la piste « infernale » vers les chutes de Gouina. Nous la connaissons bien : en 2004, nous y avions cassé les lames de suspension ! Cette fois-ci, nous sommes seuls et nous avançerons à notre allure, c’est à dire très lentement pour ménager notre monture

     

    et en plus il fait très chaud !

     

     

     

     

    Au passage le plus difficile,

     

     

     

     

     

     

     

     

    il y a quelques cases et un homme viendra nous guider et nous aidera à trouver la bonne sortie pour repasser les rails. 

    Et oui, il faut être entre le fleuve (Sénégal) et la voie-ferrée.

    Il y a tellement d’intersections de chemins, qu’il est difficile de trouver le bon !

    A 16h30 : arrivée au chutes !!!! C’est la récompense.

    Avant toute chose : ploufffff dans l’eau ! Quel bonheur !

     

     

     

    Il fait encore très chaud : à 20h30, il faisait 38° !

    Nous décidons de rester là au moins un jour ! Donc, installation et repos …..

     

    Samedi 26 mars

    Comme il n’y a pas d’ombre, nous mettrons le auvent et Papy fabriquera un abri sur le côté, ainsi la voiture sera un peu moins chaude !

    Après ce sera le bonheur : lessive dans le fleuve, assise dans l’eau !!!

     

     

    Toute la journée sera rythmée par de nombreuses trempettes et du repos ! En plus, nous avons eu droit au « gardien » percepteur qui nous fera payer le droit de visite : 500 Fcfa par personne. Raison de plus pour en profiter, il faut longtemps pour visiter !!!!


     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dimanche 27 mars

    A 8h30 arrive un fourgon Mercedes français du 52 : ce sont 3 rastas qui viennent chercher de l’eau. Ils ne sont pas très causants !!!! tant pis. Le voyant des batteries solaires est rouge (le panneau hier à l’ombre et le frigo qui tourne beaucoup !), nous déciderons donc de repartir. C’est le grand rangement avant de reprendre la piste.

    Un peu plus loin, nous retrouverons le fourgon Mercedes avec 3 autres d’ailleurs : de nombreux rastas qui sont installés là pour quelques jours avec camion sono s’il vous plait ! …. au milieu de quelques cases . Ils doivent y organiser une kermesse !!!!…. Pas très causants eux non plus.

    Nous poursuivrons notre chemin (pas toujours facile) mais moins difficile que la veille….. qui suit le fleuve.

     

     

              

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A 14h15, il fait trop chaud, nous nous arrêterons pour le bivouac …. sous des manguiers …

    Nous passerons ainsi l’après-midi à l’ombre ….. suivi de la douche bienfaitrice !

     

    Lundi 28 mars

    Passage par Kayes : la piste est encore longue, nous ferons donc à nouveau des courses, le plein de gasoil et d’eau.

    Nous voudrions changer d’itinéraire en passant par Sélibabi et suivre le fleuve côté mauritanien.

     

     

     

     

             

     

     

     

     

     

     

     

    Nous serons au poste frontière (malien) à Aourou à 15h30. Passage par la police, la gendarmerie et la douane.

    8km plus loin : arrêt pour la nuit sous un baobab : enfin ! Nous sommes loin de la piste et personne ne nous voit le soir, pas de lumière … incognitos !

     

    Mardi 29 mars

    Il fait encore très chaud, le soleil est voilé ….

    Nous n’aurons pas le temps de finir notre toilette car de nombreuses abeilles ont trouvé l’eau des bassines ! Vite fait, nous rangerons tout et partirons plus loin terminer nos ablutions.

    Maintenant, il faut trouver la piste pour passer en Mauritanie. Heureusement, nous trouverons un véhicule malien allant dans notre direction. Au village suivant, il s’arrêtera pour faire se désaltérer ses passagers, c’est alors que nous apprendrons qu’ils vont exactement où nous voulons aller. Le chauffeur et son passager le plus âgés nous proposerons donc de les suivre. Ils nous mèneront ainsi jusqu’au poste militaire avant le passage en Mauritanie. Merci messieurs !

    A 10h10, nous serons donc à Bouly en Mauritanie. Nous le voyons de suite, nous passons dans les ordures ... les villages et les villes sont très sales : c'est impressionnant ! Je n'ai pas osé faire de photos !

    Passage à la police : nous avons nos visas, donc pas de problème, mais pas de poste de douane : nous verrons à Sélibabi. Nous y serons à 14h20.

    Il fait très chaud, et il semblerait que personne ne veuille travailler !

    Nous passerons :

    -         par la sûreté : ils ne veulent pas de nous, il faut aller au commissariat

    -         par la gendarmerie : idem

    -         au commissariat : il faut attendre le chef (qui doit faire la sieste) pour simplement regarder les papiers

    -         puis la douane pour le véhicule. Il est alors 15h30, c’est fermé. Un douanier passe en civil et nous dit qu’il faudra aller à Kaedi pour régulariser les papiers du véhicule, il ne peut pas le faire !!!!!

    Nous reprendrons la route sans aucunes traces pour nous, (eux ont des fiches) de notre entrée en Mauritanie !

    Une heure plus tard : arrêt bivouac avec tout le rituel ……

    La nuit tombant, nous ferons, comme d’habitude le lit et installerons la moustiquaire quand ….Papy, dans le noir, ne verra pas la corde qu’il avait lui-même mise pour aérer la literie, et se blessera à l’œil gauche. Panique, il a très mal ! J’ai du liquide pour nettoyer l’œil, lui donne un anti-douleur et on essaye de dormir. Inutile de vous dire que la tête travaille dur ! Que faire, loin de tout ? Tout y passe …. De toute façon, il va falloir que « j’assure » au maximum ! donc, il faut que je dorme !

    Au milieu de la nuit, je lui fabriquerai un bandeau avec une gaze et un bout de tissu africain pour qu’il puisse garder l’œil fermé, ne pas le bouger et le mettre à l’abri de la poussière. La nuit se passe ….

     

    Mercredi 30 mars

    L’œil de Papy est toujours douloureux. Je renouvellerai donc les soins comme hier soir en attendant de consulter un médecin.

    C’est parti, je suis au volant et Papy se laissera conduire en aveugle : s’il ouvre le « bon » œil, l’autre bouge et lui fait mal. J’essaye de faire de mon mieux et jusque là, il ne trouvera rien à redire !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A 11h30, nous serons à Wompoo au bord du fleuve. Passage à la police, et pendant l’enregistrement de nos papiers, nous irons 100m plus loin au centre de santé. Nous serons reçu par un infirmier. Il n’y a pas de saignement, juste une très grosse irritation. Il faut que Jacques prennent des anti-biotiques (que nous avons), il nous donne une pommade ophtalmique à mettre 2 fois par jour et si douleur prendre du paracétamol. Il faudra consulter un spécialiste à l’hôpital de Kaedi. Avant de repartir, il nous amènera rendre visite au Maire. Chose fut faite, il souhaitera du soulagement à Jacques et un bon voyage. Nous récupèrerons nos passeports à la police et reprendrons la route vers Kaedi.

    Evidemment au bivouac du soir, je prendrai le temps de prodiguer les soins à la lettre à Papy. Il souffre encore, mais le paracétamol le calme, heureusement. Il n’a pas trop le moral ! Moi, je n’ai pas le temps, il faut tout faire, j’assure, je fais ce que je peux !

     

    Jeudi 31 mars

    Il semblerait que ça aille un peu mieux : d’un côté le bandeau (comme un pirate !) et maintenant l’autre œil ouvert.

    La piste suit le bord du fleuve et Jacques y voit un peu !!!! C’est que je vais avoir droit aux commentaires sur ma conduite. J’essaie de ne pas trop le secouer … mais pour lui, je ne vais pas assez vite ! Cela n’empêchera pas d’arriver à l’hôpital de Kaedi à 15h15. Le spécialiste est parti à 15h, mais le médecin de garde regarde l’œil : même constat : cela ne semble pas très grave : continuer les anti-biotiques et changer la pommade, cette fois-ci c’est un corticoïde. Je vais donc chercher le médicament en question à la pharmacie en face pour lui en mettre dès ce soir.

    Il faut maintenant trouver la direction des douanes : il est 15h30 et tout est fermé ! Nous n’avons toujours pas notre engagement sur l’honneur de non vente du véhicule …. Tant pis … on verra à Nouakchott !

    Nous prendrons quand même l’assurance. Nous tombons sur une personne très aimable qui me donnera l’autorisation d’utiliser son ordinateur pour consulter ma messagerie le temps qu’il fasse les papiers. Merci Monsieur !

    Vu l’heure, nous chercherons une auberge ou un campement ; mais ne trouverons rien. Comme d’habitude, nous retournerons donc dans « notre » brousse où nous sommes si bien !

    Jacques semble un plus rassuré et va mieux.

    Nous sommes en Mauritanie et nous retrouvons les « cram-cram » ! Aïe ! ça pique !

    Au moment de nous installer, la voiture nous fait « un caca nerveux » : elle ne veut plus démarrer sur les batteries moteur !!! Que se passe t-il ? On ouvre le capot, Jacques touche tout le réseau électrique et ….. par miracle, tout re-fonctionne !!! On ne saura pas ce qui s’est passé une fois de plus ! mais l’essentiel c’est que ça marche !

    La fin de la soirée sera plus calme.

     

    Vendredi 1 avril

    Nous sommes sur le goudron, nous allons aller plus vite et Jacques va mieux. Je roule à 80km/h et il nous semble rouler très vite, ça fait drôle ! Il faut dire qu’il y a bien longtemps que nous sommes sur les pistes …..

    Il fait toujours aussi chaud et le vent est fort, souvent avec du sable.

    Nous ne pourrons pas nous installer comme d’habitude pour le repas de midi. On se contentera d’une salade de papaye préparée hier soir, mangée dans la voiture.

    Les kilomètres filent, Nouakchott n’est plus très loin, alors on (je) fonce … Il nous tarde d’arriver à la capitale. Il fait très chaud ! encore 43° ! mais à 60 km de l’arrivée la température descend progressivement pour atteindre  23° en ville à 16h15 !!!

    Nous irons directement à Jéloua (chez Oivia) où nous prendrons une chambre climatisée : le luxe !!! En fait, pas besoin de clim, nous sommes obligés de mettre des manches. Mais la priorité est une bonne douche et un bon jus de fruits.

    Pour continuer dans le luxe, nous irons chercher (à côté) une pizza aux fruits de mer pour le repas du soir.

    Inutile de vous dire que le sommeil n’a pas été long à venir ….

     

    Samedi 2 avril

    Ce sera « grasse matinée » : moi debout à 7h30 et Jacques à 8h30 !

    Petit déjeuner avec croissant, ménage de la voiture, courses essentielles au petit super-marché tout proche, Jacques sur internet, seront les occupations de la matinée ….

    Papy va mieux, il ne souffre plus, n’a plus de bandeau et …. Commence à plaisanter !

    Nous sommes obligés d’attendre demain pour faire tous nos papiers et voir un ophtalmo car en Mauritanie le week-end c’est le vendredi et le samedi . Je profite donc de la wifi pour rattraper mon retard de mise à jour du blog pendant que Jacques fait une petite sieste.

     

    Dimanche 3 avril

    Bonne nouvelle Jacques passera encore la journée sans bandeau et trouve que c'est presque parfait ! Nous n'irons donc pas consulter un ophtalmo. Je continue quand même à le soigner consciencieusement !

    Aujourd'hui, les administrations sont ouvertes, nous allons pourvoir aller à la douane pour régulariser notre situation. Nous y serons à 10h. Ce ne sera pas simple : après avoir attendu longtemps, vu de nombreuses personnes, un employé (renseignements pris auprès de son chef), nous dira que ce fameux papier (engagement sur l’honneur de non vente du véhicule) ne se délivre qu'aux frontière et que seul le grand directeur général peut prendre une décision. Il faut faire un courrier au grand patron. Nous repartirons donc à Jeloua (toujours en taxi ! je n'ai jamais autant pris le taxi de ma vie !) pour faire ce courrier, joindre les photocopies de nos passeports et celle de la carte grise. Nous retournerons à la douane en début d'après-midi où nous déposerons le dit courrier. Il faut maintenant attendre demain pour connaître la réponse.

    Ensuite nous déciderons d'aller au port de pêche acheter du poisson et des langoustes .... cela fait trop longtemps  que nous n'en avons pas manger, ça nous manque !!!! C'est alors que nous serons pris en charge par un douanier rencontré à la sortie des bureaux : il nous conduira au port, nous suivra dans le port, et nous ramènera à Jéloua. Il rentrera avec nous (sans qu'on le lui propose). Nous lui offrirons un jus d'oranges et il s'installe .... ce sera difficile de s'en débarrasser ...! Au bout d'un moment je prétexterai que je dois aller dans la chambre, il comprendra alors qu'il faut qu'il parte ! Il nous proposera même de venir nous chercher demain et nous laissera son numéro de téléphone. Mais bon, nous savons nous débrouiller seuls !

    La fin de la soirée sera calme en attendant demain la réponse de la douane.

     

    Lundi 4 avril

    Nous irons donc à la douane à 9h30 pour le papier de la voiture afin de ne pas avoir de soucis à la frontière en sortant vers le Maroc. Nous allons apprendre la signification du mot PATIENCE.

    A 9h45, nous sommes à la réception, notre courrier est dans une chemise, on nous demande d’attendre dans l’entrée. Nous sommes assis sur un banc en lattes de bois, très inconfortable pour les fesses. 10h10, le courrier change de bureau. 10h50, un employé nous remplit le papier souhaité. C’est un grand moment et très long …. Nous demandons une autorisation de 10 jours sans penser que la date de départ était le jour où nous étions rentrés en Mauritanie (29 mars), ce qu’il fait que nous devons ressortir avant jeudi 7. Une fois notre erreur constatée, impossible de changer la durée sur le papier, tant pis …. 11h, nous pensons être maintenant sauvés mais …. Il faut porter le papier à la signature du directeur !!! C’est alors l’heure de la prière !!!! 11h20, on nous dit que le papier est signé : on attend … Nous n’aurons enfin le document qu’à 11h35 !!!

    De retour à Jéloua, nous aurons la visite de « notre » douanier d’hier après-midi. Il s’installera avec nous à la table et nous discuterons. C’est un peu difficile car il ne parle pas très bien le français. Nous apprendrons alors que certaines personnes font passer de la drogue au Maroc en cachant des sachets dans les moutons qui sont dans le désert : ils ouvrent les pattes ou le corps, mettent la drogue sous la peau puis recousent. Ces moutons se trouvent au milieu d’un troupeau et …. Ni vu, ni connu, la drogue  passe sans passer par la douane !

    A midi, nous serons invités à manger chez Olivia : repas langoustes !!! quel délice !

    L’après-midi nous ferons des courses pour préparer notre départ, nous n’avons plus beaucoup de temps pour sortir de la Mauritanie !

    Le soir, internet ne fonctionne plus, vous n’aurez donc pas les dernières nouvelles en direct. Il faudra attendre notre retour à Dakhla.

     

    Mardi 5 avril

    Ce sera le grand rangement, les « au revoir » à Olivia et le départ vers la frontière à 9h45. Jacques prendra le volant. Il fait beau, pas trop de vent, le ciel est clair.

    Pour manger à midi à 200km de Nouakchott, nous n’aurons plus l’ombre des manguiers ! nous mettrons donc l'auvent.

    L’après-midi c’est mamy qui prendra le volant. Tout va bien, Papy repose un peu son œil.

    Le soir, nous nous arrêterons au camping Moussavir de Bou Lanouar (comme à l’aller) pour passer la nuit tranquille et avoir un abri pour manger.

     

    Mercredi 6 avril

    Ce matin il fait frais : 12,2° !!! et il y a de la buée dans la voiture : ça commence !

    Nous ne sommes qu’à 32 km de la frontière où nous serons à 9h à l’ouverture.

    Passage de la frontière mauritanienne rapide : 20 minutes

    9h35 frontière marocaine, la paperasserie sera vite faite, mais il faudra attendre pour passer au scanner. Ce sont d’abord les camions sortant du Maroc, puis ceux rentrant. (Passage d’un camion 5mn). 40 minutes plus tard, ce sera notre tour : tout va bien. Nous récupèrerons tous nos papiers et sortirons du poste frontière à 11h15. Moins de 2h, c’est très bien.

    Il faut changer l’heure des montres, en effet le Maroc vient lui aussi d’avancer d’1h. Il est donc 12h15

    Nous irons jusqu’à Barbas (78 km) manger un poulet frites au restaurant.

    C’est alors qu’après le repas, la voiture aura du mal à redémarrer ??? Nous ferons quand même le plein de carburant, même incident au démarrage + la voiture qui ne charge pas + ça sent le chaud ???? Nous voilà partis dans le moteur tester les batteries, les fils, les boîtes électriques, mais c’est toujours la même chose. Nous revenons quelques mètres en arrière : nous y avons vu un « micanicien ».

     

     

     

            Par chance, il a un électricien auto.

     

     

    Il trouve qu’un relais électrique est entrain de brûler, le sort et maintenant, il faut trouver la cause et à quoi il sert. Il testera lui aussi les fils, les suivra, mais difficile de trouver. On vérifiera les fusibles : ils sont tous bons. Nous voilà partis dans la revue technique que nous avons toujours avec nous, et Jacques fruillera dans sa caisse magique de mécanique où il trouvera un relais semblable. Même avec ce nouveau relais, la voiture refuse de démarrer ???? Enfin bref, Papy pense qu’il faut « court-circuiter » la chambre de préchauffage. Après hésitation et l’avis du mécano, l’électricien essaie et ….. la voiture démarre : nous sommes sauvés une fois de plus. Il faudra tout remonter et nous repartirons à 17h vers Dakhla. Il reste 283 km. Tout va bien, mais nous n’avons pas trop confiance dans la réparation, on verra demain.

    A 100 km de Dakhla nous ferons une pause (sans arrêter le moteur au cas où la voiture ne voudrait pas repartir !) et là …. La roue arrière droite est dégonflée ! Nous remettrons de le l’air et nous voilà repartis vers la péninsule. Le paysage est toujours aussi magique !

    A 20h30, nous serons installés au camping Moussafir : Nous avons droit à un bon repos, la journée fut éprouvante ! Comme toujours ici, il y a beaucoup de vent, et en plus il est frais. Nous serons donc obligés de mettre les manches, les chaussettes et les pantalons. Pour la nuit, comme la nuit dernière, toutes les fenêtres seront fermées et on mettra même la couverture !

     

    Jeudi 7 avril

    En remontant, il fait moins chaud, nous buvons moins mais nous sommes obligés de nous lever plusieurs fois dans la nuit. A la 3° fois, j’ai trouvé que la portière se fermait toute seule et que la voiture penchait ???? En effet ce matin : la roue arrière droite était complètement à plat : impossible de préparer le petit déjeuner ainsi, la voiture penche trop.

     

     

     

        

     

     

     

     

     

     

    Le premier travail sera donc de regonfler la roue !

    et essuyer les vitres qui sont toutes mouillées (beaucoup d’humidité en bord de mer).

    Après le petit-dèj, la vaisselle et la toilette, nous filerons ( la réparation du relais électrique d'hier a l'air de tenir, pourtant tout est remonté comme à l’origine, la voiture démarre bien, c’est l’essentiel,  et charge de suite), tant qu’il y a encore de l’air dans la roue, à la station service pour la faire réparer. On trouve une première vis, puis un clou et enfin, plein de mini-fuites. Nous ferons donc monter un pneu de secours que nous avons sur la galerie. Tant que nous sommes là, nous ferons faire la vidange moteur avec changement des filtres et laver de bas de caisse qui est plein de boue de latérite. Nous prenons soin de notre vieille « monture » qui nous mène si loin et dans laquelle nous sommes bien. Il sera vite 13h !

    Retour au camping pour le repas.

    Après-midi tranquille : Papy en balade au bord de l’eau (sans sa canne à pêche, il y a trop de vent et de monde) et moi, préparant la mise à jour du blog que nous ferons demain en même temps que les courses.

    Ginette et Christian (tante et oncle de Jacques) sont rentrés en France, nous avons donc tout notre temps pour remonter ! Du coup, Papy a sorti (enfin) son matériel de pêche ….. attention les poissons demain …..

    Soirée calme

     

    Vendredi 8 avril

    Après le rituel de tous les matins, nous partirons donc en ville faire toutes nos affaires : internet, courses et surtout acheter des appâts pour mettre au bout de la canne à pêche !!!

    Après la mise à jour du blog et les courses faites en ville, nous retournerons au camping. Après le repas, Jacques se lancera donc à la pêche, mais le vent s’est levé !!!! Donc pêche infructueuse ….

     

    Samedi 9 avril

    Toujours beaucoup de vent ….. donc pas de pêche !

    Ce sera une journée tranquille : lessive, petites bidouilles etc …. 

     

                               

     

     

     

    Journée repos.

     

    Dimanche 10 avril

    Il y a toujours beaucoup de vent. Nous décidons alors d’aller plus haut si le temps est plus clément pour la pêche …. 

    Nous prendrons le guide Gandini de la pêche au Maroc et ferons différents points indiqués. Merci Monsieur Gandini, nous découvrirons de forts beaux coins au bord de l’océan

     

     

     

       

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    et des pêcheurs très généreux ….

    A midi nous nous arrêterons à Skaymat où 2 Sahraouis nous offrirons deux poissons et l’après midi nous ferons halte pour la soirée à l’oued Lakraa.

    Bien sûr, Jacques après  avoir pris « une leçon de pêche » auprès d’un vétéran, voudra tenter sa chance mais ….. vainement ….

    Nous n’avons pas tout perdu, il y a des moules à profusion !

    Nous passerons une soirée idéale (malgré le vent fort) au bord de l’océan avec les étoiles et le bercement des vagues ….

    Le voisin pêcheur viendra même nous porter un pain tout frais !

    Le soir, il fait frais, avant de nous coucher, nous mettrons un peu de chauffage dans la voiture !!! Il y avait bien longtemps que cela ne nous était pas arrivé !

     

    Lundi 11 avril

    Le vent a tourné, nous tournerons la voiture !

    Jacques repartira à la pêche, mais très vite il perdra le bas de ligne accroché  à un rocher …. Il arrêtera aussitôt !

    Nous nous consolerons avec les moules ramassées à marée basse.

    A midi, toujours notre même voisin, viendra nous porter une marmite avec des haricots cuisinés maison et un pain. Nous sommes gênés. Ces gens sont vraiment généreux : ils n’ont pas grand chose, mais se font un plaisir de le partager !

    L’après-midi nous reprendrons la route vers Boujdour et le soir, nous nous arrêterons le long des falaises en bas de Lemsid, non loin des postes des forces auxiliaires. 

    Toujours beaucoup de vent, fraîcheur, donc un peu de chauffage avant de se coucher !

     

    Mardi 12 avril

    Le ciel est légèrement couvert …. quelques nuages … nous poursuivrons notre remontée ….

    Passage à Lâayoune, un peu après, repas derrière des buissons épineux pour terminer la journée au camping « le Sable d’Or » d’El Ouatia.

    Nous en profiterons pour prendre une douche bien chaude, pour faire un peu lessive et …. regarder la messagerie sur internet (j’ai pu capter une wifi non sécurisée).

     

    Mercredi 13 avril

    Nouvelle surprise : le pneu (toujours arrière droit que nous venons de changer) est à plat. La journée commencera donc par le regonflage du pneu !!! Il y a mieux !!!!

    Une fois tout rangé, nous repartirons vers TanTan en passant par le port : toujours pas de chance : les bateaux ne sont pas rentrés donc pas de sardines (pour la pêche) et pas de plomb grappin pour mettre au bout de la canne (il n’y a que du matériel de pêche en mer !)….

    En ville, nous trouverons quand même un réparateur de pneu tubeless : ce n’est qu’une simple épine qui laisse fuir l’air très lentement. C’est réparé (pas de mèche car l'épine est sur le flanc, ce sera donc une rustine collée à chaud avec un fer à repasser électrique !)  maintenant, tout va bien, nous poursuivons notre route.

    En fin d’après-midi nous ferons halte à la Plage Blanche. Pas plus tôt stationnés, 2 femmes viennent nous demander de regonfler 2 roues de leur Land-Rover : pas de problème. Toute la famille est venue passer la journée au bord de l’océan. En remerciement, nous serons invités à prendre le thé avec eux sur la plage.

    Puis ce sera notre installation un peu plus loin. Le soir tombant, tout le monde repart sauf nous et …. un pêcheur solitaire non loin de là et qui viendra nous rendre visite plus tard.

    Toutes les conditions sont réunies : nous ferons « notre » petit feu du voyage ! Quel bonheur !

     

    Jeudi 14 avril

    Aujourd’hui, nous avons décidé de ne pas bouger. Il y a beaucoup de brume et toujours du vent !

    La matinée sera donc tranquille.

    Notre voisin pêcheur viendra nous vendre du poisson pêché la nuit et …. en fin de matinée ce sera une invasion d’enfants : ils font partie d’une école coranique venue passée la journée au bord de la mer. Nous aurons droit à la visite de quelques responsables venant nous porter la « bonne parole » ! pas d’autre sujet de discussion que leur religion : l’Islam : intéressants mais un peu bornés !

    Dans l’après-midi, Jacques tentera de pêcher mais, les gamins sont envahissants …. Il perdra patience  et très vite pliera tout le matériel.

    On passera  la fin de la journée à observer tous les mouvements alentours aux jumelles …. Dans la soirée, 1 camping car et 2 camions s’installeront sur le plateau, à la tombée de la nuit nous aurons l’agréable surprise de voir un vol de 9 spatules venant s’abreuver au bord de l’océan. 

    Nous aurons droit à quelques gouttes de pluie avant d’aller se coucher.

     

    Vendredi 15 avril

    Avant de partir, nous achèterons du poisson à notre voisin, puis direction Sidi Ifni et la route de la côte. Repas de midi juste après Mirleft,

     

    séance de pêche infructueuse, et bivouac en bordure de l’océan à 13 km d’Aglou. Là, pêche impossible car beaucoup trop de rochers.

     

     

     

     

          

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous aurons de l’animation par le va et vient de diverses personnes : les unes demandant du whisky, d’autres venant passer un moment « agréable » dans une cabane, un plus âgé traînant une corde sur la plage (on ne saura jamais ce qu’il faisait), le dernier venant pêcher de nuit.

     

    Samedi 16 avril

    Nouvelle petite émotion : la pompe du réservoir d’eau ne fonctionne pas. Jacques trouvera donc un autre moyen pour avoir de l’eau (tuyau pour siphonner). Comment allons nous faire pour la suite du voyage ? On verra à Agadir. Au moment de partir, ni le GPS ni le compresseur ne fonctionnent, on touchera un peu tous les branchements et ….. tout  re-fonctionnera, même la pompe ! Tout va bien ! Plus de soucis !

    Nous rejoindrons Agadir par une petite route rejoignant Aglou à Massa. Peu avant Agadir, un 4x4 nous fera des appels de phares, nous nous arrêterons : ce sont des personnes (J.B Deguara et sa femme) que nous avions rencontrés l’année dernière au rassemblement « lemarocen4x4 » chez Jacques et Chantal. Nous avons bien sûr discuté un moment avec eux puis chacun poursuivra sa route.

    Nous ferons quelques courses, le plein de gasoil à Marjane, avant de finir l’après-midi à 35 km d’Agadir en bordure de l’océan. Coin que nous connaissons bien. Une fois de plus, Papy tentera sa chance à la pêche. Au bout d’une heure trente : pas de poisson, un bas de ligne complet en moins + un hameçon !

    La soirée sera un délice : température agréable, et superbe coucher de soleil sur l’eau …. sans compter une lune presque pleine !

     

    Dimanche 17 avril

    Toujours grand beau temps, beaucoup de bateaux en mer, aux jumelles, on voit même des poissons sauter !!!!

    Ce sera alors le départ pour Essaouira (chez la sœur de Jacques) où nous serons à midi.

    Ce seront alors les retrouvailles familiales : beaucoup de choses à se raconter !

     

    Lundi 18 avril

    Belle journée mais avec beaucoup de vent !

    Ayant retrouvé du confort, ce sera la journée : lessive, mise à jour du blog, messagerie et repos ….

     

    Mardi 19 avril

    Toujours beaucoup de vent. Papy n’ira donc pas à la pêche ! il en profitera pour bricoler un peu sur la voiture et faire le « Michel-Morin » dans la maison.

    L’après-midi, j’irai faire des courses vers Josie à Essaouira pour le repas du soir avec des amis Français du coin qui souhaiteraient aller à Bamako en voiture mais n’osent pas. Heureux hasard, Jacques et Alain (l’ami de Hubert et Josie) se trouveront de nombreux points communs …. Inutile de vous dire que les discussions iront bon train ….. 

     

    Mercredi 20 avril

    Il ne fait pas beau : vent et très nuageux.

    C’est l’anniversaire d’Hubert, nous aurons donc droit à un repas amélioré !!!

     

     

    Pour nous en remettre, l’après-midi, je ferai une première, nous irons au hammam : bien agréable ma foi !

     

    Jeudi 21 avril

    Il pleut !!!

    Nous poursuivrons le bricolage dans la maison et l’après-midi, je retournerai faire des courses à Essaouira avec Josie pour le couscous de demain et des provisions pour la suite de notre voyage.

     

    Vendredi 22 avril

    Donc, couscous à midi préparé minutieusement par Josie. Il est très bon.

    Mais le soir, nous serons tous invités par d’autres amis Français : nouveau repas copieux !!!! Depuis que nous sommes là, nous ne faisons que manger …. Adieu les kilos perdus …..

     

    Samedi 23 avril

    Il pleut, et c’est le jour de notre départ. Heureusement qu’hier après-midi nous avions rangé une bonne partie de nos affaires dans la voiture.

    Après les « au-revoir », nous poursuivrons notre voyage sous la pluie battante !

    Comme prévu par la météo, une centaine de kilomètres plus loin, la pluie cessera et fera place au beau temps. Nous arriverons donc à Casablanca avec le soleil. Nous avons rendez-vous avec Mohamed (2) que nous avions vu « en courant » à l’aller. Nous lui avions promis de nous arrêter plus longtemps à notre retour. Chose promise, chose due.

    Nous serons alors invités chez lui où nous ferons connaissance avec sa nombreuse famille (femme, enfants, sœurs, neveux etc. ….). Nous y serons reçus autour d’un thé à la menthe avec des gâteaux marocains bien sûr !

    Mohamed (enseignant) étant très actif pour la défense de la profession, nous amènera dans différentes réunions où là aussi nous ferons connaissance avec d’autres enseignants …Nous reverrons même Abel que nous avions connu à Bordeaux lors du jumelage de la SMU avec l’ASL33.

    Le soir, chez lui,  nous partagerons un énorme couscous avec ses amis et ses enfants …. Nous continuons à prendre des kilos !!!!

     

    Dimanche 24 avril

    Mohamed participant à une manifestation, nous confiera à un de ses amis qui nous fera visiter son quartier avant de nous inviter chez lui à prendre un thé avec ….. des gâteaux ….

    A 14h nous retrouverons Abel et Mohamed au restaurant dans un centre d’accueil pour enseignants de quartier. Raja (autre personne rencontrée à Bordeaux) viendra nous y rejoindre dans l’après-midi. Après, ils nous feront visiter le quartier Habous puis, ils nous promèneront en voiture dans Casablanca  pour nous  faire connaître les principaux sites touristiques.

    Dans la soirée, de retour chez Mohamed, j’aurai droit à une séance de tatouage au henné. Il faut de la patience et la personne qui le fait (une voisine) est très adroite et me fait de magnifiques dessins sur une épaule et sur les mains. Il faut laisser sécher puis enlever le surplus. Malheureusement, sur les parties les plus bronzées, le henné n’a pas pris …. Tant pis ! à savoir pour une prochaine fois, s’il y a !

     

     

       

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Lundi 25 avril

    Parents et enfants travaillent aujourd’hui. Après le petit-déjeuner marocain très copieux pris en famille,  nous partirons donc en même temps qu’eux à 7h45 !!!!

    4h plus tard nous serons déjà à quelques kilomètres de Tétouan. Nous ne sommes pas pressés, et c’est le lundi de Pâques. Pas question de passer la frontière aujourd’hui.

    Nous nous installerons pour la fin de la journée au bord du lac d’un barrage au milieu des eucalyptus (lieu de bivouac habituel dans le secteur). La tentation est grande : après une petite sieste, Papy ira à la pêche dans le lac …. Vous connaissez déjà la suite ….. il reviendra bredouille !

    Le soir, nous ferons un petit feu : pas seulement pour le plaisir des yeux mais aussi pour se réchauffer un peu !

     

    Mardi 26 avril

    9h10 nous voilà partis vers la frontière. Une heure plus tard nous serons à Sebta : Nous n’avons jamais vu autant de monde !!! Il faudra 45 minutes pour terminer toutes les formalités et se retrouver en Ceuta (ville frontalière espagnole). Il faut changer d’heure (+ 1 h). C’est donc l’heure du repas. Comme souvent, nous nous installerons sur le parking face à la mer.

    Avant de prendre le bateau (nous avions un billet aller-retour open pour 180€ pris en janvier chez Monsieur Guttierez ) nous ferons le plein de carburant (1,04€ le litre de diesel) et quelques courses à Cash Diplo où l’alcool est beaucoup moins cher.

    Le bateau partira à 15h30, une heure et quart après nous sortirons du port d’Algéciras.

    Nous aurons le temps de poursuivre notre route vers Séville. Dans cette région il est difficile de trouver un coin pour bivouaquer, mais comme d’habitude nous serons loin de tout, avec des arbres et …. des oiseaux  (nous sommes à côté d’un ruisseau).

     

     

    Mercredi 27 avril

    Cette fois-ci c’est la grande remontée …

    A midi nous serons du côté de Mérida. Pendant le repas nous verrons beaucoup de cigognes et de vautours que nous observerons avec les jumelles. Il est difficile aux cigognes de trouver le bon courant ascendant. Elles seront obligées de s’y prendre à plusieurs reprises et parfois même obligées de se reposer.

    Le soir, nous serons au bord d’un barrage à quelques kilomètres de Salamanque. Avant de nous installer complètement pour la nuit, nous irons nous promener au bord du lac et là ….  Nous verrons des esturgeons tout près du bord ainsi que de nombreux poissons qui sautent çà et là. Ni une ni deux, Jacques sortira la canne à pêche. Que mettre au bout de l’hameçon ? nous tenterons avec un grain de maïs, une sauterelle, une  sorte de scolopendre, un pince oreille et un bout de mie de pain mélangé avec de la crème de camembert !!!! ces poissons n’aiment rien et semblent nous narguer en bondissant aux alentours de la ligne !!! Désespérés, 1h plus tard nous replierons tout le matériel.

    La soirée sera fraîche, nous mettrons un peu de chauffage avant de se coucher.

     

    Jeudi 28 avril

    A 8h il ne fait pas chaud du tout ! 6° !!!! brrrrrrrrr mais il fait un beau soleil.

    Aujourd’hui, la route défilera plus vite que prévu.

     

    A 17h30 nous aurons passé Pampelune et il fait jour encore longtemps. Nous poursuivrons alors notre chemin et serons à 18h30 à Arnéguy. Il y pleut et il fait froid. Que faire ?

    Nous joindrons par téléphone Fafa et Bernard (rencontrés au Burkina) qui ont un gîte à Saint Jean Pied de Port, mais il se trouve dans une rue piétonne et nous ne voulons pas abandonner notre voiture chargée. Dommage, ce sera pour une autre fois.

    Nous irons donc à Peyrehorade (comme à chaque retour de voyage) chez l’oncle et la tante de Jacques. Ils sont très heureux de nous voir enfin. Nous devions les rencontrer au Maroc et remonter avec eux comme l’an dernier, mais ils devaient être en France début avril. Nous y passerons la soirée et la nuit. Là aussi nous avons beaucoup de choses à nous raconter.

     

    Vendredi 29 avril

    Nous ne sommes qu’à 20 kilomètres de Dax où habite la maman de Jacques. Il lui téléphonera pour la prévenir et faire si nécessaire des courses.

    Nous y serons vers 10h30. Pas trop le temps de faire de grands discours : c’est le mariage de William et Kate !

    Nous ne repartirons que dimanche matin, nous trouverons bien le temps de bavarder …. de prendre des nouvelles de tout le monde et de raconter les moments forts de notre voyage.

     

    Samedi 30 avril

    Journée calme avec un peu de bricolage l’après-midi.

     

    Dimanche 1° mai

    Dernière ligne droite !

    Nous serons devant la maison à Bordeaux à 11h22. La boucle est fermée, le voyage terminé !

     

    Le temps de décharger le plus important, et nous voilà repartis à Pessac chez Philippe et Isabelle (une de nos filles) qui nous attendent avec impatience avec toute leur petite famille et maman.

    Ce sont les grandes retrouvailles ….. les uns ont retrouvé leur maman, les autres leur papy et mamy …. D’ailleurs, Papy s’empressera d’aller jouer avec les petits-fils …. Les petites-filles ce sera pour dimanche prochain ….

    Il faut dire :

    - que nous parlions souvent d’eux, mais ils étaient un peu avec nous (en photo au tableau de bord) dans la voiture:

    « S’ils étaient là, ils feraient …. ils verraient… ils diraient… »

    - et que cette année la chanson du voyage fut une chanson qu'ils connaissent bien : "La ballade des gens heureux" qu'ils ont tranformée en "Ballade de Papy et Mamy heureux !!!!

     

    Ce serait bien si nous partions tous en famille ….. nous pourrions  leur faire vivre en direct nos émotions, nos joies, nos rencontres, nos découvertes ….. enfin tout ce qui fait l’intérêt d’un voyage.

      


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :