• Depuis Atar

    Mardi 11 février

    Hier après-midi nous avons fait les courses, nous sommes également allés au port (langoustes, gambas, soles) pour la suite du voyage.

    Aujourd’hui, nous reprenons la route : Nouakchott /Atar par le goudron.

    Donc, avant de partir, plein d’eau, plein de carburant et direction Nord/Est.

    En fait, la route n’est pas très intéressante et il y a beaucoup de vent. Nous prendrons notre temps

    A la pause du repas de midi, il fait chaud, Jacques s’offrira  une petite sieste puis séance coiffeur, barbe dans le désert …. Le luxe n’est ce pas ?

    Le soir, nous serons à quelques kilomètres d’Akjouit, là encore dans le désert où nous sommes bien, au milieu de nulle part.

     

    Mercredi 12 février

    Comme d’habitude maintenant, nous vérifions le boulon : c’est bon tout va bien. Nous pouvons poursuivre notre route. Encore aujourd’hui, ciel voilé par le vent de sable. Difficile de trouver un emplacement sans vent pour le repas de midi.

    A 15h15 nous serons à Atar à l’auberge Inimi conseillée par les copains.

    Donc, installation, thé offert, discussion avec Nemoud. Nous parlerons de notre itinéraire mais aussi de nos mésaventures mécaniques. Nous avons de la chance, il y a ici Mustapha qui est mécanicien pour les camions et les quads qui sont stationnés pour les raids à venir. C’est alors qu’il vérifie à son tour notre réparation et … oh surprise ! il n’y a plus notre boulon et …. il en manque un second qui s’est cassé et dont le morceau est resté dans le nez de pont. Aïeeee !!!!

    Mais bon, en Afrique rien n’est certain, mais tout est possible. Donc …. Nous faisons confiance à Mustapha.

    On verra demain …

     

    Jeudi 13 février

    Journée mécanique. Mustapha est sûr de lui et surtout a beaucoup d’outillage. Il devra effectuer plusieurs va et vient en ville pour aller chercher au fur et à mesure les pièces nécessaires.

    A 16h tout est remonté. Bravo Mustapha.

    Nous pouvons maintenant envisager la suite de notre voyage.

    Et … arrive à l’auberge un 4x4 français du 17 . Après discussion avec son propriétaire : Hervé, nous prévoyons demain d’aller ensemble jusqu’à Ben Amira.

     

    Vendredi 14 février

    Nous devons faire des courses, les pleins d’eau et de carburant.

    A 9h45, nous sortons d’Atar en direction de Choum. La route est bonne.

    A midi nous aurons passé Choum et serons au bord de la voie ferrée Nouadhibou/Zouerate. Arrêt repas sous des arbres.

    Puis, nous arriverons à une zone de sable, donc  séance dégonflage. Et … petit camion a bien franchi les passages critiques : bravo à Papy qui commence à s’approprier la conduite dans le sable.

    Vers 15h30 nous serons à Ben Amira. Nous avions les souvenirs (de2004) de sculptures. Nous faisons donc le tour du monolithe à la recherche des fameuses sculptures. Non seulement nous ne les trouvons pas, mais nous devons affronter un passage difficile : dunettes un peu compliquées, mais après réflexions et exploration du terrain, nous les passerons et retrouverons un terrain plus favorable.

    En définitive, nous serons obligés de demander  à une personne où nous pouvons voir ces œuvres d’art. En fait, ce n’est pas là, c’est à un autre monolithe : celui appelé Aïcha. Nous irons donc quelques kilomètres plus loin, voir Aïcha.

    Effectivement, nous y découvrirons les sculptures effectuées par 16 personnes de différents continents, en 1 mois (décembre 1999 /janvier 2000) et que nous photographierons « sous toutes les coutures » ! 

     

    C’est l’heure du bivouac : objectif essayer de trouver un emplacement sans trop de vent, pas facile en Mauritanie !

    Aussitôt posés, vérification de la mécanique : les boulons sont encore là. La réparation tient bien et pourtant, nous avons fait de la mauvaise piste. Parfait.

    Avec Hervé tout se passe bien, c’est de bon augure pour la suite du voyage. Il découvre, nous, nous redécouvrons et c’est plus rassurant pour tout le monde.

     

    Samedi 15 février

    Les sculptures sont bien belles, nous avons suivi la voie ferrée tout hier, mais nous n’avons pas vu le train le plus long du désert !

    Nous repartirons donc, pour avoir des renseignements, en direction du village qui se trouve en bordure de la voie ferrée : Tmeimichat. D’ailleurs nous y verrons le « train service » (ravitaillement, eau, carburant) qui est là depuis hier soir. Les responsables nous expliquent le fonctionnement de ce train et nous indique que le prochain train passera dans 45 minutes. Nous resterons donc à discuter avec les personnes alentours : femmes, hommes et enfants …, jusqu’au passage du train venant de Nouadhibou : très long bien sûr, wagons vides, mais quelques passagers et véhicules de voyageurs. Quelle poussière !

    Nous pouvons reprendre la piste qui nous ramènera à Atar après l’arrêt repas, oblige pour regonflage des pneus, au même endroit qu’hier à l’aller !

    Nous serons de retour à l’auberge Inimi vers 15h30.

    Nous envisageons donc maintenant la suite du voyage avec Hervé. Nous aimerions revoir Chinguety et Ouadane que nous avions vues en 2004. C’est très loin.

    Nous aimerions également faire le tour par Er Richat et El Beyyed. Nous demandons alors des conseils à Nemoud et son frère Sid’Ahmed. Nous savons aussi que la piste directe de Chinguety et Ouadane est très mauvaise (tôle ondulée)

    On prévoit donc une  boucle dont je trouverai les traces sur Wikiloc et utiliserai aussi celles  de Pierre.

     

    Dimanche 16février

    La navigation est prête. Plein d’eau, plein de carburant ok

    Nous ferons quelques dernières courses en ville avant de prendre la piste … et quelle piste !  Nous étions prévenus mais quand même : gosse grosse tôle ondulée. Nous n’avancerons pas vite.

    Au passage nous ferons quelques photos de loin (descente impossible) de Fort Sagane.

    Petite pause repas au bord de la piste avant de reprendre l’enfer de la tôle ondulée !

    14h30 Oufff nous arriverons à Chinguety. Nous serons assaillis par les quelques habitants qui se trouvent encore aux alentours de la vieille ville.

    Nous prendrons une jeune fille pour guide qui nous mènera à travers les ruelles,  à la mosquée, le point de vue pour faire les photos, et une bibliothèque que nous aurons le plaisir de visiter avec un homme très compétent et très agréable à écouter.

    Avant de repartir, nous referons le plein de carburant et dégonflerons les roues car nous allons attaquer des pistes de sable et des dunes.

    Départ facile, mais plus loin, nous nous éloignerons de la trace. Nous déciderons alors de la rejoindre en nous dirigeant au cap : pas facile. Il y a des dunettes à franchir dans le mauvais sens ! d’où plantage ! C’est l’Iveco qui sortira le Toy !

    Il est 17h45, sortis du plantage, il y a un arbre tout proche qui nous offre son ombre et sa silhouette. Nous nous y installerons pour la nuit. Belle nuit étoilée !

     

    Lundi 17 février

    Aujourd’hui encore le ciel est légèrement voilé.

    Nous étant un peu égarés la veille, nous revenons sur nos traces pour retrouver la bonne piste. C’est bon, nous filons plein Est à travers les dunes. C’est un régal.

    Nous nous arrêterons pour le repas de midi juste avant Ouadane (en vue) que nous avons l’intention de visiter.

    Nous y serons vers 13h30. Nous monterons vers la vieille ville, ferons le plein de carburant (surveiller le débit du volucompteur qui semble parfois tourner rapidement !!!), puis ce sera la visite guidée pour 5€ par personne.

    Ensuite nous reprendrons la piste vers le Guelb Er Richat. Là aussi nous suivons la trace de Pierre qui sillonne les dunes. Une fois de plus nous nous écarterons légèrement et nous arriverons au sommet d’une dune infranchissable. Ce sera alors un moment de grande frayeur ! Petit camion planté dans le sable mais en dévers ! heureusement qu’Hervé est là avec son Toy. Cette fois, c’est lui qui nous sortira de cette position très inconfortable ! Merci Hervé !

    Après avoir repris nos esprits, nous nous dirigerons vers le Guelb. Maintenant, avant de franchir un passage qui semble difficile, nous descendons et étudions le terrain.

    Nous suivons la trace de Pierre que j’ai rentrée dans l’ordinateur, mais sur le terrain, il y a d’autres traces de voitures. Ce qui entraînera des discussions animées dans le camion … Nous ne sommes pas d’accord sur la direction à prendre.

    Donc, comme il est 17h30, la décision est prise de se poser pour le bivouac.

    Nous verrons demain …

     

    Mardi 18 février

    La nuit portant conseil, et Hervé ayant regardé sur sa tablette, nous découvrons qu’il y a encore une nouvelle piste plus loin.

    D’un commun accord, nous irons par là aujourd’hui.

    Nous roulerons sur des plateaux caillouteux (regonflage des pneus)  mais nous devrons franchir une dune (dégonflage des pneus).

    Nous arriverons au centre du Guelb : effectivement beaucoup plus spectaculaire en photos que sur le terrain.

    Maintenant, il faut ressortir par le Nord direction El Beyyed.

    Là aussi ce sera une nouvelle histoire : beaucoup de cailloux !!! et des pistes avec des marches autant dans le sens de la montée que dans le sens de la descente ! Pauvre camion ! Nous en avons reperdu notre pot d’échappement !

    Heureusement qu’en descendant, la vue sur l’oasis d’El beyyed est très belle.

    Arrivés en bas, Jacques attachera ce qu’il reste de l’échappement pour ne pas en perdre plus ! Mais là aussi, nous sommes repérés de loin et assaillis par les vendeuses de souvenirs et les enfants en demande de cadeaux. Nous ne pouvons vraiment pas acheter quelques chose à tout le monde ni donner des cadeaux à tout le monde !

    Nous prendrons alors la direction d’Atar par l’oued. Quel plaisir de retrouver le sable et de circuler entre montagne et grandes dunes.

    17h arrêt bivouac au pied des dunes justement : c’est beau, nous sommes bien.

     

    Mercredi 19 février

    Comme d’ordinaire, vérification de l’huile, mais de l’eau aussi car nous avons une légère fuite au radiateur..Tout est ok, nous poursuivons notre itinéraire.

    Mais vers 9h, Jacques trouve la direction bizarre ! Arrêt : vérification : le verdict tombe, nous avons reperdu les 2 boulons. Il nous faudra faire les 200 km qui restent sans les 2 boulons, donc nous prendrons des précautions. Heureusement qu’il y aura un longue partie d’environ 40 km, toute droite au milieu d’un lac asséché (désert blanc) où nous pourrons rouler à 60 km/h !!! et oui ça avance !

    Le reste de la piste nous permettra d’être de retour à l’auberge à Atar en fin d’après-midi. Nous y retrouverons Mustapha à qui nous ferons part de nos malheurs mécaniques : pas de soucis, il s’en occupera demain.

    Nous aurons terminé notre circuit de 560 km en 4 jours.

    Une pause s’impose : mécanique, ménage, lessive, rangement …. Repos après des pistes fatigantes.

     

    Jeudi 20 février

    Journée mécanique en priorité : tout s’annonce bien, Mustapha est confiant, nous aussi. Il pense avoir compris pourquoi les boulons sont repartis et a trouvé une solution.

    Il est 16 les travaux mécaniques s'achèvent

    Nous étudions alors avec Hervé, ’un itinéraire pour la suite du voyage. Sans doute direction plutôt vers le sud cette fois.

    « Depuis NouakchottDepuis Nouakchott le retour »

  • Commentaires

    1
    karen
    Jeudi 20 Février à 19:04

    Bonjour Marie et Jacques! Je suis L'amie d'Hervé, c'est bien la première fois que j'aurais autant de détails de voyage, ahahah!! très bonne route à vous trois du coup! cool

     

    2
    Jacques87
    Jeudi 27 Février à 11:27

    Bonjour,

    Des amis viennent de descendre ATAR Tidjika avec un fourgon sprinter 4x4 et une 4L simpar 4x4 sans difficultés particulières par la route souvent recouverte des congères de sable et quelques passages déviés dans le sable mou en fonction du vent qui ces derniers jours est plus fort.

    3
    Jacques87
    Jeudi 26 Mars à 19:28

    Bonjour,

    Je constate que vous êtes bien installés magré le confinement qui vous est imposé.

    3 camping-car amis sont à la palmeraie de Tafraout sans confinement . Ils peuvent sortir en ville faire des courses etc...Les restaurants sont fermés mais ils préparent des plats à la demande.

    C'est bizare cette différence de traitement.

    Portez vous bien.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :