• Depuis Nouakchott le retour

    Vendredi 21 février

    Toutes les réparations sur le camion sont terminées, mais nous prendrons une journée de plus de repos.

    Nous irons au centre ville faire les courses et Hervé nous offrira le repas chez Awa (restaurant sénégalais : Bon et pas cher).

    Nous ferons également les pleins de carburant et d’eau.

    Nous sommes prêts pour partir demain vers le sud : Terjit,  Tidjikja, Kiffa, Kankossa, M’Bout, Kaédi, Rosso et retour Nouakchott.

     

    Samedi 22 février

    Après avoir dit Au revoir à tout le monde : Nemoud, Sid’Ahmed, Mustapha et son aide etc … nous nous dirigerons vers le Sud. Mais nous avons un passager : Khaled : un Algérien, parti en voyage découvrir le monde,  une autre vie … en sac à dos. Il a laissé son travail à Casablanca pour essayer de trouver des réponses à toutes ses questions existentielles … Bonne chance à lui. Nous le déposerons dans l’Oasis de Terjit.

    Nous poursuivrons ensuite notre route en découvrant des paysages magnifiques vers Aoujeft. Parfois le goudron est recouvert par le sable des dunettes alentour, mais il y a toujours une déviation.

    En fin d’après midi nous passerons Rachid et chercherons un emplacement pour le bivouac : pas très facile. Mais bon, nous nous éloignerons un peu de la route et là … installation pour la nuit comme d’habitude.

    Il fait nuit, il est 21h, Hervé est dans son véhicule, nous, comme tous les soirs, nous jouons soit au Rumikub, soit aux cartes. Ce soir ce sont les cartes. Soudain, Jacques voit une voiture qui s’arrête sur le goudron, lumières allumées bien sûr. Puis des personnes descendent et semblent marcher et chercher quelque chose pendant un moment. Toujours méfiants, nous éteignons la lumière et observons le va et vient. Jacques ira en parler à Hervé et tous les deux commentent les faits.  La voiture repartira mais d’autres lumières de lampes de poches apparaitront et sembleront se rapprocher de nous. Inutile de vous dire que l’imagination travaille bon train. Les hommes se « font un film » : les gendarmes qui nous cherchent ? des personnes malveillantes ? Dans le doute, nous décidons de lever le camp : tout est vite rangé et les voitures redémarrées. Que faire ? Malgré la nuit, nous irons quelques kilomètres plus loin à la ville la plus proche : Tidjikja.  Avec nos phares led nous éclairons bien la route, nous parcourrons les 25 km assez facilement. Mais arrivés en ville de nuit, il faut trouver une auberge … Nous voulions aller « Au Phare du désert » indiqué par Nemoud, mais nous ne la trouvons pas et débarquons à l’auberge «  Le caravane du Désert ». Nous avons l’autorisation de dormir sur le parking dans les véhicules, c’est déjà ça ! inscription sur le registre, on demande quand même les prix : 500 Um pour le véhicule plus 30 Um par personne. Pour nous, 560Um ce qui fait à peu près 14€ : c’est cher. Mais pas le choix et il y a douche chaude et wc. Ce sera pour demain matin.

    Inutile de vous dire que nous avons quand même eu du mal à trouver le sommeil.

     

    Dimanche 23 février

    Debout de bonne heure, nous avons de la piste difficile à faire et nous voulons avoir le temps de profiter des sanitaires … Mais quelle en fut pas notre surprise quand nous découvrirons que tout est délabré, sale et en plus l’eau ne coule qu’au compte-gouttes ; donc pas de douches … Cela fait vraiment très cher pour un simple parking ! A déconseiller donc.

    Avant de partir, Jacques vérifiera les boulons de la direction : tout est ok. Parfait, nous pouvons attaquer la piste qui va à Kiffa en passant par la passe de Néga. Il ya beaucoup de vent de sable, dommage, et plus ça ne nous facilite pas la tâche pour trouver la piste ! Nous « jardinerons » un peu comme on dit dans le jargon.

    Nous avions fait cette piste avec le Toy en 2010 avec Coco et Michel, je me souvenais d’une Guelta. Nous y serons vers 16h30. C’est bien elle, je reconnais le site.

    Une heure plus tard, nous serons à 10 km de la passe et toujours beaucoup de vent : arrêt bivouac et repos.

    Pour nous, les batteries arrières montrent des signes de fatigue, elles n’ont pas rechargé assez dans la journée. Ce sera donc soirée aux lampes frontales. Mais les insectes volants se feront insistants autour de nos visages, donc soirée écourtée.

     

    Lundi 24 février

    Un grand jour s’annonce : le franchissement de la passe de Néga.

    Après vérification (toujours) de nos boulons de direction, tout va bien et nous voilà partis avec le vent +++ et le ciel couvert, dommage.

    A 9h nous serons en haut de la passe : nous y avons vu 2 singes !

    Estimation de la difficulté et on se lance. Nous profitons des traces de véhicules passés il y a quelques jours. C’est très beau et tout se passe pour le mieux. Parfois, nous franchirons des passages plus difficiles dans les dunes, mais le chauffeur assurera au maximum ! Bravo !

    Arrivés en bas, nous ferons la pause café pour prendre le temps d’admirer le paysage et nous remettre de nos montées d’adrénaline quand même !

    L’après midi sera moins agréable, toujours du vent, piste sinueuse entre des épineux, puis pistes herbeuses, dunettes etc … et toujours une multitude de pistes sans savoir exactement laquelle prendre. A30 km de Kiffa nous trouvons le goudron, donc regonflage des pneus dans le vent ! C’est folklorique !

    Afin de trouver un peu de confort : douche chaude,  branchement électrique, et wifi, nous irons dans une auberge à la sortie de la ville. C’est un peu cher 400 um par personne (10€) mais nous pourrons bénéficier cette fois de sanitaires corrects.

     

    Mardi 25 février

    Comme lorsque l’on dort aux abords d’un village ou d’une ville, nous profiterons du chant des coqs, des ânes, des chiens et du muezzin ! On ne peut pas tout avoir !

    Comme tous les jours, vérification mécanique et c’est parti …

    Nous avons fait cet itinéraire plusieurs fois, mais là, nous commençons par du goudron de Kiffa à Kankossa, nous pouvons ainsi profiter du paysage.

    Nous retrouverons la piste à la sortie de Kankossa en direction de M’Bout par la passe Soufa. En fin de matinée, Jacques trouve la direction bizarre, donc arrêt et …voilà, une nouvelle fois les boulons ont disparu !!! Heureusement nous arrivons dans un village. Un gendarme, nous indique un « mécanicien/ boulanger » au village suivant. Effectivement nous y trouverons le mécanicien en question, qui d’ailleurs, nous attendait (le téléphone a donc bien fonctionné). Nous sommes dans un village typiquement Afrique noire avec des cases rondes, des femmes et enfants avec des vêtements colorés, souriants, ne demandant rien, ne vendant rien. Nous nous y sentons bien, bien qu’en panne. Pendant que les hommes cherchent des boulons, nous faisons des photos avec les enfants et les femmes.

    Mais le mécanicien de brousse a ses limites : une boîte à outils et c’est … tout.

    Jacques donc (MacGyver) propose de faire tenir la direction avec un morceau de bois tenu par du fil de fer et des sangles. Le mécanicien approuve, trouve le morceau de bois qui convient, le scie à la bonne dimension et une heure après tout est en place : vrai réparation africaine et qui tiendra.

    Nous poursuivrons alors la piste (parfois très accidentée) en passant par la passe de Soufa.

    Le soir, au bivouac, vérification du morceau de bois : il n’a pas bougé malgré la mauvaise piste.

    Encore ce soir, économie des batteries : soirée lampes frontales mais sans bébêtes !

     

    Mercredi 26 février

    Le vent s’est calmé, grand beau temps : oufff ! Nous pouvons ainsi mieux apprécier le paysage avec un beau ciel bleu !

    En fin de matinée nous passerons à M’Bout puis reprise de la piste en direction du fleuve Sénégal.

    Nous serons vers 16h à Fountoundé /Civé au bord du fleuve en face de Matam. Nous sommes sur la route Sélibaby / Rosso qui est maintenant goudronnée : plus de pistes jusqu’à Nouakchott.

    Nous irons quand même voir le port, le va et vient des pirogues, mais pas d’achat intéressants à faire.

    On repartira chercher un bivouac un peu plus loin. Nous passerons la fin de l’après-midi avec les tourterelles que nous appelons « mord de rire » à cause de leur chant. On sent bien que le fleuve n’est pas loin, la faune et la flore sont différentes.

     

    Jeudi 27 février

    7h10 debout, réveillés par le chant des tourterelles : que c’est agréable !

    Passage par Kaédi, où là aussi nous irons faire une visite au port voir le va et vient des pirogues entre le Sénégal et la Mauritanie. Mais la police est là,  veille et vérifie tout le monde !

    En début d’après midi, nous ferons la même chose à Boghé où nous savons qu’il y a un marché au bord du fleuve. D’ailleurs nous y ferons nos courses..

    Après une petite balade sur la digue, nous reprendrons la route en direction de Rosso.

    Ce sera difficile de trouver un emplacement pour le bivouac, en effet maintenant, nous sommes au milieu des marécages et des rizières.

    Un coup de chance, une piste à droite s’enfonce et nous voilà enfin posés. Nous sommes sur le chemin des troupeaux qui rentrent du puits, mais une fois tout le monde passé, nous serons au calme et profiterons d’une belle soirée étoilée.

     

    Vendredi 28 février

    Rien d’extraordinaire en perspective : Route en bordure du fleuve jusqu’à Rosso, traversée de la ville. Ah si ! très étonnant : un cortège de calèches avec des Polonais qui visitaient Rosso. Mais que voir, que visiter dans Rosso ville frontière et toute la pègre qui y règne !

    Maintenant, la boussole indique plein Nord, nous remontons vers Nouakchott. Nous sommes très étonnés, le goudron est excellent, mais cela ne va pas durer longtemps ! très vite nous aurons droit à une route avec de très nombreux et énormes trous. La progression sera lente. Nous ferons alors la pause repas pour reprendre courage pour la suite.

    Mais quelle ne fut pas notre surprise, le goudron s’améliore d’abord, puis ce seront les travaux et terminerons par 100 km de bon goudron tout neuf !

    En début d’après-midi nous serons dans la capitale où nous ferons quelques courses avant d’aller nous installer au bord de l’Océan au camping de Terjit : pas beaucoup de choix pour se poser dans Nouakchott.

    A l’aller, nous y étions presque seuls et là : 2 gros camions, 2 fourgons, 2 motos, 1 4x4 , 3 camping-cars, et « notre » place dans le sable où nous nous installerons avec Hervé.

    Pour tout ce monde, les sanitaires un peu justes : obligés de faire la queue … Mais nous avons la vue sur l’océan et profitons la brise marine. Si bien que la soirée sera fraîche, nous devrons fermer les portes pour dormir ! il y a bien longtemps que nous dormions tout ouvert et avions encore très chaud !

     

    Samedi 29 février

    Journée repos prévue avec essai de mise à jour du blog, mais la connexion est très lente en ce moment.

    Nous irons ensuite en ville : manger à Jeloua, faire les courses, aller au port … etc …

    A plus pour la suite de nos aventures.

    Merci à tous ceux qui nous suivent.

    « Depuis AtarDepuis Dakhla le retour »

  • Commentaires

    1
    HiHan30
    Samedi 29 Février à 23:18

    Salam! M-Françoise & Jacques,

     

    Nous nous sommes croisés Chez Inimi/Atar le jeudi 13 Fev.

    J'ai grand plaisir à suivre vos aventures-4-roues-motrices avec Hervé et lire que vous kiffez bien,malgré les ptits pépins mécaniques...

    Sommes rentrés dans notre Gard depuis 1 semaine,de jolis souvenirs Mauritaniens pleins la tête et le coeur.

    Choukrane! pour votre partage et belle continuation à Tous3.

    Bien ânemicâlement,

     

    Pascal & Lionel.

    2
    Didier
    Dimanche 1er Mars à 10:06
    Bonjour les jeunes
    Joli périple mauritanien, de retour en France, vous aurez oublié les petits incidents mécaniques.
    Portez-vous bien, et RDV au 15 aôut ! Nous rentrons aussi du Sénégal.
    Amicalement
    Sylvie et Didier
    3
    Rienk2cv
    Dimanche 22 Mars à 19:35

    Bonjour à vous,

    Balade plus longue que prévu. Profitez-en bien, en France c'est le confinement presque total. Mais on fait avec. Restez au chaud.

    Jean-Yves

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :