• Depuis Nouakchott

    Dimanche 2 février

    Nous sommes donc restés 2 jours avec Aline, Jean-Pierre, Joëlle et Claude à observer les oiseaux. Jacques s’est régalé.

    Aujourd’hui, tout le monde se sépare. Les uns vers Agadir, les autres vers la plage Blanche et nous …. vers le Sud.

    Nous sommes toujours en contact vers les voyageurs qui sont dans le secteur où nous nous trouvons. Aujourd’hui nous devrions rencontrer Jean Louis (dit JLA) et Michèle qui remontent de Guinée.

    Nous prendrons la route qui longe l’Océan entre Tarfaya et Laâyoune. C’est dimanche, il y a de nombreux marocains venus passer la journée au bord de l’eau. Ils nous seront bien utiles pour trouver un passage pour nous rapprocher de l’eau : pas facile, beaucoup de sable bien sûr ! Là où une voiture « plate » passe, nous devrions passer !

    Donc, repas de midi face à l’Océan.

    Vers 17h, nous serons au camping de Boujdour où nous retrouvons effectivement Jean Louis, et Michèle et leur Iveco également. Quand 2 Iveco se rencontrent de quoi parlent-ils : de mécanique et de voyage …

    Nous passerons une très agréable soirée autour de l’apéro chez JLA car son camion (cellule camping-car) est plus grand que le notre.

     

    Lundi 3 février

    Nous profiterons des commodités du camping pour faire le plein d’eau et faire faire la lessive à la machine. Linge qui sera rapidement sec grâce au vent !

    Nous ne repartirons qu’en fin de matinée. Jean Louis et Michèle vers le Nord et nous …toujours vers le Sud. C’est bon signe !

    Plus bas à environ 83 km, JLA nous a indiqué un coin sympathique en bordure d’Océan. Nous nous y arrêterons pour le repas de midi avec toujours …beaucoup de vent !

    Le soir, nous serons à Dakhla qui se transforme d’année en année : beaucoup de constructions d’hôtels côté Lagune mais aussi côté Océan.

    Nous trouverons quand même un emplacement côté océan pour passer la soirée et la nuit tranquilles.

     

    Mardi 4 février

    Nous ferons les courses avant de reprendre la route. Nous n’avons pas chance : pas de langoustes (pas la saison) et depuis hier, les huîtres ne sont pas bonnes à la vente ! sauf …. De l’autre côté de la lagune.

    Après le repas de midi pris côté lagune, nous faisons ni une, ni deux …. nous partons de l’autre côté, sur la route de la Mauritanie pour y  trouver des huîtres.

    Nous avons la trace de Gérard qui avait découvert cet endroit. Nous y serons vers 17h. Pas facile de trouver le vendeur ! mais bon, nous avons enfin nos 18 huîtres pour ce soir.

    Nous irons nous installer plus loin pour le bivouac avec vue sur la lagune et ses oiseaux et devant nous, le va et vient des gerboises.

     

    Mercredi 5 février

    Nous nous rapprocherons de la frontière. Pour le repas de midi, nous prendrons le temps de prendre une piste de près de 7 km vers  le bord de l’Océan. Nous y trouverons un emplacement magique à une pointe de terre : de l’eau des deux côtés ! C’est beau, nous sommes bien.

    Sans se presser, nous reprendrons la route. Nous n’avons pas l’intention de passer la frontière aujourd’hui.

    Nous irons donc faire un tour au port de Lamhiriz, sans pouvoir y acheter de poisson.

    Nous reviendrons alors à Barbas pour y manger le « célèbre » Poulet frites avant de passer la nuit, non loin de là, dans un parc (en construction) de jeux pour enfants.

     

    Jeudi 6 février

    Nous sommes prêts psychologiquement à passer une frontière : ZEN.

    Côté marocain, une fois de plus tout à changer mais en bien, c’est plus simple au niveau de la paperasse. Cela ne veut pas dire que c’est plus rapide ! Il y a toujours le passage au scanner au milieu des camions.

    Ayant pris de nombreux renseignements, nous envisageons de faire la piste Bou Lanouar / Choum. Nous avons donc dans le coffre, 2 bidons de 10 litres de carburant au cas où nous n’en aurions pas assez avec les 2 réservoirs. Il vaut mieux être prévoyants.

    Sortis du scanner, visite du camion par les douaniers : il ne faut pas transporter du carburant dans des bidons ???? nous ne le savions pas, ce doit être nouveau car beaucoup de 4x4 en ont ! Mais bon, heureusement, tout se finit bien, le tout en 1h20

    Nous voilà partis vers le poste mauritanien. Les Mauritaniens prennent des précautions au sujet du CoronaVirus : on nous prend la température : Jacques 35° et moi 34,6°. C’est bon on peut passer.

     Cheikh (guide que Jacques connaît depuis 2002) nous y attend. Les démarches sont vite faites : Gendarmerie, Visas, Douane, Assurance, Police, le tout en 45 minutes ! Merci Cheikh

    Il faut changer d’heure, on retarde d’une heure. Il est 13h.

    Une pause repas s’impose donc quelques kilomètres plus loin. C’est toujours un moment de discussion : vue l’heure, qu’allons nous faire ensuite ?

    Nous changeons totalement de décision : nous n’allons pas faire la piste de Choum, nous allons aller au banc d’Arguin, nous avons les traces de Gérard et de ses coéquipiers qui y sont allés en camping-car donc faisable pour nous, même si nous sommes seuls.

    Nous avons été bien inspirés car plus loin, en faisant la petite pause de 16h, Jacques s’aperçoit que la direction est bizarre ???? Il passe donc sous le camion. Quelle ne fût pas sa surprise quand il découvre qu’il manque un boulon qui tient la crémaillère de direction.

     

    Nous sommes à  300 km d'une grande ville.

    On trouve quand même une personne à Chami, qui se dit mécanicien et qui nous dépanne en mettant tant bien que mal un boulon de 17

    Pendant notre brève « réparation » à Chami, agréable surprise, un véhicule connu s’arrête à côté de nous … Ce sont Joss et Jean-Michel qui remontent du Sénégal ! Brève discussion, ils repartent vers la frontière, le voyage est terminé pour eux.

    Nous prendrons alors la piste du Banc d’Arguin et nous arrêterons un peu plus loin pour la nuit … au milieu de nulle part… nous sommes bien.

     

     

    Vendredi 7 février 

    Nous poursuivrons la piste vers le Cap Tafarit et …. nouvelle rencontre surprise : un camion Volkswagen jaune, arrive face à nous, ce sont des Français, …. Ce sont des personnes connues : Papito et sa femme qui eux aussi remontent du Sénégal. 

    Donc là aussi grande discussion, photos etc  … Mais tout le monde reprendra sa route : les uns en fin de voyage et nous …. Tout au début !

    Nous passerons alors au Cap Tafarit, mais nous irons jusqu’à Iwik que nous ne connaissons pas.

    Toujours en suivant les traces de Gérard, nous trouverons un coin idyllique en bord d’Océan, avec un poste d’observation des oiseaux juste à côté : le rêve !

    Nous allons rester là pour le reste de la journée.

    Quelle ne fût pas notre surprise quand vers 18h un 4x4 se dirige vers nous, s’arrête, et 4 « cow-boys » en uniforme et 1 enturbanné et en djellaba descendent et s’adressent à nous comme si nous étions des bandits.

    Ce sont, soit disant, les gardes du parc. Il faut les suivre, aller au poste pour régulariser notre situation (jusqu’à maintenant, nous n’avions vu personne) et de toute façon, nous n’avons pas  le droit de dormir en dehors des campements.

    Nous rangeons vite fait tout notre « bazar » pour pouvoir rouler, nous les suivons et arrivons au poste où se trouvent les responsables du parc. Les « cow-boys » repartent et nous restons avec des personnes qui nous accueillent chaleureusement : ça fait plaisir. Nous régularisons donc notre situation : 200 um par personne par jour pour l’entrée dans le parc et 500 um pour le stationnement dans le « campement » !

    Sidi Ali, le « savant » guide de la faune et la flore du parc, nous accompagnera au campement. Et là …. Jacques sent un bruit bizarre dans la direction. Il passe sous le camion et nouvelle découverte : le nouveau boulon mis à Chami est trop long, la crémaillère a encore bougé, une bague est abimée et l’autre disparue.  Il faut tout refaire. Sidi Ali nous aidera à tout démonter et à trouver une solution, mais il se fait tard, il fait noir. On verra demain ….

    Inutile de vous dire que la nuit fût difficile…. Nous sommes dans le désert …. Que faire ? 

     

    Samedi 8 février

    La nuit portant conseil …..

    Que faire dans le désert ? Papy et Mamy se déguisent en MacGyver. Avec de la chambre à air, un bout de tuyau d'arrosage, on fabrique les bagues, on scie le boulon trop long ; à l'aide d'une sangle et du cric on remet tout en place. On peut remettre le boulon. Youpi ! Tout fonctionne.

    Une fois tout en place, nous passerons dire au revoir et remercier Sidi Ali. Nous prendrons même le thé avec lui. Puis, même piste et retour vers le goudron.

    A midi, nous ferons la pause repas au Cap Tafarit.

    Nous prendrons soin de vérifier régulièrement notre réparation. Pour le moment tout va bien.

    A 17h nous sommes au goudron. On regonfle les pneus et bien sûr, après 70km de piste nous vérifions une nouvelle fois la réparation : tout est OK !

    Pendant cette pause nous verrons passer des véhicules avec de gros numéros. Nous avons reconnu les voitures du raid Budapest/Bamako qui passe à cette époque tous les ans.

    Nous nous arrêterons quelques kilomètres plus loin pour le bivouac avant les grandes dunes. Nous serons au milieu des troupeaux de chèvres, moutons et chameaux et leurs bergers avec leurs Khaïmas et …. La pleine lune !

     

     

    Dimanche 9 février

    Nous reprendrons la route au milieu des véhicules du Budapest/Bamako.

    Il ne reste plus que 210km avant Nouakchott.

    Nous nous arrêterons un peu avant la capitale pour le repas de midi.

    Puis, direction centre ville pour y trouver des distributeurs de billets. Nous sommes maintenant munis.

    Chose étrange pour Nouakchott, nous n’avions jamais vu cette ville aussi calme ! Mais oui, c’est dimanche et début d’après-midi.

    Nous allons faire une première, tout le monde nous vante le camping de Terjit en bordure de mer, nous allons y aller.

    Mais c’est dimanche, il y a donc beaucoup de personnes venant se baigner mais aussi de nombreuses voitures du raid Budapest / Bamako.

    Ce sera donc difficile de se trouver une place. Après plusieurs essais, nous finirons dans un coin à l’écart de tout le monde mais sans la vue de l’Océan.

    Après notre installation, ce sera douche ….puis lessive ! parlons en : pas d’évier prévu pour la lessive, pourtant j’en ai beaucoup !!! Il faudra que je la fasse dans un seau, courbée, dans une douche ! Pauvre dos !

    Heureusement, il y a beaucoup de vent et le linge sera rapidement sec.

    Réflexions faites, le camping de Terjit ???? à part son emplacement au bord de l’eau, rien de terrible … pas mieux que les autres : pas de bac pour la lessive, pas de possibilité pour se brancher à l’électricité.

     

     

    Lundi 10 février

    Les Mauritaniens sont au travail, les véhicules du raid sont repartis, nous restons seuls au camping. C’est plus calme. Le vent nous tient compagnie.

    Ce sera donc mise à jour du blog, vérification du camion (eau, huile et ….boulon) courses et achat de poisson ce soir au port.

     

    Nous avons fait 300 km et pour le moment tout va bien. OUFFF ! Mais pour combien de temps ? Papy et Mamy sont vraiment de bons « MacGyver » !

     

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  • Commentaires

    1
    Jean-Yves
    Lundi 10 Février à 18:37

    Bonjour à vous, heureux voyageurs,

    En "balade" il vaut mieux avoir quelques connaissances en mécanique et quelques pièces de base.

    Merci pour vos nouvelles qui nous donnent l'envie de retourner en Afrique de l'Ouest. Bon voyage et à plus pour de nouvelles aventures.

    Jean-Yves et Jeannine

     

    2
    Catherine et Philipe
    Mercredi 12 Février à 00:31
    Coucou de Bolivie Pour nous aussi pas mal de galères avec l’Iveco on est loin de la fiabilité que l’on avait avec les Toys!
    Bonne suite de voyage Africain!
    Les Dem’s
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